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Critique du Film : Fear of the Dark
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Critique du Film : Fear of the Dark

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 15 mars 2006 à 0814

Quelle imagination ces gosses !

Le petit Ryan a peur du noir. Pas étonnant. C’est un petit américain de bonne famille qui dort dans une chambre disposée d’une telle façon que le lit donne pile poil en face d’un placard qui ne veut pas fermer. Quels sadiques ces wasps ! Toujours en train de martyriser leurs gosses, pourrait-on dire… Oui, mais seulement, le cas de Ryan est plus grave car il a subis il y a quelques temps – impossible à déterminer le moment, on dirait vraiment que le gosse a le même age dans les deux cas - un trauma : enfermé dans une cave par des copains pas cool, il a balisé sévère. Et depuis, il voit des chooooses…
Les choses en question sont trois spectres franchement antipathiques qui ont la sale manie d’embêter le gosse dés que la lumière disparaît. Et les manières assez déplaisantes de ces créatures de l’ombre ont eu pour conséquence de conduire directos le gosse chez le psy. Vous me direz : tous les ricains moyens y vont, chez le psy. Oui, mais lui, il commence vachement tôt, vous ne trouvez pas ? C’est de la prévention toute Sarkosyenne.
Un soir, les parents décident de sortir faire la fête et de laisser Ryan seul en compagnie de Dale, son frère aîné – ces incompétents essayent auparavant de contacter une baby-sitter le soir même ; en vain, bien évidemment. En fait, Papa et Maman se barrent car ils doivent probablement savoir qu’il va y avoir un orage terrible, que le jus va être coupé, que les bougies sont disséminées un peut partout dans la maison, et que comme le générateur de secours est dans la cave, il va y avoir un sacré bordel…. et que cela pourrait être le sujet d’un ‘’bon’’ film d’horreur ! Et bien, sachez-le, ils mettent dans le mille – euh, sauf en ce qui concerne le qualificatif ‘’bon’’.
Bref l’orage éclate, le gamin commence à flipper sérieux et avoir des hallucinations, mais comme il est un peu stupide, il passe son temps à s’éloigner de son frangin et à s’aventurer dans le noir. Un véritable maso en culottes courtes. Remarquez, le frère protecteur n’est pas mieux. Il est plein de bonne volonté – un adolescent aussi prévenant, ça le fait grave – mais il s’égare souvent à bouffer de la glace à la pistache dans une cuisine sans lumière, à jouer de la guitare enfermé dans sa chambre avec un casque sur les oreilles et à s’aventurer sans raison dans le grenier. Et d’ailleurs, la situation ne s’arrange guère lorsque sa copine se pointe – elle a les clés de la maison ? - et les surprend planqués sous les draps. La honte !
A partir de cet instant, on assiste au twist du siècle. En effet, la gosse a été elle aussi victime d’un trauma – une attaque de chien - et elle comprend bien les craintes nocturnes de Ryan. D’un coup, elle ridicule le corps médical et leurs analyses pourries en réconfortant en dix minutes le jeune garçon, qui va décider d’affronter sa peur avec un filet d’ampoule électriques (ben.. si). Parallèlement, les deux ados se voient soudainement gagnés par la terreur, à la manière de vases communicants. Et c’est Ryan qui reprend les choses en main et plonge dans l’obscurité pour sauver son cher frère. Comme c’est miignon !
La lumière revient dans la maison en même temps que les parents (ouah, le symboooole !). Ryan est guéri, il ne voit plus de monstres. En fait, les salopiots ont changé de chambre et ont posé leurs bagages dans celle de son frère, qui doit s’apprêter à en baver.
Basique copie de Darkness et de surtout du Peuple des Ténèbres, ce film a pour principal intérêt le questionnement suivant : les entités que voit Ryan sont-elles réelles ? Mettons de coté des aberrations scénaristiques, comme cette cave où l’on ne peut actionner l’interrupteur de la lumière qu’après avoir descendu dans le noir l’escalier qui y mène, pour nous satisfaire du travail narratif du canadien K.C. (Kaiser Chiefs ? Kansas City ?) Bascombe. L’incertitude est parfaitement entretenue durant une heure, grâce à une bonne réalisation qui laisse le doute planer, surtout que la mise en scène laisse monter lentement la paranoïa du frère aîné, qui absorbe petit à petit les angoisses de son frère et qui finit par être aussi terrifié que lui.
La révélation sur la nature fantasmagorique de ces créatures se fait au moment où la jeune fille connaît une hallucination (la vision des chiens). Et là, d’un coup, l’intérêt s’envole. Même si certaines séquences sont amusantes, comme lorsque Dale se bat avec une obscurité dansante qui commence à le cerner, le récit devient vraiment plat, convenu, et même incohérent – pourquoi cet ado a t’il peur des cafards ? Ayant parfaitement identifié les apparitions comme des fantasmes intrinsèquement inoffensifs, le spectateur s’ennuie à regarder des gosses ayant peur de leur ombre se démener sans risque dans une ambiance qui s’écroule comme un vieux soufflet.

La conclusion de

Fear of the Dark est, en plus d’un excellent titre d’Iron Maiden, celui d’un film qui l’est beaucoup moins. Malgré une réalisation plus que convenable qui joue essentiellement sur le climax paranoïaque, le film reste assez plat et vire carrément sur la fin dans le domaine de l’ennuyant. La faute en revient essentiellement à un scénario qui n’a pas grand-chose à raconter et plein d’incohérences. La dernière demi-heure voit l’œuvre tomber encore plus bas, avec une vaine tentative de donner plus de rythme par des séquences fades durant lesquels on assiste à la renaissance de Ryan. Un film très moyen.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation techniquement irréprochable
  • Quelques séquences intéressantes
  • Interprétation correcte.

Que faut-il oublier ?

  • Pitch vraiment trop éculé
  • Scénario trop léger
  • Une dernière demi-heure chiante.

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