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Critique du Film : La nuit des vampires
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Critique du Film : La nuit des vampires

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 13 mars 2006 à 0905

Le vampire salami est bien fade

Un taxi dépose deux bimbos - une blonde et une brune -, et un jeune veinard au seuil d’une grande maison, que l’on croirait sortie directement d’un tournage de Michel Ricaud. Bien sur, l’on pense alors qu’on s’est trompé de chaîne, et que l’on a réussit à outrepasser par on ne sait quel miracle les cryptages de rigueur. Mais l’on se trompe, car nous sommes bien en trait de mater La Nuit des Vampires, un film fantastique hollandais, ou danois, ou hollandanois…
D’ailleurs, on se rend compte de notre erreur pornophile assez rapidement car les filles tardent vraiment à se dessaper et que, au lieu de sortir un sein siliconé de son Wonderbra, la brune sort un gros bouquin poussiéreux de dessous son manteau. Zut ! - Vous êtes sur de vouloir entrer ? dit-elle d’un air mystérieux en agitant le vieux bouquin devant le nez des deux autres ahuris. - Oui, oui, répondent-ils en cœur. De toutes façons, le taxi s’est barré, alors…
Une fois dans la grande baraque, qui va se résumer à une salle avec un canapé et une cave à vin de 25 mètres carrés, on comprend vite les enjeux. La brune marche avec le jeune homme décontracté, et la blonde est l’amie de la brune, mais comme c’est une sacrée cochonne, elle va tenter de se taper son mec à la première occasion, et il ne résistera pas, parce que la chair est faible… Et au milieu, il va sûrement se glisser une histoire de vampires, puisque c’est dans le titre.
En attendant les suceurs de sang, vautrée sur le canapé, la brune apprend à ses amis stupéfaits mais incrédules que son aïeul était un vampire et que ce livre narre son histoire. Elle commence à lire alors le récit de ses origines. Et hop, on plonge en plein fash-back. Et avec des costumes d’époque s’il vous plait ! (Bon ok, y’a trois figurants, mais quand même). On apprend à cette occasion qu’elle est la descendante d’un curé et on assiste même à son terrible affrontement victorieux avec un vampire, ou plutôt une gigantesque marionnette ridicule qui gesticule maladroitement en faisant grr grr ! Mais le brave curé est mordu lors de cet acte héroïque. Il devient donc, bien entendu, un vampire. Et il s’appelle Mortiz. Ricco Mortiz.
D’ailleurs, sa tombe est dans la cave à vin. Et comme ils cherchent à se noyer dans les bras de Bacchus, les trois décérébrés tombent comme par hasard sur le caveau. Evidemment, ils ne peuvent s’empêcher de le profaner et ils y trouvent le squelette d’un ptérodactyle miniature. Ne s’étonnant de rien, faisant fi de leurs intérêts pour la science, le jeune homme et la blonde remonte dans la salle pour picoler et forniquer en l’absence de la brune, qui est restée dans la cave pour réfléchir, les sourcils froncés. Et comme c’est une débile, elle ranime le vampire à la bougie (c’est long mais c’est bon), puis se met à le regretter amèrement (éclair de lucidité) car il est du style amour vache.
Pendant ce temps, à l’étage, entre deux parties d’allumage éhonté, le jeune infidèle a repris la lecture du livre. Et on repart dans des flash-backs, mais plus récents ceux-là (c’est décidemment un film très technique). On voit d’abord le vampire s’attacher par la force les services d’un gang de voyous, qu’il choisit de fidéliser en transformants ses membres en goules. Cela donne l’occasion d’un gunfight mou du genou entre Mortiz, quelques potes et les membres du gang qui se font littéralement exterminer dans un bar miteux (merci Robert Rodriguez).
Puis, on apprend l’histoire complètement inutile de la jeune Marie qui a été choisie par Mortiz pour porter son enfant. Elle ne veut pas, bien évidemment, surtout que Mortiz doit ensuite boire le sang de son fils pour continuer sa vie éternelle ( ?). Perdu dans les Andes, un prêtre a une vision de Marie et part sur le champ pour la Hollande, ou il est massacré (sur le champ également) par le vampire. Apprenant qu’il est cocu, le petit ami de Marie a le cœur brisé, dans les deux sens du terme, mais il parvient auparavant à démontrer ses talents de ninja danois en exterminant les goules de Mortiz. C’est trépidant. Finalement, Marie a raison de son maître en lui crachant de l’eau (bénite ?) à la figure, ce qui a le don de le transformer en squelette de ptérodactyle. L’histoire ne dit pas, par contre, comment il se retrouve téléporté dans son caveau au lieu de finir à la décharge municipale.
Bref, une fois tout ceci est connu, on revient par la magie du cinéma dans la salle ou les deux salopiots ont enfin décidé de baiser. On est rapidement interrompu dans notre voyeurisme sur une paire de fesses lorsque la brune remonte de la cave avec Mortiz au train. Le vampire se transforme alors en une terrifiante chauve-souris en peluche. Il parvient à vampiriser la blonde de ses crocs en mousse, mais il ne parvient pas à triompher du couple reconstitué. Il se met à pleurer sa mère, se remémore ses souvenirs d’humain, et regrette. Puis il finit emporté dans les entrailles de l’enfer, entraîné par des mains de techniciens plateau surgissant du sol. Réconciliés, la brune et le jeune homme appellent un taxi. Au loin, dans le château, la blonde rigole. Son opération immobilière est un succès.

La conclusion de

Cette Nuit des Vampires ne vaut que pour la stupidité de son scénario, la présence de gore, et le ridicule de ses effets spéciaux, qui lui confèrent un aspect comique involontaire indéniable. A coté de cela, c’est un sacré n’importe quoi, mal joué et mal réalisé, avec un scénario bordélique qui pique ses idées un peu partout, le lien entre elles étant fait par des flash-back si peu naturels que l’on a l’impression d’assister à un film à sketches. C’est sur, on a enfin trouvé un truc pourri dans le royaume du Danemark.

Que faut-il en retenir ?

  • Humour involontaire
  • Le Gore

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bordélique
  • Réalisation morne
  • Mauvaise interprétation
  • Effets spéciaux ridicules

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