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Critique du Téléfilm : Barbarian
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Critique du Téléfilm : Barbarian

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 3 août 2006 à 0501

Corman dans les Kane

Kane est un gros et grand barbare. Magnifiquement épilé, très fier de lui et prodigieusement ballot, il a un tel succès envers les lascives gonzesses en pagne qu’il en leur ferait presque oublier Conan, Krull et même George Clooney (bon, ok, peut-être pas George Clooney..). Autant dire que pour ce bellâtre musculeux, envisager une carrière de chippendale serait une excellente et lucrative initiative. Mais malheureusement pour lui, Kane n’est pas là que pour la bagatelle. Comme il est pote avec un chef rebelle (personne n’est parfait), ce dernier lui confie la lourde tache d’aller récupérer une amulette et une princesse blonde planquée dans un château occupé par des pétasses de l’Est et un sorcier au sourire carnassier – à coté de ce sinistre individu, le ‘’célébrissime’’ Profion (Donjons & Dragons) passerait pour un comique (qui a osé penser que c’est déjà le cas ?).
Bref, l’affaire est mal engagée, d’autant plus que les collègues de Kane ne donnent guère l’impression d’être à la hauteur. Encadré par un barbare guère plus futé que lui, - et de plus jaloux de son succès auprès des femmes -, et une créature humanoïde, laide, étrange et rachitique (sorte d’improbable croisement entre un Ewok, un caniche nain et une descende de lit), les débuts des aventures de Kane sont assez catastrophiques, notamment lors d’une rencontre avec un Chevalier Noir échappé de l’univers de Warhammer (ou de l’asile le plus proche). L’héroïque barbare ne doit la vie sauve qu’aux capacités phytothérapiques de son ami au poil soyeux, qui finalement semble servir à quelque chose – hormis le fait de nous faire plier de rire à chaque apparition.
Après un long et harassant voyage, nos amis arrivent devant la forteresse du sorcier. Les trois énergumènes se posent alors une importante question : comment faire pour y entrer sans se faire remarquer ? Grattage de cuir chevelu et de poil de caniche. Soudain : Eureka(ne) ! Nous allons nous inscrire au concours de gladiateurs ! déclare Kane. Ben vi, comme par hasard y’a un concours de gladiateurs et Kane et son pote seront sans nul doute les meilleurs. De plus, ils apprennent qu’il y a une épée magique qui rend immortel à gagner. Un lot de choix n’est-ce pas ? On est bien loin des cadeaux pourris de Questions pour un champion.
Et c’est là que le réalisateur-scénariste Henry Crum (par Crom !) témoigne de son immense science du cinématographe en ‘’surprenant’’ ou réveillant le spectateur s’étant rendu coupable d’assoupissement devant la répétition de très chiants combats d’arène. Car le barbare Kristo, fou d’amour pour la princesse, trahit Kane pour la sauver et tombe sous le pouvoir de Munkar. C’est un terrible drame qui se déroule alors dans les studios en polystyrène de Budapest. Kane doit d’abord vaincre son compagnon Kristo ! Ce qu’il fait à contrecoeur avant de s’emparer de l’amulette cachée par la princesse dans une statue à 10 mètres de haut – on peut légitimement se demander comment elle a bien pu la déposer là, la coquine ! – et de faire finalement face au redoutable Munkar et son sourire agaçant.
Mais Munkar est vachement puissant, il parvient à s’emparer de l’amulette et se transformer ensuite en gorille vérolé surhumain au sourire toujours aussi carnassier. Heureusement que Kane est protégé par une sorcière et son chaudron. Grâce à cette aide inespérée, Kane réussit à surmonter sa faiblesse et mettre définitivement hors d’état de nuire le perfide sorcier.
Barbarian, par son script puéril et sa réalisation télévisuelle, lorgne du coté d’Hercule et de Xena. Des œuvres résolument destinées aux plus jeunes et aux plus potaches d’entre nous. Pourtant, à la vision du film, on est en droit de se demander si le réalisateur Henry Crum (par Crom !) a vraiment voulu en arriver là. En effet de nombreuses scènes de nudité et des séquences de partouzes viennent égayer la narration. Rien de bien méchant, mais suffisamment osé pour que le film soit définitivement écarté du rayon jeunesse des vidéoclubs. Alors, à qui s’adresse ce Barbarian, on en sait trop rien.
Du coté de la réalisation technique, c’est carrément médiocre. Si le cadrage à la DV et la photographie sont corrects, on ne peut en dire autant du montage – d’une mollesse soporifique – et surtout des maquillages spéciaux qui sont franchement nases. Le trophée du mauvais goût allant à cette petite créature ridicule – surnommée Wooby – maquillée n’importe comment à base de plaques de poils aléatoirement disposées. Restent les combats, assez satisfaisants mais trop répétitifs, opérés par des acteurs – un casting essentiellement russe (les filles sont superbes) hormis le bodybuildé Michael O’Hearn et le souriant Martin Kove, une petite star de la télévision - et des cascadeurs plutôt convaincants.

La conclusion de

Cette production Corman se veut inspiré de Conan, voir de Krull. Mais par manque de talent et de moyens, Kane fait plutôt penser à un épisode d’Hercule pour adultes attardés. Le montage st si classique et posé que les combats, pourtant correctement chorégraphiés, en deviennent ennuyants et répétitifs. Ne parlons de ce script débile et linéaire qui fait penser à un scénario de jeu de rôle écrit par un enfant de 10 ans. Vraiment mauvais.

Que faut-il en retenir ?

  • Combats correctement chorégraphiés
  • Ah ! Les filles de l’est…

Que faut-il oublier ?

  • Scénario débile
  • Réalisation morne
  • Maquillages nuls

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