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Critique du Film : Rétroaction

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 août 2006 à 06:00

Belote, rebelote, et dix de der…

Jeune officier de police ayant connu un trauma, la jolie Karen (Kyle Travis) retourne dans sa région natale, le Texas, pour s’y ressourcer. Suite à un accident de voiture, elle est recueillie à bord du véhicule d’un couple dont le mari, Frank, semble particulièrement violent. Elle se soudainement retrouve mêlée à une sombre histoire de trafic de micro-chips, de cocufiage et de voyage dans le temps…
Louis Morneau, le réalisateur de ce Retroaction, est bien connu des amateurs de séries B. Formé à l’école de Roger Corman où il a travaillé comme scénariste et directeur de la photo, il est passé derrière la caméra au début des années 90, à l’occasion de l’inédit Crackdown. Depuis, il possède à son actif quelques perles du direct-to-dvd dans le domaine du thriller (Jugement Dernier, avec Brad Dourif, et Soldier Boyz), le film de SF monstrueux (le désopilant Carnosaur 2 et le vivifiant Bats) et Hitcher II.
Retroaction se rapproche d’ailleurs fortement, par son ambiance et son scénario, de Hitcher, ce chef d’œuvre de thriller réalisé en 1986 par Roger Harmon. Même si les rôles sont inversés – la victime supposée est cette fois-ci l’auto-stoppeur -, le métrage est imprégné de ce climax démentiel et pesant, écrasé sous le soleil texan. James Belushi, d’ailleurs, s’amuse dans le rôle de Frank à rappeler à notre mémoire l’interprétation hallucinée de Rutger Hauer en incarnant avec énergie et justesse une sorte de Elvis fou furieux que la jalousie va conduire au massacre.
Pour éviter de retomber dans la simple redite, le scénario a donc été étoffé, enveloppé dans une histoire de science-fiction peu plausible mais très amusante jouant sur les mystères de l’effet papillon et les théories fumeuses sur les voyages dans le temps. C’est à cette occasion que le film prend parfois le ton de la comédie avec des feedbacks qui entraînent des situations encore plus catastrophiques. En effet, pour éviter les paradoxes inévitables dus au transfert de la matière, Morneau et les scénaristes ont simplement décidé de mettre en scène une machine qui fait simplement remonter les informations à sa source et à travers le temps. Ainsi prévenu des évènements à venir, le sujet peut tenter de les prévenir. Il faut admettre que ce choix fonctionne bien, dans la mesure où il ne sert qu’à soutenir une intrigue orientée ‘’actioner’’ et reste superficiel dans sa justification.
Car Retroaction est avant tout un film de cascades, d’explosions et de gunfights. Et dans ce secteur, force est de reconnaître que l’ami Louis s’y connaît. Malgré un budget cheap qui oblige le réalisateur à limiter les plans et les destructions de décors (on y voit deux séquences différentes mettre à bas le même décors.. tout simplement masqué en cadrant sous deux angles différents), Morneau fait tout pour nous en mettre plein la vue. Pour cela, il utilise des techniques de montage classiques mais efficaces, enchaînant des rapides changements de cadres et des plans courts, avec de nombreux plans serrés sur les gueules de cinéma que sont James Belushi et M.Emmet Walsh. Simple et éprouvé…
Puisque j’en suis venu à citer les comédiens, je dois dire que la blonde et peu expérimentée Kyle Travis dans le rôle principal de femme forte s’en sort particulièrement bien. Il est dommage que l’on ne voie pas plus souvent sur les écrans une actrice aussi énergique, athlétique et surtout crédible dans les rôles demandant un durcissement de caractère.
Bien entendu, série B un peu fauchée oblige, tout est très loin d’être parfait. On se demande encore ce que fait ce laboratoire ultrasophistiqué dans cet endroit perdu et surtout pourquoi il devrait exploser sur la fin, on va trouvé sans effort quelques problèmes de raccords et quelques ‘’tricheries’’ narratives bien pratiques (le pneu qui éclate par exemple), et on s’étonne parfois à la vue de personnages secondaires bizarrement construits ou inachevés (comme l’amant mexicain). Une série de défauts inévitables dans ce genre de métrage visant le spectaculaire avant tout autre chose.

60

Pour conclure, je dirais que Retroaction est un thriller, mâtiné de SF, qui peut voir faire passer un bon moment devant votre télévision, à la condition que vous acceptiez de jouer le jeu. La réalisation est honnête, James Belushi en méchant est déchaîné, l’action et le second degré sont omniprésents. C’est tout ce que l’on demande à ce type de séries B.

Critique de publiée le 15 août 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation honnête
  • De l’action à gogo
  • Interprétation de qualité
  • Scénario astucieux

Que faut-il oublier ?

  • Quelques incohérences et interrogations
  • Histoire faussement originale
  • Des ‘’tricheries’’ narratives un peu trop voyantes

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