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Critique du Film : Venom
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Critique du Film : Venom

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 1 août 2006 à 0530

Jason et le pompiste

Décédé suite à des morsures de serpents Mambo ensorcelés, le pompiste Ray revient d’entre les morts pour se venger...
Avec un plutôt intéressant Souviens-toi... l'été dernier, Jim Gillespie s’était construit dans les années 90 une solide réputation dans le slasher movie, en partie, il est vari, grâce à l’appui de son ami Kevin Williamson( Scream), scénariste sur le coup. On se disait alors que le cinéaste allait devenir un des éléments sûrs du studio Dimension Films. Cependant, contrairement à bon nombre de ses confrères, Gillespie sera ensuite mis à l’écart des studios, et ce n’est pas le médiocre Compte à rebours mortel – avec le peu convaincant retour de Stallone – qui va le réconcilier avec Hollywood.
C’est à nouveau Kevin Williamson, dix ans après leur collaboration, qui va tenter de lui remettre le pied à l’étrier avec ce thriller vaudou. Du coté de son script, on ne peut pas réellement dire que Venom fasse dans l’originalité. Ray, un pompiste taciturne, est victime d’un accident de la circulation avec le véhicule d’une sorcière mambo. Au cours d’un malheureux concours de circonstances qui voit les deux personnes perdrent la vie, Ray est mordu par des serpents servant de prison spirituelle à des esprits malveillants. Devenu zombi, c’est un Ray monstrueux qui sème alors la terreur et la mort dans la région. Pourquoi ? Ben, parce c’est comme ça, voilà ! Non mais des fois…
Bien évidemment, les principales victimes de Ray sont des post-ados bcbg mignons tout plein, habillés en Versace et coiffés chez Dessanges. On évolue donc bien dans le monde des slashers propres sur eux, marque de fabrique de Dimension Films, si chers à ce bougre de Kevin Williamson. On doit pouvoir donc s’attendre à s’ennuyer ferme devant quelques meurtres pas trop gores et de gros gags balourds ponctués de punch line pour ados. Hé bien, en fait, pas tout à fait ! Car Jim Gillespie a pris quelques libertés créatrices qui orientent quelque peu le film vers le B-movie des années 80.
Tout d’abord, le choix de la créature. Designé par le aujourd’hui très à la mode Patrick Tatopoulos, le Ray-zombi fait instantanément penser à Jason Vorhees. Même invulnérabilité, même impassibilité, même corpulence et même goût pour l’utilisation d’ustensiles divers comme arme blanche. Le comparatif est évident et volontaire et on se prend parfois à croire visualiser un nouvel opus de Vendredi 13, avec hélas les mêmes défauts, l’absence totale de logique scénaristique et sa thématique basique et puérile : Ray a été mordu par des serpents possédés par le Mal, alors Ray-Zombi, désormais animé par ce même Mal, tue tout ce qu’il voit. Mmouais…
Ensuite, Jim Gillespie, probablement conscient du net essoufflement du style Slasher movie pour teenagers a doté son film d’inattendues scènes chocs, voire gores, qui permettent à Venom de bénéficier d’un climax plus lourd que les autres scream-like. Une initiative bienvenue qui, à travers quelques meurtres débiles mais originaux et bien sanglants, va permettre aux films de distraire les véritables amateurs de films d’horreur que nous sommes.
Du coté de la réalisation, Dimension Films a donné à Jim Gillespie les moyens de bien faire. Et bien qu’inédit en salle en France, Venom lorgne bien plus du coté de la série B friquée que du direct-to-DVD. Doté d’une excellente photographie – quoique peu originale – et d’un montage sophistiqué témoignant l’abondance de plans disponibles, Venom démontre sans effort qu’un soin tout particulier a été apporté à sa réalisation et à sa mise en scène dans ce bayou glauque à souhait. A défaut d’être effrayant, Venom a au moins le mérite de ne pas être ridicule ou laid.
Les jeunes comédiens, quand à eux, font convenablement et avec dignité ce qu’on leur demande : ils crient, ils courent et ils meurent. Et pas forcément dans cet ordre bien entendu. Le choix du personnage central, comme souvent en ce moment, se porte sur une femme. Plus précisément l’actrice de couleur Meagan Good – nom amplement mérité ! – une jeune femme qui incarne Cece, la petite fille de la sorcière, qui possède quelques connaissances en matière de vaudou, et qui, apparemment, est titulaire d’un permis de conduire poids lourds. Un diplôme très utile dans l’écrabouillage de zombis…

La conclusion de

Venom est un slasher movie. A partir de cette constatation, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de transcendant ni de surcroît original. Effectivement, le film de Jim Gillespie n’est rien de tout cela. Pourtant, cette sorte de nouvel opus non déclaré des aventures de Jason Vorhees est plus distrayant que la majorité des scream-like qui fleurissent depuis la fin des années 90 dans les salles américaines. L’introduction de ce concept b-movie des années 80 y est pour beaucoup, de même que la présence bienvenue d’effets gores réussis. A mâter…

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne réalisation technique
  • Bons effets gores
  • La visite de Jason Vorheees

Que faut-il oublier ?

  • Scénario alibi
  • Aucune originalité
  • Manque de personnalité
  • Pas effrayant du tout

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