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Critique du Film d'animation : Le Monde fabuleux de Gaya
Le Monde fabuleux de Gaya >

Critique du Film d'animation : Le Monde fabuleux de Gaya

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 février 2006 à 0750

Le triste monde de Gaya

Des personnages de la série de fiction le Monde de Gaya sont téléportés dans le monde réel par la machine d’un savant fou, qui espère par là pouvoir se venger du succès de la série, qui a remplacé son émission favorite.
Le Monde Fabuleux de Gaya est un film d’animation allemand, qui essaye de surfer dangereusement sur la vague de la mode des films en 3-D si chers aux compagnies américaines Pixar et Dreamworks.


Suivant la tradition des cartoons, les scénaristes (qui ont travaillé sur 1001 pattes) nous présentent tout d’abord, par l’intermédiaire d’une compétition, les héros, Boo l’intello et Zino l’homme d’action, et les méchants Snorks, trois gugusses qui font évidemment tout pour contrecarrer les plans des Gayens. Ainsi, dés les premières minutes, on connaît ainsi précisément presque tous les intervenants de l’histoire, leur caractère, leurs goûts et leurs inimitiés. Il ne reste alors plus qu’à glisser dans ces effectifs un personnage féminin qui pourrait être l’enjeu d’une rivalité, ce qui est rapidement fait par l’entrée en scène de la jolie fille du Maire de Gaya (la princesse, quoi !).
Après une course motorisée très mouvementée qui, par l’intervention des Snorks, nous rappelle fortement le dessin animé Les Fous du Volant, on assiste à la victoire prévisible des gentils ; l’équipe Zino-Boo. Normal, car n’oublions pas que nous sommes sensés assister à une série télévisée pour enfants. Après les récompenses d’usage, le film change alors de genre narratif, pour passer de la féerie enfantine à la science-fiction lorsque les héros se retrouvent, par l’intermédiaire d’un ‘’fantas-plasmatic-nucléo-transférateur’’, matérialisés dans un monde réel démesurément grand pour leur petite taille. Le monde des Hommes (en fait, ils y rencontreront surtout des rats).
Par conséquent, face à l’adversité de ce monde d’adulte beaucoup trop grand pour eux, les Gayens et les Snorks doivent s’entraider pour retrouver le chemin du retour, non s’en avoir fait la désagréable découverte qu’ils ne sont en fait que des personnages imaginaires sortis de l’esprit d’un vieux monsieur (sosie d’Einstein, ou de Gepetto !).
Dans ce genre de film, le premier aspect que le spectateur est apte à juger est la qualité des graphismes et de l’animation. Et, dans le cas de Gaya, même si le résultat n’est pas parfait (la modélisation des décors est un peu plate), il aura la surprise de constater la bonne tenue technique du métrage, notamment pour ce qui est des jeux de caméra, avec un résultat global qui est vraiment plus que satisfaisante. Le seul problème que j’ai décelé, et qui m’a cependant fortement gêné, c’est le manque de vie qui ressort des personnages et la mélancolie (pour ne pas dire la tristesse) qui émane de leur visage. Aussi, même si l’animation est correcte, on est surpris de constater que les héros de Toy Story ou de Small Soldiers (qui sont des jouets animés, rappelons-le) dégagent plus de vitalité que ces Gayens, finalement peu attachants.
On constate aussi, si l’on se penche un peu plus sur son scénario, que le film manque aussi énormément de personnalité dans la forme, alors que le fond nous surprend en posant des problèmes philosophiques décalés qui dépassent l’entendement de la tranche d’âge visée, comme ce débat incongru sur le libre arbitre, et sur l’accomplissement de soi. En effet, sommairement, le fil de l’histoire n’est qu’une succession de séquences déjà vues quelque part (Guerre des Etoiles, Indiana Jones, Le Petit Monde des Borrowers, Toy Story, et bien d’autres) qui ne bénéficie pas d’une intrigue assez solide pour lier habilement tous ces éléments sans que l’on devine, ou que l’on ressente, l’artifice. A la manière d’un jeu de plateformes vidéo.
Les plus jeunes ne remarqueront probablement rien, se contentant d’apprécier les séquences les unes après les autres, mais les autres trouveront peut-être cela un peu monotone et sans rythme. Et ce n’est pas une petite romance par ci, par là, et quelques témoignages d’affection entre Boo et Zeno, qui vont arranger les choses. Car le tout manque sérieusement de folie et de personnages qui font rebondir l’intérêt lorsque le rythme s’essouffle (ce qui lui arrive souvent).

La conclusion de

A cause de son scénario trop décousu, ses personnages peu attachants, et son manque d’originalité, ce Monde de Gaya pas si fabuleux que ça risque de n’intéresser que l’audience la plus jeune, et encore, de manière assez distraite. Je dois aussi dire que, en voyant cette tentative européenne de rivaliser avec les grands studios américains de l’animation de synthèse, j’ai été surtout surpris (et déçu) de voir avec quel classicisme et quelle retenue nos voisins allemands ont abordé le sujet. Un comportement tiède qui a forcément un résultat sur le produit fini : le manque de gaîté et de magie.

Que faut-il en retenir ?

  • Premier grand film d’animation 3-D européen
  • Bon niveau technique
  • Quelques séquences assez réussies

Que faut-il oublier ?

  • Personnages peu attachants
  • Scénario trop classique
  • Seconde lecture inaccessible aux enfants
  • Manque de rythme et de vie

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