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Critique du Film : Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
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Critique du Film : Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 juillet 2006 à 0652

Quand le comte est loin d’être bon…

Trois jeunes orphelins sont trimballés de famille en famille, amenant avec eux des tas d’ennuis, notamment un certain comte Olaf, un acteur raté et cruel qui n’a qu’une ambition ; voler leur héritage…
Les Orphelins Baudelaire, c’est avant toute chose une superbe et merveilleuse saga littéraire pour la jeunesse. Très finement écrits, dotés d’une très grande dose de poésie et de mystère, les romans de Lemony Snicket marchent sur les traces de Dickens, avec de plus une omniprésence de cet aspect dark gothique, inattendu dans ce genre de livres pour enfants. Best-seller mondial assez conséquent – il existe une dizaine de tomes en langue française -, il était donc inévitable que cette catastrophique épopée soit adaptée en film.
Le défi était cependant nettement plus difficile que pour l’adaptation de l’assez commun Harry Potter, car l’univers de Lemony Snicket est beaucoup plus obscur et nihiliste que la moyenne, avec une forte imagerie gothique. Il fallait donc être vigilant afin de respecter l’atmosphère noire de l’œuvre sans pour cela tomber dans le film pour adultes, ce que n’est certainement pas l’objectif des Orphelins Baudelaire.
L’entreprise fut pratiquement réussie. Les scénaristes ont choisi de mettre sous forme de script les trois premiers opus de l’œuvre et de les réunir en un seul film. Les fréquentes parenthèses dont fait preuve l’auteur au cours de ses récits ont pris la forme d’une voix off paternaliste qui renforce la notion de conte et dédramatise la situation – de même que cette petite introduction amusante avec un petit elfe. Il était en effet essentiel de rester dans le domaine de la narration poétique sous peine de trop plonger en un remake des mésaventures de Gavroche ou Huckleberry Finn. Il est normal donc que la narration semble comme divisée en trois parties. Trois tomes, trois rencontres, trois histoires différentes qui se recoupent à la fin, lors de l’inévitable et héroïque affrontement avec le Mal personnifié par le comte Olaf. Pour rester fidèle à l’œuvre, les scénaristiques ont donc quelque peu sacrifié la fluidité du script. Sans grands dommages, cependant…
Barry Sonnenfeld, producteur sur ce projet, a choisi comme réalisateur le jeune Brad Silberling (Casper). Une bonne idée pour que le film, appuyé par la photographie du mexicain Emmanuel Lubezki (Sleepy Hollow) respire cette atmosphère dark gothique emprunté à ce néo-réalisme qui hante la culture de tous les jeunes cinéastes fans de fantastique. Au final, on peut affirmer que l’idée fut bonne car le mélange baroque-gothique fonctionne parfaitement bien à l’écran avec une somptueuse et magique photographie qui lorgne du coté de Tim Burton, et même vers le Münchausen de Terry Gilliam. Le résultat est excellent, et les décors souvent prodigieux, comme la maison de tante Joséphine, bâtie sur des pilotis branlants, au dessus du lac Chaudelarmes.
L’un des aspects primordiaux de ce film est le choix de l’interprétation. Si le trio d’orphelins est très attachant et leur performance dramatique plus que convenable, le regard des spectateurs se porte tout de même bien plus volontiers sur les rôles adultes. Parmi les plus en vue, Meryl Streep, dans le rôle de la tante Joséphine, joue parfaitement le jeu en veuve apeurée mais clairvoyante, de même que l’excentrique oncle Monty, incarné par un attendrissant Billy Connolly. Cependant, la star des Orphelins Baudelaire est le surdoué mais parfois un peu trop envahissant Jim Carrey. J’ai un avis plutôt mitigé sur la performance exubérante de cet acteur qui nous ressert en quelque sorte son numéro du Grinch. Cela fonctionne parfois très bien, mais cela déborde souvent en quelque chose d’assez agaçant lorsqu’il tire trop la couverture à lui. L’on aime ou l’on n’aime pas, c’est certain, mais je pense que, parfois, il dessert l’intrigue plus qu’il ne la met en valeur. Et c’est le cas dans ce film, réalisé par un cinéaste qui n’a probablement pas très bien réussi à canaliser l’énergie de cet acteur hors normes.

La conclusion de

Au final, les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire est une excellente surprise. Loin d’être parfait, ce film est un intelligent et graphiquement superbe conte pour enfants qui ne sombre pas dans la mièvrerie et la naïveté. Et cela, c’est déjà bien, vous en conviendrez. Il aurait été certainement plus grandiloquent dans les pattes géniales d’un Tim Burton, par exemple, mais le résultat est cependant suffisamment prenant et original pour que l’on s’y attache… Pour peu que l’on puisse supporter sans efforts les excentricités de Jim Carrey.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario original
  • Des personnages attachants
  • Une atmosphère gothique très réussie
  • Des décors magnifiques
  • Un Jim Carey déchaîné

Que faut-il oublier ?

  • Une narration par échelon peu propice à un film
  • Une réalisation sans prise de risques
  • Un Jim Carey déchaîné

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