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Critique du Film : Ma sorcière bien aimée

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 1 mars 2006 à 08:20

Accident de balai

Ma Sorcière Bien Aimée part sur l’idée d’un jeu, une partie de cache-cache s’appuyant sur les apparences et les quiproquos qui peuvent en résulter, pour en arriver à une thématique intéressante et originale ; acquérir un semblant de reconnaissance et de sentiment d’existence, et tout cela par l’intermédiaire d’un médium au but à priori contraire : la télévision, ce média virtuel cultivant le faux et les artifices.
Ainsi, on y voit Isabel Bigelow, une puissante mais innocente sorcière, s’installer à Hollywood. Elle va essayer d’acquérir une identité et une reconnaissance sociale par l’intermédiaire d’une série télévisée ou elle y interprète, à l’insu de tous, sa véritable nature ; la sorcière Samantha du remake de la fiction des années 60, Ma Sorcière Bien Aimée. Bien entendu, elle va y trouver ce qu’elle y cherche et de plus, elle y dénichera l’amour de sa vie. Car Ma Sorcière Bien Aimée est une comédie. Mais aussi un ratage complet. Un film yo-yo qui bascule sans prévenir de la farce burlesque à la comédie romantique, en passant par la satyre sociale et la critique humaniste, le tout en vrac et sans réelle cohésion. Ainsi, dans cet ouvrage qui entretient le chaud et le froid, on assiste à un repiquage dénaturé de la série originale, qui sert à la fois de référence et de sources de gags très puérils. Le problème est que cela ne fonctionne pas, car même si les interprètes en font des tonnes, l’atmosphère sentimentale et légère qui entoure le film durant toute sa longueur nuit fortement au sentiment de délire. On assiste alors un peu désabusé à deux acteurs qui gesticulent, chantent, sautillent et font des grimaces au milieu d’une ambiance plus proche d’un Quand Harry Rencontre Sally que celle de Mask.
Car il faut dire que Nora Ephron est beaucoup plus à l’aise dans la comédie romantique (parfois un peu mièvre c’est vrai) et la mise en place de rapports humains plus subtils et plus légers. Elle le prouve par la sensation de plaisir qui se dégage de certaines séquences au cours desquels les comédiens ôtent leurs nez de clown et se concentrent sur leur jeu. Cela devient vraiment fleur-bleue, mignon et charmant. Mais ces instants sont relativement brefs, dispersés au milieu des scènes outrancièrement ‘’comiques’’, bourrés de gags consensuels et de d’effets sans aucune imagination.
Bien sur, certains gags sont assez drôles, comme ce sort qui permet de remonter le cours des évènements, et qui se matérialise à l’écran par ce voyant de magnétoscope indiquant un rembobinage de cassette, ou cet amusant casting de ‘’remuage de nez’’, mais il faut avouer que ces moments privilégiés sont rares et qu’en général, le spectateur conciliant se permettra un sourire poli. Et encore. Ce manque de spontanéité et de naturel dans le comique de situation entraîne également que les acteurs, sauf en de rares occasions, ne sont pas du tout à l’aise dans leur interprétation. J’ai rarement vu une Nicole Kidman (qui n’a plus à prouver ses talents comiques) aussi en dessous de ses possibilités. Complètement égarée, elle minaude, fait la godiche, puis l’hystérique. Bref, c’est la cata. Et ne parlons pas du pauvre Will Ferell Qui tente en vain de faire croire qu’il est Jim Carey, un acteur pourtant pas si mauvais comme il nous le montre dans un sympathique ‘’distorsion de langage’’, la seule séquence ou je me suis vraiment marré. Je me suis un peu consolé en me concentrant sur les prestations des seconds rôles, avec notamment une Shirley McLaine géniale en Endora (trop peu utilisée), un Michael Caine décalé en sorcier très classe, et deux personnages féminins bien barrés qui soutiennent un peu la pauvre Nicole dans son calvaire.

30

Nora Ephron a tenté maladroitement de remettre au goûts du jour cette sympathique et très amusante série kitch des années 60 qu’est Ma Sorcière Bien Aimée. Elle l’a transformé en un produit convenu, surjoué, terriblement beauf, et vraiment peu drôle. En essayant de trouver un esprit enjoué et rafraîchissant, elle a, par réelle maladresse, envoyé valdinguer son film dans la guimauve et mièvrerie. Un film à oublier rapidement.

Critique de publiée le 1er mars 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences réussis
  • Des seconds rôles intéressants
  • Le concept original

Que faut-il oublier ?

  • L’humour qui tombe à plat
  • Un récit mièvre et décalé
  • Des premiers rôles à la ramasse

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