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Les sorcières des Caraïbes >

Critique du Téléfilm : Les sorcières des Caraïbes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 juin 2006 à 08:41

Navets des Caraïbes

Un groupe d’adolescents à problèmes est réuni dans un hôtel d’une île des Caraïbes par un professeur en psychologie. Cette dernière, chargée du suivi médical de ces jeunes gens, a en effet découvert que leurs rêves, terrifiant et récurrents, les ramènent tous à cette île en apparence bien tranquille mais au passé très trouble...
Le réalisateur de ce ‘’machin’’ est David De Coteau, célèbre militant et cinéaste homosexuel. On n’est donc pas étonné que le film débute par un pré-générique dans laquelle un jeune éphèbe en maillot moule-burnes s’ébat dans une piscine que l’on imagine pleine d’eau salée, vu que le jeune homme, une fois sorti du bassin, se rend sous la douche. Cette seconde immersion donne d’ailleurs au cinéaste l’occasion de s’attarder longuement sur ses formes athlétiques et rebondies de son modèle pour magazine gay. Une fois ceci fait et le décors ‘’érotico-exotique’’ planté, le script se débarrasse du chippendale au cours d’une scène gore ; une gonzesse déguisée en pèlerin lui arrache le cœur dans un bungalow de plage noyé sous le feu de projecteurs de studio filtré par un mur de vieilles planches. Y’a pas à dire, ça démarre fort…
Puis vient, accompagné par une musique Techno-dance incongrue le titre : Le Sorcières des Caraïbes, suivi de longs plans tout droit sortis d’un spot publicitaire d’agence touristique. Une tendance ‘’Jésus Franco’’ qui va, hélas, souvent se renouveler et donner au film une rythme aussi trépidant qu’un documentaire sur la pêche aux oursins. Avec une jolie brune fraîchement débarquée comme fil rouge, David De Coteau introduit les quelques personnages de son film qui vont errer sans but sur les sentiers sablonneux et les corridors de cet hôtel désertique – probablement pas assez de tunes pour payer la figuration. La brune qui vient d’arriver se nomme Angela, apparemment c’est la plus intelligente car, on s’en rend rapidement compte, les copines sont sacrément gratinées. Tout d’abord, il y a la blonde Clara, une conne qui doit aligner au maximum trois lignes de dialogue durant tout le film, et Enid une jolie fille au cheveux châtains en bouclettes qui possède la psychologie d’un enfant de six ans. Cependant, la plus étrange est sans aucun doute la sombre Bethany, qui se prétend sorcière – elle en a d’ailleurs le nez -, mais qui est surtout une sacrée allumeuse bisexuelle. Quand aux deux mecs survivants, le menu proposé est également cuit aux petits oignons ; Jerry est un jeune et stupide joueur de base-ball qui se pend pour Vin Diesel et Cutter un freluquet trouillard en rut qui se lamente sur son sort.
Le plus étonnant est de trouver l’actrice Joanna Cassidy dans cette série assurément Z. elle interprète en effet la psychologue chargée de ce séminaire débile qui consiste en quelques séances de relaxation sur une plage californienne mal maquillée et deux entretiens éclairs sur une terrasse ensoleillée, les jambes croisées sur un vieux fauteuil emprunté au tournage d’Emmanuelle. On arrive tout de même à comprendre que les ancêtres de ces jeunes gens à l’age indéfini – on a du mal à croire que la brune Bethany a seulement 18 ans, d’après les dires de la psy – sont liés aux évènements qui ont entraîné la disparition d’une ancienne colonie établie sur l’île. On y pratiquait des rites vaudous et, en réaction, des exécutions sommaires par le feu. David de Coteau profite de l’occasion pour nous étaler sa totale inculture sur le sujet. Il mélange, scènes après scènes, des tonnes de clichés et d’imagerie issues de la Wicca, du Vaudou, de la Démonologie et du Satanisme. Le tout servi en vrac. Ca doit être période de soldes…
Semblant apparemment croire que son histoire est difficile à appréhender, il a le culot de nous resservir un nombre incalculable de fois la séquence de visions que la jeune Angela vit toutes les nuits à travers ses rêves. Une répétition des mêmes plans qui finit par exaspérer, moins cependant que les attitudes d’adolescents attardés que prennent ces acteurs âgés au moins de 25 piges ! L’on n’est pas loin de la soirée pyjamas entre filles ! Puis vient le point culminant du film, le twist scénaristique qui tue : La séance de spiritisme sur la plage !
Suite à cette séquence ‘’ésodébile’’ d’une naïveté hallucinante et bourrée d’incohérences durant laquelle les participants sont possédés par le fluide psychique contenu dans le cœur cramé d’une des victimes de l’inquisition, on va assister à un changement de leur comportement. Un changement psychologique marqué essentiellement par un changement de fringues. On se demande d’ailleurs ou ils ont bien pu trouver tous ces vêtements collants noirs, ces bottes, ces accessoires gothiques et ces lunettes de soleil sur une île aussi vide que le désert de Gobie ! Bref, les possédés sont gothiques et maquillés à outrance. Manipulés par la brune Bethany – je me disais aussi, avec un pif pareil... -, ils deviennent désormais ses pantins, ses zombis privés de cœur. Heureusement que le professeur Avebury, la psy, cachait également son jeu. Sous les traits de Joanna Cassidy se dissimule en effet un puissant Chasseur de Sorcières qui va rapidement régler son compte, à travers une séquence incompréhensible au montage hystérique, à la vilaine Bethany. On a même la joie de constater que les jeunes zombifiés reviennent à la normale, c'est-à-dire débiles et amnésiques. Ouf, tout est bien qui finit bien. Oui. Sauf que la brune…

3

De Coteau fait de mauvais films. Mais là, on touche le fond. Le scénario est nul et incompréhensible, tant il est noyé sous un tsunami d'incohérences. C’en est presque honteux. C’est très moyennement réalisé, sans imagination, et soutenu par une musique nulle et inappropriée. Les effets gore, qui sont très légers et très rares ne rattrapent pas le film, d’autant plus que les effets visuels, réduits à leur strict minimum, sont vraiment cheap. Reste l’interprétation pas trop mauvaise des deux actrices principales, Nicole Cavazos et Nicole Marie Monica (quel nez !). Bien maigre comme argument, il faut bien le dire.

Critique de publiée le 19 juin 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Acteurs essayant de faire leur métier

Que faut-il oublier ?

  • Scénario nul rempli d’incohérence
  • Réalisation morne
  • Musique inappropriée
  • Effets gore rares
  • Effets visuels cheap

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