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Critique du Film : Vaudou
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Critique du Film : Vaudou

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 12 septembre 2006 à 0828

Zombi College

Andy n’a pas de bol. Non seulement il s’est fait lourdé de sa faculté européenne, mais de plus, de retour au pays, inscrit en catastrophe dans une université de secours, il constate que sa copine lui fait la gueule. Elle fronce les sourcils, se trémousse sur place, entre dans une pièce pour ne rien y faire – à part tourner en rond -, puis ressort avec un sourire constipé. Oui, elle est vraiment en colère. Et elle refuse même de partager sa couche avec lui. Pfff ! Quelle bêcheuse, quand on sait que cela ne fait qu’un an qu’il est parti…
Andy est au final terriblement accablé. Il dodeline dramatiquement de la tête et marche lentement - pour ne pas stresser la caméraman sans doute. Sans logement, ce SDF des campus tente d’abord de s’incruster dans une fraternité d’abrutis – des copains de sa petite amie - qui passent leur temps à étouffer des étudiants avec des abats d’animaux, à boire de la bière et à rire très fort. En vain.

Les zinzins de Zigma Epsilon

Finalement, en compagnie d’un bouc tagué, il atterrit chez les zigma epsilon, des mecs zarbis, aussi peu studieux que les premiers, mais beaucoup plus marrants car adepte de langage rigolo, de magie noire et de vaudou. Assis dans le fauteuil d’Emmanuelle, Andy sourit bêtement. Il est content et veut rester avec ces comiques. Oui, mais pour être accepté définitivement, Andy doit passer une épreuve, un test de courage – ou de connerie, suivant le point de vue du spectateur. Après avoir dérobé dans la morgue de la fac une jolie figurante essayant de jouer un cadavre aux seins à l’air, tout en évitant un redoutable employé de ménage sourd armé d’une cireuse à parquet et un gardien de campus louche, le bizut est accepté dans cette fraternité dirigée par un playboy des campus de 30 balais ; Marsh.
Comme ces gus n’ont strictement rien à faire de leurs journées – vive la vie d’étudiant américain ! -, ils occupent leurs journées à tuer des poules et planter des aiguilles dans des Ken et des Barbie. Andy, naïf de service, entre dans la danse des glandeurs, perturbe les cours de dissection de sanglier des Ardennes, fini drogué dans un bar louche et se fait tripoter le torse par une zombie tatoueuse dans une cave poussiéreuse. Maudit qu’il est, le Andy. Et dire qu’une espèce de vieux pochtron l’avait prévenu la vieille sur le gazon du campus ! Voilà ce que c’est de ne pas écouter les ancêtres…
La zombie tatoueuse

Relégué au rang de future victime de cérémonie vaudou, Andy se rebiffe et part en guerre contre les membres de ce culte mambo qui a infiltré toutes les couches (et ils en tiennent un sacré paquet) de cette communauté BCBG. Pendant que la copine affronte une prof de science démoniaque dans un semblant de remake à Re-animator (avec le même sérum vert, mais sans le second degré) bourré de faux raccords et de plans absents, Andy lutte contre ses anciens potes. A pleines poignées de sel, armé de jouets en plastique et de punaises, il repousse les attaques d’un zombi gay avant d’affronter finalement le grand maïtre-zombi qui, pour la circonstance, s’est déguisé en cannibale de la jungle amazonienne.
En tout bien tout honneur, Andy parvient à empaler le prêtre. Enfin, c’est plutôt l’acteur qui se jette sur une barre tenue mollement en main par notre héros, qui est, il faut le dire, aussi charismatique que Maïté en survet’ Adidas. Ayant réussi à empêcher le méchant Marsh de devenir un immortel adepte du culte du serpent trucmuche, Andy et sa copine peuvent enfin filer le parfait amour.
Corey Feldman, ancienne star adolescente des Goonies et autres Gremlins, voit sa carrière en ce milieu des années 90, partir en pleine déconfiture. Il faut dire qu’avec l’age, l’acteur a perdu ce petit air espiègle pour faisait son charme pour le changer en un regard bovin et une attitude nonchalante rappelant un Doc Gynéco sous anesthésiant. Contraint aux rôles alimentaires, il traîne donc sa flemme dans ce film de seconde zone, en compagnie d’acteurs au talent plus que douteux (une mention spéciale à la copine, qui joue aussi bien la comédie que Lori chante la Traviata, ou chante tout court, d’ailleurs).
S’appuyant sur un scénario stupide – on se demande pourquoi le prêtre a besoin de zombis étudiants, des clodos faisant tout aussi bien l’affaire - le film voit de plus sa narration remplie d’incohérences , de raccords ratés, et d’effets éculés sensés être inquiétant ou effrayant. Ils sont au mieux pathétiques, au pire énervants. Et ne parlons pas de cette communauté de zombis occupés à éviter le sel dans le pays des amuse-gueules et des fast-foods. Bref, ce film est une véritable malédiction à exorciser de votre vidéothèque ou de votre programme télé.
Zombis défraichis

La conclusion de

Dur, dur, pour des vieux comme moi, d’assister à la déchéance de l’un des héros de Stand by Me. Surtout que cette bouse sera la dernière apparition de Corey Feldman en tête d’affiche. Depuis, il vivote dans les troisièmes rôles et les doublages de dessins animés. Remarquez, son sort est déjà meilleur que celui du réalisateur, disparu depuis de la circulation. Il a du être probablement sacrifié sur un autel vaudou pour son travail blasphématoire.

Que faut-il en retenir ?

  • Corey Feldman : souvenirs, souvenirs…
  • Un film de fac sans séquence de foot US, ni de pompom girls

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide
  • Narration remplie d’incohérences
  • Jeu d’acteur minable

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