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Critique du Jeu de cartes : Dragon
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Critique du Jeu de cartes : Dragon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 3 octobre 2006 à 0937

Elevage de dragons...

Dragon, un jeu conçu par Sylvie Barc, se présente sous la forme d’un jeu de carte inclus dans une boîte au format Kangourou (le même, donc, que le célébrissime Loups-garous de Thiercelieux). C’est dire, vu son encombrement minimal, qu’il est bien pratique si vous êtes un accroc des poses ludiques lors de vos voyages ou de vos transports en RER (quoique une fois le jeu mis en place, c’est une autre paire de manche car l’aire de jeu doit être assez vaste). Dans la boîte, on peut trouver aussi une série de jetons translucides - un peu cheap quand même - destinés à comptabiliser les points. Les cartes, quand à elle, sont de conception un peu mince, et semblent assez fragiles. Mais vu le prix de Dragon, il faut bien admettre qu’il serait déplacé de trop faire la fine bouche.
A l’intérieur, un jeu de 54 cartes, portant de jolies illustrations de dragons (oeuvres de Didier Guisérix, qui est également auteur de l’illustration sur la boîte) à différentes étapes de leur reptilienne vie, et numérotées de 1 à 7… Tatata, il écrit n’importe quoi ce Bastable, 54 n’est pas un multiple de 7 ! contesteront les plus attentifs. Ils auront raison, mais il y a une explication simple. Il y a bien 7 séries de cartes Dragon normales allant de 1 à 7 (ce qui fait 49 cartes avec des illustrations de dragons bien sages), mais il se trouve aussi qu’il y a en a une supplémentaire, composée de Dragons agacés, et composées uniquement d’une série allant de 2 à 6. Ben vi, le petit Dragonnet 1, planqué dans son œuf ne risque guère de cracher les flammes sous peine de finir en œuf dur, et le noble béhémoth 7 est bien trop sage, ou fatigué, pour piquer une fulminante colère.
A noter que les éleveurs de ce nid de dragons rouges, les dragonniers de la Haute Roche, ont également inscrit, dans le fond de la boîte les précautions à prendre pour éviter les déboires relatifs au dressage de ces belliqueux animaux (très amusant !).
Passée cette revue d’effectifs, concentrons nous sur la mécanique. Le but du jeu est de récolter le plus de point en achevant des lignes et des colonnes de cartes, chaque dragon agacé placé dans une ligne ou une colonne achevée rapportant un point de plus. Signalons aussi que le placement d’un dragon a un endroit clé qui achève à la fois une colonne et une ligne permet de ramasser les points sur les deux tableaux (en fait, 2 points s’il ne figure aucun dragons agacés).
Au début de la partie, chaque joueur (de 2 à 4) reçoit 7 cartes. Le reste des cartes compose la pioche et est posée sur la table, face cachée. Une carte est enfin tirée sur la pioche et placée, face visible, au milieu de la table.
Le joueur qui commence la partie se trouve à gauche du plus jeune joueur – un détail très important car, dans le dernier tour, les joueurs les plus tardivement activés ont un avantage. Le joueur actif a le choix entre compléter une ligne (qui va de 1 à 7) ou une colonne (composée de 7 cartes de la même valeur) en posant une carte par tour de jeu. Par exemple, si la première carte posée est un 3, le joueur peut poser un 2 à sa gauche, un 4 à sa droite, ou un 3 au dessus ou en dessous. Le jeu s’achève lorsque tous les joueurs ont joué toutes leurs cartes.


Le truc a l’air simpliste, voir puéril, au premier abord. Mais les experts en jeu de pose et de placement auront de suite pigé la richesse tactique de la chose qui fait appel à la réflexion et à un bon sens de l’anticipation. Les autres n’appréhenderons ce fait qu’après quelques parties. De plus, avec 7 cartes en main, un autre facteur joue les semeurs de trouble : le bluff ! Au final, les parties, avec ce faible nombre de cartes, sont rapides (un quart d’heure environ), bien rythmées (évitez toutefois de jouer avec un grand-parent amateur de Scrabble, il fera immédiatement retomber la tension…), et la simplicité de la mécanique entraîne que le système est rapidement assimilé, même par les plus jeunes (mon fils cadet de 10 ans a arrêté de compter les roustes qu’il m’a infligé)… Quand à ce petit détail qui est d’avantager les derniers joueurs du tour, et qui a longuement servi de justificatifs à mes défaites répétées, mes adversaires ont résolu le problème en suivant les conseils de Sylvie Barc : effectuer un nombre de manches égal au nombre de joueurs, en changeant à chaque fois le joueur débutant la partie. Résultat : je suis toujours aussi nul ! Je sens que je vais me mettre à détester ces sales bêtes, moi !

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que - comme de coutume avec les oeuvres de Sylvie Barc - Dragon est un jeu sympa, rythmé et réfléchi. Il s’adresse à tous les publics, possède un look plutôt joli, et de plus, il n’est pas cher ! J’aurais cependant aimé des cartes un peu plus épaisses pour limiter les dégâts dus à l’ardeur naturelle des jeunes joueurs et un format moins encombrant sur la table, notamment sur la hauteur (j’aurais personnellement opté pour des cartes carrées). Quoiqu’il en soit, même en chipotant comme je viens de le faire, j’assure haut et fort que dans sa catégorie des petits jeux, il est difficile de faire mieux.

Que faut-il en retenir ?

  • Joli design
  • Système simple et riche en possibilités tactiques
  • Parties rythmées et rapides
  • Prix modique

Que faut-il oublier ?

  • Quelques petites faiblesses de conception

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