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Critique du Film : La voix des morts
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Critique du Film : La voix des morts

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 25 août 2006 à 0758

tchiii tchiii crrrr rrronnn zzzz

Jonathan Rivers, un type vachement fréquentable et heureux comme un pape (jolie meuf, jolie bagnole, bon boulot et tout, et tout), voit soudainement sa vie basculer dans le cauchemar lorsque sa femme perd ‘’accidentellement’’ (enfin, il n’y a que la police qui pense que c’est un accident, le spectateur est moins con…) la vie. Il devient donc dépressif. Et cela tombe bien car c’est un spécialiste du regard sombre qui se colle au rôle : le trop rare Michael Keaton qui va, à partir de ce moment, nous faire une véritable démonstration de sinistrose aiguë.
Les mois passent, John pleure toujours. Heureusement, il y une ellipse (d’ailleurs y’a plein d’ellipses bien sages dans ce film pudique au possible)… Alors que le spectateur commence à se demander s’il n’est pas en train de mater un mélo de King Vidor, un soir de blues parmi tant d’autres, le dorénavant beaucoup moins fier Jonathan reçoit un étrange coup de fil. De sa femme ! Malgré une écoute attentionnée, il ne distingue rien de vraiment clair, à part un très chiant tchiiii tchiiii crrrrr. Et dites vous bien que ce problème de couverture réseau qualité ORTF va durer tout le film.

Bienvenue chez Fantôme TV

C’est normal. Car c’est à ce moment que le scénario introduit la technique bien fumeuse (comme leurs utilisateurs d’ailleurs) de l’EVP. Vous savez, cette technique de voyance qui permet aux initiés de communiquer avec les défunts par l’intermédiaire des bruits blancs présents sur les bandes audio et vidéo. Contacté par un spécialiste du domaine, le brave veuf éploré va alors gober sans réelles difficultés (à part un léger haussement de sourcil au premier rencard) les déclarations pseudo-scientifico-ésotériques de cet inconnu qui lui déclare que sa femme cherche à le joindre. Remarquez, plongé dans sa déprime, il en était déjà convaincu.
On assiste alors à de multiples scènes durant lesquels John et son nouvel ami - sans oublié la présence d’une belle blonde – matent, des heures durant, un écran plat brouillé tout en écoutant des tonnes de bandes audio sur leur PC familial maquillé en laboratoire high-tech pour la circonstance (avec l’heure de l’enregistrement numérisé arrivée, il va falloir que les morts pensent à trouver un autre système pour nous envoyer leurs messages). C’est passionnant, Il faut bien dire que le tout est réalisé avec un sens du climax digne d’un M. Night Shyamalan sous Prozac.
Puis, hésitant entre le film ‘’sérieux’’ et le pur fantastique à la Poltergeist, le réalisateur Geoffrey Sax - qui démontre par cela un manque totale de personnalité - accumule les clichés et les effets de style forcés, notamment avec l’intervention d’une force néfaste représenté par trois ombres furtives qui passent dans le champ dés que la musique s’amplifie ou qui collent leur pif à l’écran de télé lorsque la caméra le cadre en gros plan. - Il n’y a pas que des gentils de l’autre coté, John’’, déclare son ami très sérieusement afin de se faire tuer pour excès de voyeurisme spirituel.
Esprit, es-tu là ?

Décidé à en savoir plus – d’autant plus que sa femme essaye de lui tchii tchiier quelque chose -, John continue de s’immiscer dans les histoires privées des spectres. Il se rend alors compte que Anna, sa femme donc, essaye de le prévenir des morts prévues de personnes ayant eu recours à cette EVP (ça alors, pour un hasard c’est un hasard). En effet, les trois spectres pas sympas, aux obscures motivations, manipulent un mec utilisant le même système de voyance cathodique pour qu’il effectue à leur place la salle besogne (qui comprenait, on s’en doutait bien, l’assassinat de madame Rivers)
Le cinéaste, voyant le décor de plateau déplacé sur les lieux du crime originel, oriente alors son traitement dans le registre du spectaculaire bordélique : maniaque psychopathe sorti tout droit de Seven, spectres belliqueux virevoltant, ancien entrepôt abandonné ruisselant de pluie, prisonnière apeurée. Bref, le spectateur se voit infligé en vrac une tonne de clichés, le tout sans aucune montée en puissance et une absence totale de suspense. Y’a même un régiment de flics qui finit par débarquer sur les lieux…. A quand la Navy ?

La conclusion de

En transformant les phénomènes EVP en une manifestation presque aussi courante qu’un aware sorti de la bouche de Van Damme – les protagonistes de l’histoire croulent sous les messages de l’au-delà –, et en accumulant les effets horrifiques, Geoffrey Sax a complètement décrédibilisé un film qui se voulait à priori sérieux. Bâti sur une intrigue plus que banale et terriblement mélo, interprété par un Michael Keaton peu convaincant, le film ne bascule même pas dans le thriller terrifiant, à cause d’une trop grande pudeur dans le traitement. Bref, La Voix des Morts est une œuvre qui, pour basculer incessamment entre deux styles, finit par se casser la gueule.

Que faut-il en retenir ?

  • Idée originale interessante
  • Michael Keaton, trop rare
  • Quelques bonnes idées

Que faut-il oublier ?

  • Realisation sans personnalité
  • Trop peu crédible
  • Manque de prise de risque
  • Aucun suspens, ni peur d'ailleurs

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