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Critique du Film : Barbarian Queen
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Critique du Film : Barbarian Queen

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 août 2006 à 1038

Le tyran ahuri et la reine des miches

Dans un jardin public brésilien, un drame se noue. Partie cueillir des fleurs au bord d’un ruisseau, la timide mais permanentée Taramis est capturée et violée des seins par un nain possédant un balai brosse en guise de barbe et un dégénéré vêtue d’une fausse peau de vache. Ces deux brutes obsédées, ces sauvages barbares qui dédaignent le préservatif, représentent en fait l’avant-garde d’une gigantesque armée de 7 hommes qui tombe par surprise sur le village en carton-pâte de Amathéa, une jeune reine sur le point de se marier avec un chippendale de pacotille, Agan.
Le combat qui s’en suit, à grands coups d’épée en carton, agrémenté de passes d’escrimes mollassonnes, d’effets gore poussifs et de roulades inutiles, est terrible et spectaculaire au possible, notamment lorsqu’une pulpeuse et rageuse Amathéa met le feu à sa luxueuse résidence en paille sèche. Finalement, noyés sous le nombre, les villageois qui ont échappé à la mort sont réduits en esclavage et envoyés dans les geôles ou les bordels du cruel roi Arrakur, à quelques pas de là.
Seules deux adeptes du bonnet D et de la cuisse généreuse, la blonde Amathea et la brune Estrild, échappent aux barbares. Armées d’un arc en balsa et d’une épée en latex, elles décident alors de s’en aller à la ville libérer leur peuple. En cours de route, entre deux sonneries de cor du compositeur Christopher Young et trois cavalcades filmées au ralenti, les deux belles libéreront de son joug l’écervelée Taramis – à travers un nouveau déploiement de nichons un peu mous et de coups d’épée qui le sont encore plus - et croiseront les témoins des atrocités commis par les troupes d’Arrakur (des coupeurs de canne brésiliens en transhumance). Sûrement histoire de nous attrister.

Amathéa (Lana Clarkson) est son beau bustier

Grâce à la complicité de la résistance et à la ruse d’une adolescente (ou d’un adolescent, je n’ai pas bien pu voir), les trois bimbos en simili-fourure pénètrent dans la ville en passant par la cave du producteur. Là, ils vont se rendre compte que seuls quelques uns de leurs concitoyens ont été gardés (sûrement encore un problème de frais de bouche, même les tyrans peuvent avoir des déboires de trésorerie...), notamment le bien huilé Agan et son petit copain à l’armure en osier, qui ont été placés dans les rangs des gladiateurs.
En compagnie de trois rebelles, les filles préparent alors la révolution. Alors que Tamaris entre comme putain au service du libidineux Arrakur et parvient à rencontrer Agan (ce qui nous donne l’occasion de mater quelques coquines séquences orgiaques avec l’habituel déballage de miches et de minous ‘’woodstockiens’’), Amathea et Estrild sont capturées au cours d’un crêpage de chignon sur un décors en placoplâtre par deux gardes supérieurs en nombre.
Et l’on arrive au clou du film, les séquences de tortures avec filles à poil ! Oui, bon là, c’est vrai, ça reste très sobre et les vilaines gardent même leur string. Néanmoins, après une beaucoup trop longue exposition des faits dialoguée, les deux barbares sont mises entre les mains d’un bourreau débile à lunettes surdimensionnées. Tué par un coup de fourchette en plein thorax, Estrild a succombé prématurément, c’est donc Amathéa qui passe à la casserole. Le supplice mis en place par ce fou furieux d’un mètre vingt est d’une totale subtilité démoniaque. Il s’agit d’un gant de métal chromé attaché au plafond par une ficelle et qui, de par sa propre inertie, titille la pointe des tétons d'une Lana Clarkson à la poitrine très généreuse.
Une terrible séquence de torture

La vision d’une telle horreur est, vous vous en doutez bien, quasi insoutenable. Et cela n’est rien en comparaison de ce qui va suivre. En effet, constatant la résistance hors norme de notre héroïne, le maniaque décide alors de l’entreprendre de manière inattendue puisqu’il ne lui ôte pas son string noir et qu’il utilise une manivelle pour économiser ses forces en faisant faire à la table de torture un travail de va et vient que tout homme galant aurait exécuté lui-même avec grâce.
Mais Amathéa a plus d’un tour dans son… euh, sac. Elle parvient de ses cuisses galbées mais puissantes à y coincer la virilité dressée de son bourreau et à le repousser dans un bain d’acide posé la par hasard, non sans l'avoir auparavant forcé à la libérer de ses entraves en paille tressée.
Libérée de sa prison, Amathéa mène alors la révolte et conduit ses amis au cœur d’une bagarre générale bordélique ou des gardes en survêtement Adidas maquillés affrontent mollement trois pseudo gladiateurs et l’équipe technique du film, métamorphosée en force rebelle pour la circonstance. Le point fort de la bataille arrive bien sur à l’occasion de l’affrontement entre Amathéa et Arrakur. Mais la fête promise tourne court lorsque Taramis, infiltré par derrière, plante un couteau à gâteau entre les deux omoplates du tyran…
Arrakur, le tyran à l’air idiot

Vous l’avez compris, Barbarian Queen, beaucoup plus connu pour son affiche réalisée par Boris Vallejo que pour son contenu filmique, reprend presque scène pour scène le script de Conan le Barbare, en l’accommodant à la sauce Amazone. Bien entendu, le cinéaste brésilien Hector Olivera, chichement financé par son producteur Roger Corman, dispose de bien peu de moyens, aussi il utilise de manière outrancière les décors récupérés à la casse, les fausses fourrures en solde et les épées des peplums des années 60 retrouvées probablement dans un placard de la MGM. Le résultat est à la fois comique et pathétique. Du coté des filles ‘’barbares’’, c’est l’énergique californienne Lana Clarkson qui tient le rôle titre. Il faut dire qu’elle est plutôt jolie - notamment si on la compare aux très moches figurantes du film - et qu’elle est habituée aux rôle de guerrière en jupe. On la voit notamment dans la suite de cet opus (sobrement intitulé Barbarian Queen II: The Empress Strikes Back), Deathstalker, Amazon Women on the Moon et Wizards of the Lost Kingdom II. A coté d’elle, la brune Estrild est interprétée par Katt Shea, une jeune femme qui est depuis passée à la réalisation.

La conclusion de

Complètement fauché, doté d’un scénario linéaire et d’une réalisation molle, Barbarian Queen est une daube confirmée sans pour autant atteindre le niveau de nanardise hilarant d’un Barbarians ou d’un Red Sonja. Et cela est bien dommage car, par conséquence, on s’y ennuie souvent. Restent quelques séquence ‘’coquines’’ très drôles comme celle de la ‘’torture’’ de Lana Clarkson qui, à elle seule, vaut le coup de patienter en sirotant une p’tite mousse.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques jolis seins
  • La séquence de torture, à mourir de rire

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup de seins moches
  • Un scénario ? Quel scénario ?
  • Fausses fourrures et épées en carton
  • Réalisation poussive

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