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Critique du Film : Moontrap

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 24 août 2006 à 08:43

Nanar sidéral

Lors d’une mission de routine, l’équipage d’une navette spatiale repère une gigantesque épave d’astronef dérivant dans l’espace. Après l’avoir brièvement exploré, ils ramènent sur Terre un échantillon récupéré à bord : un étrange objet en forme de ballon de rugby, ainsi que le squelette d’un corps humain vieux de 14000 ans !
Bon, rien que dans ce pitch, vous avez reconnu cette astuce bien connue du cheval de Troie. Une technique de furtivité belliqueuse accommodée à la sauce SF horrifique devenue classique suite à un fameux 8ème passager (Alien, bien entendu). Là, dans Moontrap, c’est pareil, sauf que les mecs sont beaucoup plus cons, donc il n’est pas nécessaire de planquer l’intrus où que ce soit. Effectivement, sans prendre aucune précaution, les deux pilotes de la navette (surnommés Le Pénétrant et Einstein, c’est dire…) s’emparent de l’objet dans un vaisseau hyper glauque qui pue la mort, le ramène à bord de leur navette puis le file à leurs boss, qui encore plus stupides, le laissent sans surveillance sur une table chirurgicale.
Comme les protagonistes sont bien les seuls à ne pas remarquer que l’objet ressemble comme deux gouttes d’eau à un cocon, ils partent boire un café tout en se chamaillant sur le prochain programme spatial. Futé, le machin mécanique rangé dans le cocon en profite pour sortir et, de ses petites pattes habiles, se construit un corps avec tout ce qu’il peut trouver à l’intérieur de la pièce (c’est là que l’on se rend compte que ce labo n’a même pas d’alarme). Puis, après avoir tué une secrétaire fantasmée par le producteur (tailleur, talon aiguille, chignon, bas nylons, blouse…), il part foutre le bordel à la cave.
C’est dans le sous-sol que l’affrontement entre les gardes de la sécurité et la créature mécanique va avoir lieu. Comme elle ne bouge curieusement pas de son emplacement, en plein milieu du couloir (elle doit être coincée, j’ai pas bien vu), et quelle se contente de remuer vaguement des bras (style fantôme qui fait bouh !), elle prend des volées de plomb qui restent sans effet. Bien oui, c’est une sorte de Terminator, en plus grand, et avec un rayon qui lui sort des yeux. Evidemment, la cohue fait un foin du diable et c’est finalement Einstein, attiré par l’agitation environnante, qui va régler ce problème de nuisance en tirant une décharge de chevrotine dans la tête (en fait le ballon de rubgy) de la chose.
La NASA décide alors d’envoyer dans l’espace une équipe (dans une vieille fusée Saturn V, comprenne qui pourra) afin de vérifier que l’astronef étranger ne contient pas d’autre machines de ce genre. L’ellipse simulant le voyage est assez étrange puisqu’elle nous envoie non pas dans l’espace, mais sur la Lune. On se dit alors qu’ils ont du changer d’avis, et ils ont eu apparemment raison car ils vont découvrir une base au cours de leur exploration en surface (dans une voiturette mimi comme tout mais assez nase puisqu’ils trouvent moyen de l’enliser malgré la faible pesanteur).
Pendant qu’un droïde farceur leur pique leur LEM garé plus loin, les deux courageux astronautes pénètrent dans la base pour y découvrir un squelette humain et une brune à gros seins dormant dans un caisson. Après quelques amabilité (moi Tarzan, toi Jane !), les trois humains subissent une attaque sournoise par un robot araignée un peu figé par l’enjeu (c’est sûrement son premier rôle au cinéma, il est intimidé). Son hésitation lui sera fatale. Pas de pitié pour les bleus bites.
Une fois à l’extérieur, les astronautes et la brune aux gros seins s’aperçoivent qu’on leur a planqué leur LEM (peut-être un collectionneur d’antiquité !) et, de dépit, ils se mettent à traverser la Lune à pied. On s’interroge. Au court de cette balade, Le Pénétrant va être tué par un robot de passage qui le prend pour un Jokari. Triste confusion. Einstein, opportuniste, profite alors de la disparition de son rival pénétrant pour se taper la brune aux gros seins dans une tente igloo. Complices, les robots attendent patiemment le temps nécessaire pour que les coquins finissent leur partie de jambes en l’air, avant de déchirer la tente. Comme quoi, on peut être robot, on en est pas moins vicieux.
Faits prisonniers, les deux tourtereaux de l’espace sont amenés dans le vaisseau spatial des robots. Enchaînés mollement à un poteau, la brune commence à subir les premiers outrages par un cyborg à molettes stupide qui prend sûrement le poignet de la fille pour une zone érogène. Il le tripote en effet comme un barjo. Jaloux, Einstein parvient à se libérer et met une branlée à ce droïde aussi raide qu’un piquet.
Les deux représentants de l’humanité explorent alors le hangar (euh… le vaisseau, pardon) , découvre que le LEM a été utilisé comme pièce de rechange (c’est un LEM standard ?) et que l’astronef extraterrestre fait désormais route vers la Terre. Einstein bidouille alors le LEM, ce qui lui permet d’etre projeter, en compagnie de sa copine, vers l’extérieur. Dans l’espace. Et comme il a auparavant régler le système d’autodestruction du LEM, le vaisseau alien finit par se volatiliser de manière étonnante. En place et lieu d’une énorme explosion, on assiste en effet à… rien. Un effet spécial encore inédit…
Dérivant dans l’espace, Einstein et la brune aux gros seins sont recueillis par une navette de secours. On croit que c’est fini, mais dans une vieille casse de voitures, on s’aperçoit qu’une petite forme métallique s’attelle à construire quelque chose… On ne sait pas, par contre, comment elle a pu arriver là.

35

Moontrap est un superbe nanar plein de punch lines potaches , de situations complètement incohérentes et d’acteurs sympathiques dotés de dialogues stupides – où sans dialogue du tout comme la brune aux gros seins. Le film n’est donc pas désagréable à regarder et il est même souvent très amusant. Il est dommage cependant que le tout manque de scènes d’actions et que Bruce Campbell (dans le rôle du Pénétrant) se fasse tuer si vite et de manière si nulle.

Critique de publiée le 24 août 2006.

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