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Critique du Téléfilm : Les Fanglys
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Critique du Téléfilm : Les Fanglys

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 28 juin 2006 à 0732

Le mystère Fanglys

Faisant fi de la légende racontant la présence dans la région d’une diabolique sorcière, cinq jeunes gens décident de passer la soirée d’Halloween dans la nature, auprès d’un agréable feu de camp. Bien évidemment, les imprudents vont amèrement regretter leur choix, surtout que ladite sorcière n’est pas seule dans les bois…
Franglys est surtout connu pour être le film le moins coûteux qui peut se vanter d’avoir bénéficié d’une distribution internationale. Un exploit, surtout lorsque l’on apprend que le budget atteint laborieusement les 2800$, montage compris ! C’est à dire encore moins que le Projet Blairwitch. Par quel miracle le ‘’cinéaste’’ Christopher Abram a-t-il pu, non seulement réussi à boucler son film, mais surtout parvenir à convaincre un quelconque distributeur de prendre en charge son matériel ? Car, il faut bien le dire, Franglys est un série Z tout ce qu’il y a de plus banal. Sauf peut-être certains aspects que nous allons essayer de découvrir.
Le script, écrit par le réalisateur, narre les aventures d’un groupe de jeunes gens affrontant, durant la nuit d’Halloween, une sorcière cannibale entourée de son engeance dégénérée ou démentielle. Un pitch plutôt ambitieux qui se résume, une fois porté à l’écran, à quelques mystérieuses attaques sur des couples d’amoureux s’ébattant dans des bagnoles, et qui finit par une course poursuite dans un bois de 10m² entre les cinq jeunes gens et le fils de la sorcière, un malade mental dégénéré débarqué de la Colline a des Yeux. Rien de plus. Si l’on excepte l’introduction de Camille, une brune torride mais peu fréquentable, et le violent final dans la maison de la sorcière.
La première chose qui saute aux yeux du spectateur attentif est la catastrophique construction des personnages principaux, avec notamment ce groupe de jeunes adultes installés confortablement dans leur vie professionnelle et privée et qui agissent comme des ados attardés. On assiste ainsi à de curieuses séquences dans lesquels cinq personnes ‘’responsables’’, entre deux blagues potaches, s’amusent à se faire peur au coin d’un feu et se tripotent légèrement dans un cimetière abandonné. On a vraiment du mal à y croire. Et ce n’est pas les lignes de dialogue, d’une banalité et d’une crétinerie hallucinante, qui rattrapent cette mauvaise impression. Un spectacle décalé qui peut avoir deux conséquences, en fonction de votre état d’esprit : le déclenchement d’un nerveux fou rire ou une pression rapide sur la touche off de votre lecteur de salon.
La réalisation, hélas, est du même acabit. Sans aucune imagination ni sens de la caméra, avec une mise au point plus qu’approximative, Christopher Abram cadre ses comédiens à la manière d’un film amateur pompeux. On est très loin du fauché mais oh combien jouissif Evil Dead. Très pauvre en effets gore, le métrage n’ose même pas s’engager sur le sympathique sentier de la grivoiserie. Une gonzesse aux gros nichons qui sort d’une corvette cabriolet ouvre le film, mais elle n’aura pas l’occasion de nous laisser admirer ce que cache son corsage tendu à craquer. On ne la verra en fait plus. Même les séquences de flirt dans les bagnoles sont d’une sagesse incroyable pour ce genre de film, avec en prime un striptease d’une longueur insoutenable qui s’achève par une fille en bikini noir. Frustration.
La seule bonne surprise de cette série Z vient bizarrement de la qualité du niveau d’interprétation. En effet, le jeu des principaux comédiens, évoluant pourtant sûrement à la limite de l’amateurisme, est plutôt bon. Malgré l’obligation de débiter des répliques nases, ils arrivent à s’en sortir et même Jerry, le lâche de service qui a le rôle le plus débile – pire que le Sammy de la série Scoobidoo - ne parvient pas à nous irriter. Un sacré exploit. Le meilleur rôle reste celui du fils Fangly, qui s’en sort plutôt bien dans le registre maboul obsédé, - mais qui n’est vraiment pas doué pour l’arrachage de petites culottes. On ne peut, hélas, en dire autant des performances de la sorcière, maquillée à la farine et pas impressionnante pour deux sous avec ses yeux en phare de voiture.
Un peu plus haut, je vous disais que j’allais essayer d’analyser les raisons qui ont poussé certains distributeurs à introduire Les Fanglys au sein de leur catalogue. J’ai échoué. J’en suis désolé. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ce DVD a pu arriver entre mes mains… Sûrement de la sorcellerie. Oui, sûrement de la sorcellerie.

La conclusion de

Les Fanglys n’est pas effrayant. Les Fanglys n’est pas drôle. Les Fanglys n’est pas dégueulasse. Ni même coquin. Les Fanglys, c’est un mystère…

Que faut-il en retenir ?

  • ?

Que faut-il oublier ?

  • Une heure et demie de perdue

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