75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : The Calling [2001], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 3 avril 2006 à 05h05

Télé Satan

Abusée par la gentillesse d’un élégant britannique derrière lequel se cache un suppôt de Satan, une jeune yankee se retrouve enceinte de l’Antéchrist. Une fois l’enfant né, elle est petit à petit écartée par son entourage et voit ses proches amis disparaîtrent dans des conditions tragiques. Elle décide alors de lutter pour sauver son fils des mains de cette secte Satanique…
L’île de Man sert de décors à cette variation sur le thème de l’Antéchrist, déjà traitée de multiples manières par l’intermédiaire de chefs d’œuvre, comme la Malédiction ou Rosemary's Baby, mais aussi par de purs navets, comme Les Ames Perdues et l’Elue. Dans cette version, que l’on pourra qualifier qualitativement d’intermédiaire, on reprend les principes habituels avec la mise en place d’une machination visant à séduire une jeune vierge – une jolie et assez crédible Laura Harris -, suivie par la reconstitution d’une version démoniaque de la vie du Christ. Le jeune Damien… euh, pardon… le jeune Dylan se voit, comme d’habitude, confier un don d’hypnose, qui lui permet de manipuler les esprits faibles, mais il possède également une faculté de télékinésie – qu’il emploie peu – qui lui sert à opérer des meurtres gratuits et purement ludiques.
Mais qui dit Antéchrist dit également manipulation des foules, car à quoi peut bien servir un messie sans fidèles ? Hors, dans The Calling, le moyen de diffusion de la nouvelle parole satanique – l’Appel - est résolument moderne, puisqu’il trouve son médium dans la télévision. En effet, le père ‘’adoptif’’ de Dylan est le présentateur vedette de la chaîne régionale de l’île de Man, et l’opération séduction s’opère ainsi via les tubes cathodiques. On peut se demander comment il est possible qu’une si petite station ait des moyens de diffusion aussi important, mais bon, l’idée est sympathique et a rappelé à mes bons souvenirs le génial nanar Halloween 3, qui s’appuyait sur les mêmes méthodes de suggestion.
Le film démarre relativement bien, si l’on prend bien soin d’oublier cette idée saugrenue de culte celtique qui ne fait qu’embrouiller les choses et qui, au final, n’a rien à voir avec la trame générale, la secte étant résolument satanique. A part ce ‘’détail’’, le scénario est assez accrocheur et on se laisse assez facilement embarqué dans cette histoire peu originale – avec son lot de sacrifices, de croix renversées et de regards pénétrants qui en disent long sur le machiavélisme de l’enfant – mais bien menée, d’autant plus que le couple d’adorateurs – interprété par Richard Lintern et Alice Krige -est assez convaincant.
Par contre, le film, dans sa dernière demi-heure, part un peu en eau de boudin. Voulant jouer la surenchère démoniaque, le réalisateur Richard Caesar (avé !) commence par mettre en scène une gigantesque orgie dans un manoir et se vautre par une manque de prise de rigueur – un luminaire débranché qui électrocute une victime -, une pudeur risible – avec tous ces gens qui baisent en strings ! – et par la présence de ridicules clichés, notamment cette présence de masques grotesques. Embarqué dans son désir de nous en mettre plein la vue, il nous propose une suite qui ne vaut guère mieux avec une résurrection pâsquale en ‘’mondovision’’ et un dénouement complètement hors sujet qui voit le cinéaste se lancer dans l’humour noir à la John Carpenter, musique à l’appui.

La conclusion de à propos du Film : The Calling [2001]

Nicolas L.
50

Au final, The Calling est un produit qui n’a rien de honteux mais qui ne restera pas non plus dans les mémoires. Assez bien réalisé, correctement interprété et doté d’un scénario qui tient la route durant une bonne heure, il pêche par un manque d’originalité qui tue le suspense , quelques incohérences structurelles et surtout un final inutilement grandiloquent qui fait un peu basculer le métrage dans le n’importe quoi.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Interprétation convaincante
  • Bonne première heure

Que faut-il oublier ?

  • Un final médiocre
  • Des incohérences
  • Guère d'originalité

Acheter le Film The Calling en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de The Calling sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+