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Critique du Téléfilm : Volcano

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 30 mai 2006 à 05:58

Le pic Al Dente

Cameraman quelque peu tête brûlée, Russell Woods se sent grandement responsable de la mort de sa femme, survenue au cours d’un reportage sur les flancs d’un volcan d’Amérique du Sud. Décidé à lui rendre un dernier hommage, il se rend alors en Italie pour visiter la maison d’enfance de son épouse, bâtie près d’un charmant village touristique (rien à voir avec la cité de l’affiche). Cependant, les choses ne tardent pas à prendre une tournure étrange, notamment en raison de l’attitude mystérieuse d’une jeune adolescente handicapée mentale…
Volcano est l’un des volets de la série de téléfilms Nature Unleashed. Histoire indépendantes, elles ont pour principal sujet de traiter de manière dramatique et spectaculaire des fictions tournant autour de catastrophes naturelles (volcans, tsunami, tremblements de terre, etc.). L’un des autres aspect des ces films – des co-productions intercontinentales mises en chantier par la compagnie Nu Image – est d’inclure très souvent dans la narration des éléments fantastiques.
Aussi, si l’on peut considérer les films Catastrophe comme des films de science-fiction de part leur coté apocalyptique et réaliste - comme le pense le vénérable Alain Schlockoff, par exemple -, les Nature Unleashed devraient plutôt être catalogués dans le registre des films fantastiques. Et Volcano, pour le coup, en est l’élément type.
Dans ce film atypique, le réalisateur canadien Mark Roper, assisté de scénaristes à l’esprit confus, nous offre durant 90 minutes un mélange assez bordélique du Pic de Dante (et une ouverture quasi identique pour illustrer la mort de la femme de Russell) avec des éléments sataniques empruntés à l’Exorciste et des inserts métaphysiques un peu forcés. Le problème majeur, au-delà d’une réalisation plate et sans aucune originalité, est que ces éléments assez hétérogènes à la base se mélangent très mal et que trop précipitamment fabriquée, la sauce est pleine de grumeaux.
Tout d’abord, il faut dire que la jeune fille mentalement handicapée qui doit servir de signal d’alarme tectonique (si, si, c’est une Cassandre des temps modernes mais le modèle crypté) est finalement strictement inutile – le volcan se réveille tout de même et surprend la population – et elle ne sert qu’à embrouiller un script faussement complexe. De plus, les explications sur son don de communication avec l’esprit de la femme de Russell sont très vaseuses et contredisent les séquences du début de film durant lesquelles miss Woods a des visions de l’accident de la jeune médium alors qu’elle se trouve sur le volcan, en pleine santé. Encore plus étrange est la spectaculaire résistance de l’enfant à un exorcisme durant lequel elle réussit à enflammer ses liens afin de s’en libérer. Alors, enfant démoniaque ou pas ? Beuh, en fait, à la vue de son attitude plutôt positive, on arrive à en douter…
Et ne parlons de l’esprit fulgurant de déduction d’un Russell Woods ultra lucide devant un tas de gribouillis sans queue ni tête au cœur duquel il devine le message révélant qu’un volcan va apparaître comme par magie dans cette région qui n’a jamais connu aucune alerte. Robert Langton et son Da Vinci Code n’ont plus qu’à bien se tenir, car Russell est là !
Reste le traitement cinématographique de la catastrophe en elle-même. Et là, quand bien même on est loin des frasques du Pic de Dante et de Vulcano (le nanar avec Tommy Lee Jones, vous vous souvenez ?) avec des plans assez serrés et une poignée de figurants, force est d’admettre que ce petit spectacle pyrotechnique et dévastateur est assez bien foutu, avec sa pluie de scories enflammées sur le village et ses coulées de lave. Russell en profite pour se rendre héroïque et la jeune fille muette pour retrouver grâce auprès de l’inquisiteur de cette localité haute en couleur folklorique (le jeune dragueur, les vieux sur le banc, la mamma débonnaire, le moine idiot, le fermier acariâtre et ivrogne, la jolie institutrice, etc.).

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Volcano est une série B qui se distingue par une histoire originale, mélangeant les genres. Hélas, cette bonne idée est gâchée par un scénario bien mal construit et une réalisation qui manque de souffle. De plus, de nombreuses incohérences viennent plomber la narration et entacher la crédibilité des personnages. On peut cependant se consoler avec des effets spéciaux pas trop mauvais et des acteurs sympathiques.

Critique de publiée le 30 mai 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Idée originale
  • Acteurs sympathiques
  • Catastrophe assez bien rendue

Que faut-il oublier ?

  • Scénario maladroit et brouillon
  • Beaucoup d’incohérences
  • Réalisation poussive

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