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Critique du Film : Relic
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Critique du Film : Relic

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 4 avril 2006 à 0754

Le Gecko mutant visite le musée

Dans la jungle amazonienne, l’anthropologue John Witney apprend à ses dépends la véracité de la légende du Kothoga. Il désire alors corriger ses erreurs et empêcher la cargaison qu’il a apprêté de partir en destination de Chicago. Mais il est déjà trop tard, et une étrange statuette, accompagnée d’une terrible créature, sont alors livrés aux laboratoire du musée.
Monster movie adapté du roman éponyme de Douglas Preston et Lincoln Child, Relic nous plonge dans les méandres démesurément grandioses d’un musée qui s’apprête également à accueillir une manifestation vitale pour sa survie, alors que ses employés sont horriblement assassinés.
On voit alors d’ici les enjeux. Un policier obstiné, superstitieux et courageux qui sonne le branle-bas de combat dans le bâtiment à l’issu du premier meurtre, et une direction plus timorée que ne craint qu’une chose : l’annulation du gala. Vient à cela se greffer une histoire de rivalités entre deux scientifiques ; la ravissante Margo Green et le puant Greg Lee, et l’arrivée du maire dans ce traquenard, qui va augmenter les enjeux et permettre à certains protagonistes secondaires de se mettre en avant.
Mais bon, toutes ces astuces scénaristiques très basiques ne servent en fait qu’à mettre en place les démonstrations assassines du Kothoga, une créature hybride issue de la consommation d’hormones concentrées, dans les locaux de ce musée. On devine même dés le début la nature du monstre, tant la perche est tendue et les subtilités négligées. Peter Hyams, le réalisateur, est bien évidemment avisé de cette légèreté scénaristique et il entend bien donner au film un véritable cachet de thriller horrifique. Pour cela, il disposent de moyens qui ne sont pas négligeables, comme la présence de Stan Winston aux effets spéciaux, son expérience en matière de photographie et de conduite de suspense, sans compter la présence de comédiens confirmés, bien supérieurs aux habituels tacherons qui hantent en général ce genre de métrage. Malheureusement, on peut affirmer que le résultat n’atteint pas les objectifs fixés..
Tout d’abord, on peut reprocher au cinéaste d’avoir vraiment trop usé des clairs obscurs et des non vus. Si cette méthode de photographie est en général idéale pour amener dans l’esprit du spectateur un soupçon d’insécurité et de paranoïa, dans Relic, elle finit par agacer en raison d’un usage abusif. Une oreille par ci, une rangée de dent par là... et un écran noir. On passe plus de temps à froncer les sourcils pour essayer d’y voir quelque chose qu’à fantasmer sur l’apparence du monstre. Pénible, surtout que contrairement à Ridley Scott dans son Alien, par exemple, l’attention du spectateur ne peut jamais se relâcher, par faute de poses en pleine lumière. A partir de la moitié du film, c’est l’obscurité qui vous attend. Et on décroche…
Je vous parle d’Alien, car bien sur Relic lui ressemble beaucoup. Et il ne faudrait pas beaucoup d’effort pour s’imaginer arpenter les coursives du Nostromo lorsque les protagonistes fouillent les sous-sols du musée. On a même droit vers la fin à une léchouille monstrueuse et baveuse qui nous renvoie illico à Alien 3 ! Bref, ça ne brille pas pour une quelconque originalité. Et pour ne pas décrocher définitivement du récit, il est également impératif oublier de prendre en compte cette multitude d’incohérences et tous ces ‘’passages en force’’ que comptent le scénario – pour exemple, la gestion du système de sécurité et des caméras de surveillance est à mourir de rire, et l’on a vraiment l’impression que la créature a des capacités de téléportation tant elle est omniprésente dans tous les endroits critiques.
Il faut dire que la bête est assez réussie – pour ce qu’on en voit – et que les effets gore sont nombreux et vraiment spectaculaires. On retrouve également dans les scènes d’action tout le savoir faire de Peter Hyams, grâce à un montage qui alterne les plans nerveux et d’autres beaucoup plus axés sur les ambiances, et il profite parfaitement de cette narration à tiroir qui présente différents niveaux de rythmes. S’il y a quelque chose de positif a retirer de ce film, c’est vraiment ce dernier point, plus technique qu’artistique. On était quand même en lieu d’attendre beaucoup mieux de la part d’un réalisateur comme Peter Hyams

La conclusion de

Je serais un petit peu moins sévère ni le réalisateur était autre que l’excellent Peter Hyams, mais là, je ne peux lui pardonner ce flagrant manque de conviction sur cette petite série B. Bien sur, certains moments sont assez réussis et la réalisation est dans l’ensemble correcte, mais il faut bien dire que cela ne vole pas bien haut, tant au point de vue de l’originalité que des frissons éprouvés.

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne maîtrise de la réalisation
  • Interprétation solide
  • Effets spéciaux nombreux et réussis.

Que faut-il oublier ?

  • Abus du non vu
  • Scénario prévisible
  • Profusion d’incohérences.

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