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Critique du Film : Final Executor, la chasse aux morts-vivants
Final Executor, la chasse aux morts-vivants >

Critique du Film : Final Executor, la chasse aux morts-vivants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 4 août 2006 à 0528

Tendance brushing et simili-cuir

La guerre nucléaire a eu lieue. Dévastatrice. Elle n’a laissé sur son passage que des étendues de terrains vagues italiens et des empilements de canalisation en béton emplies de bouts de verre. Une vision de cauchemar. Cependant, l’apocalypse a mal rempli son office. Quelques survivants en ont réchappé. La plupart sont une poignée de figurants romains sans consignes qui errent devant la caméra. Normal, me direz-vous, ils sont contaminés, condamnés à la leucémie ou un cancer fulgurant. Alors, forcément, ça les perturbe. De plus, certains de leurs congénères, plus chanceux, ont bénéficié de la clémence du destin et, en place et lieu de leur viscère ou de leur sang, c’est leur cerveau ramolli qui a été atteint.
Le gang de Erasmus et de Edra, qui fait partie de la seconde catégorie, a été particulièrement touché par cette affection dont les symptômes les plus voyants sont un attachement tout particulier à la garde robe des Bee-gees et à la coiffure des ABBA. Regroupée dans une propriété de Campanie louée à l’occasion et truffée de caméra en plastique, les membres de cette communauté passent la plupart de leur temps à se frotter les uns les autres, mater des films de cul à la manière de Orange Mécanique (casque à l’appui) et organiser des chasses humaines en ville. Ah oui ! Années 80 oblige, ils ont également des motos, ça fait forcément plus viril – et ils en ont vraiment besoin, je vous le dis.
Tout ce cirque fout les boules à Allan, un mec attifé comme une imitation de Kurt Russell, et son pote black nommé Sam, un ancien flic, à ce qu’il parait. Comme Sam trouve Allan un peu mou, il s’acharne à le faire ramper dans les canalisation et béton et le faire sauter au-dessus de feux de camp établis dans les terrains vagues ci-dessus nommés. A ce rythme infernal, Allan devient rapidement le Final Executor – le guerrier ultime en spaghetti – et, sûr de lui, décide d’aller rendre la justice en cassant la gueule au gang des chasseurs.
Parvenu dans ce décor champêtre qui sert de repère aux méchants, Allan commence à les dégommer sans trop de difficulté, avec quelques effets gores barbouillés de sauce tomate. D’autant plus facilement que, décidemment très cons, les mecs et les gonzesses de ce gang passent leur temps à se balader isolés – hormis lorsqu’ils forniquent (évidemment, là, d’un coup, ils matent tous la scène à la caméra). Utilisant à merveille les caractéristiques du plateau de tournage, Allan exécute alors minutieusement son plan d’annihilation, y faisant même entrer deux dobermans un peu fatigués. Puis, décidemment doté d’une conscience professionnelle aiguisée, Allan s’équipe d’un lance-flamme pour nettoyer toute cette fange humaine, avant de changer soudainement d’avis pour se saisir d’un sabre et attaquer les derniers survivants, Erasmus et Edra.
Le combat épique entre Erasmus et Allan, digne d’un peplum des années 60, est ma foi assez plaisant et surtout doté d’une conclusion hilarante lorsque Allan, jeté au sol par un Erasmus plus doué en escrime que lui, sort tranquillement un flingue de sa poche et abat son adversaire d’une balle en plein larynx. Effet comique assuré. Reste finalement Edra, une très jolie brune italienne essayant en vain de se donner un air méchant, armée d’un fusil à lunette, et vraiment décidée à venger son Erasmus chéri. On la croit en mesure de le faire lorsqu’elle surprend de dos un Allan impuissant dans le potager. Laissant tomber ses carottes, Allan lève les bras, croyant sa dernière minute venue, lorsque soudain, sorti des fougères ou il devait se cacher depuis des lustres, attendant un signe du réalisateur, Sam exécute froidement Edra du feu de son revolver avant d’arborer fièrement son badge de flic qu’il a épinglé sur sa veste. - Nous allons pouvoir reconstruire un nouveau monde, déclare le – mauvais – doublage français de Sam. Et là, d’un coup, pour la première fois depuis le début de ce film ; j’ai vraiment eu peur…

La conclusion de

Final Executor est un film dans lequel les morts-vivants n’en sont pas vraiment, un film au scénario mélangeant de manière disgracieuse des éléments de New-York 1997, New-York ne répond plus et les Chasses du Comte Zaroff. Doté de dialogues chiants et d’une réalisation trop terne, il n’y a pas grand-chose à tirer de ce nanar à part quelques scènes involontairement hilarantes de part leurs incohérences, la présence étonnante d’un Woody Strode qui devait passer à ce moment quelques jours à Cinécittà, quelques jolis minois et paires de tétés transalpins, et des fringues en simili-cuir à se plier de rire (avec une mention spéciale pour les colliers à pointes digne de Village People). Un vrai, un pur nanar…

Que faut-il en retenir ?

  • Un pur nanar
  • Involontairement drôle
  • La chorégraphie des combats, étonnamment bien réalisée

Que faut-il oublier ?

  • Scénario basique
  • Réalisation sans rythme
  • Bourré d’incohérences narratives

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