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Click : télécommandez votre vie >

Critique du Film : Click : télécommandez votre vie

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 5 octobre 2006 à 08:34

La vie est... prout!

Jeune cadre complètement absorbé par son travail d’architecte, Michael Newman délaisse sa vie de famille et sacrifie ses moments d’intimité sur l’autel de l’ambition. Un soir, agacé de ne point mettre la main sur la télécommande de la télévision, il décide d’acquérir une télécommande universelle. Il rencontre alors Morty, un étrange scientifique qui lui offre un modèle révolutionnaire. En effet, grâce à cet objet, Michael peut accélérer le temps, sauter les passages les plus ennuyeux de sa vie, et même revenir en arrière afin de visionner ses moments passés…
La prise de contrôle de son existence, la main mise sur le temps qui s’écoule inexorablement. L’un des principaux fantasmes de l’être humain. C’est cet élément philosophique que les deux compères Adam Sandler et Frank Coraci ont récupéré pour construire une histoire proche, de part son sujet social et moralisateur, des comédies d’après guerre et notamment celles de Frank Capra – on pense notamment à La Vie Est Belle.
La construction scénaristique est construite autour de l’une des principales préoccupation de la société wasp qui se voit perdre petit à petit l’une des valeurs les plus importante de sa culture : l’esprit de famille. Une valeur quasi religieuse dont le progressif effritement compose depuis longtemps bon nombre de scripts hollywoodiens (depuis la modernisation des années 50 et les films de Frank Capra et George Cukor, justement). Il était donc normal que Dieu se mêle donc de ça, non pas pour tirer les hommes d’affaires mais pour les mettre devant leurs responsabilités, et les forcer de manière souvent cynique (comme dans Bruce Tout Puissant, par exemple) à ouvrir les yeux devant des évidences qu’ils se refusent à voir.

Michael Newman, un homme qui a perdu le sens de valeurs humaines

Dans Click, l’homme débordé Michael Newman a oublié les vraies valeurs de l’existence, martyrise psychologiquement l’amie de sa femme, jalouse le succès de son voisin et se venge sur son fils, et lèche les bottes de son patron pour obtenir la promotion qui va lui permettre d’acheter à ses gosses un nouveau vélo. Il devrait donc nous paraître forcément antipathique. Et cela n’est nullement le cas. Il est plutôt pathétique et même parfois attendrissant, le spectateur se posant en témoin de l’évolution de la tumeur qui dévore sa cellule familiale. Le mérite en revient à Adam Sandler qui nous offre une performance plutôt convaincante et qui nous démontre que le personnage, à la manière de Jim Carrey, peut passer du statut d’agaçant à celui d’attachant, à la condition que le script soit à même de décourager son attirance vers l’exubérance.
Bien entendu, ancien du Saturday Night Live oblige, la présence de l’esprit potache et des blagues bien grasses est inévitable, mais ces séquences de chiens obsédés et de prouts faciaux sont suffisamment distillés dans une narration dans l’ensemble assez sobre pour que l’on en fasse pas cas, ou même que l’on en rie (hum, ce fut d’ailleurs mon cas…). Des scènes pipi-caca qui sont d’ailleurs plus destinées à désamorcer des climax trop tendus émotionnellement qu’à les illustrer à la manière des frères Farelli. Excès de pudeur ?
Esprit potache, es-tu là?

Donc, le héros, équipé de cette télécommande magique, est tout heureux de zapper les moments de sa vie qu’il juge comme les plus ennuyeux et ralentir ceux qu’ils trouvent agréables (le personnage, complètement immature, utilise uniquement cette fonction afin de mater les nichons des filles qui effectuent leur jogging, c’est dire le cas…). Et cela se passe bien pour cet énergumène jusqu’au moment où l’appareil prend ipso facto le contrôle de son existence, en accélérant tous les instants qu’elle estime comme pouvant être désagréable à son ‘’maître’’ (douches, baise, disputes, réunions familiales, et même les enterrements). Privés de tous ces moments, la vie de Michael s’écoule alors à une vitesse prodigieuse, l’amenant au seuil de la mort en avance rapide.
Ce twist scénaristique, difficilement amené par une vaseuse explication de Morty, fait plonger le récit dans le domaine du drame, de la douleur existentielle. On assiste alors à une leçon de morale au cours de laquelle Michael paye toutes ses faiblesses passées au cours d’un éveil de sa conscience. Il n’a pas vu grandir ses enfants, sa femme l’a quitté, son père est décédé sans qu’il en soit avisé…. Bref, la métaphore est aussi élégante et subtile qu’une blague de Bigard. Frank Coraci évite cependant de tomber dans le pathos lourdingue, le couperet passe par moment très prêt mais il parvient à s’en sortir grâce à une réalisation sobre et parfois même avisée (la séquence du décès de Michael est très bien amenée) mais aussi grâce à une étonnante prestation d’Adam Sandler. Il est dommage qu’un happy end, marrant mais vraiment convenu, ne vienne gâcher cette déferlante émotionnelle qui ne fut finalement pas désagréable du tout.
La jolie et plus que tolérante Donna

A coté d’Adam Sandler, on retrouve un casting de qualité. La magnifique Kate Beckinsale (de plus en plus belle, même à 50 ans) incarne Donna Newman, l’épouse délaissée. D’une tolérance quasi irréaliste, elle fait plonger encore plus le film dans l’atmosphère des films des années 50, avec son rôle de maîtresse de maison, sans activité professionnelle définie. Le rôle de Morty est tenu haut la main par un Christopher Walken déchaîné et extravagant qui s’amuse, c’est évident, à tenir la place d’un ange à l’humour plutôt tordu.
Dans les rôles secondaires, on peut s’amuser à regarder la prestation d’un David Hasselhof en chef d’entreprise mesquin, cupide et lubrique, ainsi qu’Henry Winkler – un acteur qui se fait plutôt rare – dans le rôle du père baba cool alors que Sean Astin incarne un maître nageur ventripotent.
Un dernier mot pour rendre hommage à la qualité des maquillages de Rick Baker qui sont époustouflants de réalisme et qui démontrent, si tant il est en encore besoin, que ce génial artiste compte toujours parmi les meilleurs.
Morty, l’ange farceur

67

En allant voir Click, n’étant pas un grand fan de l’humour lourdingue d’Adam Sandler, j’avoue que je m’attendais à assister à une sacrée daube. Et j’ai finalement passé un bon moment à mater cette histoire assez convenue, j’admet, mais bien mise en scène et bien interprétée. Le duo Adam Sandler / Fank Coraci, deux hommes qui se connaissent bien, fonctionne parfaitement et le film reste léger et non dénué de sentiments. On est loin du meilleur des Farelli mais Click est une comédie tout à fait convenable.

Critique de publiée le 5 octobre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation habile
  • Un Adam Sandler sobre et juste
  • Kate Beckinsale, un ravissement pour les yeux
  • Maquillages géniaux
  • Quelques bons gags

Que faut-il oublier ?

  • Histoire convenue et trop moraliste.
  • Happy End pas très logique
  • Des approximations scénaristiques un peu osées

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