75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Arac Attack
Arac Attack >

Critique du Film : Arac Attack

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 28 janvier 2006 à 0859

Ces araignées ont bonne mine

Un tonneau rempli de produits chimiques, suite à un accident de la circulation, s’abîme dans une mare et s’éventre, laissant échapper son contenant qui contamine le milieu environnant. Non loin de là, un arachnologue qui nourrit son élevage d’araignée avec des insectes capturés près du point d’eau, s’étonne de la croissance anormale de ses spécimens. Rapidement, les araignées atteignent une taille anormale.
Le réalisateur, Ellory Elkayem, est un jeune néo-zélandais ayant pour seul fait d’arme un autre film d’horreur - avec des insectes d’ailleurs -, They Nest. Lorsqu’il se voit accorder par Roland Emmerich, producteur sur le projet, la réalisation d’un film sur une invasion d’araignée, en bon fan des films des années 50, il voit là une bonne occasion d’offrir aux spectateurs un bel hommage aux monsters movies qui ont animés les drive-in de l’après guerre et qui, depuis cinquante ans, inonde sans cesse le câble américain.

David Arquette, anti-héros attachant

Arac Attack reprend tous les ingrédients de ces films de science-fiction horrifiques qui mettaient en vedette toutes sortes de créatures géantes, avec une nette préférence pour les Insectes. De nombreux réalisateurs, de Jack Arnold à Bert I. Gordon, en passant par Roger Corman, Gordon Douglas, Kurt Neumann et même Ishirô Honda, devinrent des spécialistes du genre et certaines de ces œuvres sont devenues depuis des classiques ornant les rayons des filmothèques. Des Monstres Attaquent la Ville Them!, 1954 - et Tarantula – 1955 - en sont probablement les meilleurs éléments.
Le raison des transformations, mutations ou apparitions de ces créatures monstrueuses, étaient sujettes à un script pratiquement récurrent mettant en cause, en vrac, les expériences nucléaires – guerre froide oblige -, les catastrophes biologiques, les expériences génétiques, et plus rarement des interventions extraterrestres. Cette vague de créatures géantes et sanguinaires fit de cette époque d’après guerre une véritable période de rêve pour les amateurs de cinéma fantastique, et elle engendra d’ailleurs plus tard tout une nouvelle génération de cinéastes talentueux spécialisés dans le genre, qui eurent leur jeunesse bercée par la vision de ces œuvres – John Landis, Joe Dante, John Carpenter, Steven Spielberg, etc.
Un demi-siècle plus tard, Ellory Elkayem, également auteur du scénario, décide, comme le fit Dan O’Bannon avec ses morts-vivants, que la mutation des araignées sera provoquée par un conteneur de produits chimiques. Nourri des insectes – qui, eux, ne grandissent pas ! - ayant absorbé ce produit, des araignées atteignent des tailles colossales, notamment la reine des araignées sauteuses qui vit dans la mine, et surtout une gigantesque tarentule qui atteint la taille d’un camion, même si elle est encore loin de la taille colossale de celle de 1955, et qui deviendra symboliquement le ‘’leader’’ des arachnides.
La tarentule, le boss du jeu?

Bien évidemment, avec les améliorations technologiques, le cinéaste abandonne à juste raison la simple surimpression de pellicule et opte pour l’incrustation en images de synthèse. Si le résultat est loin d’être parfait, notamment la séquence où les Sauteuses poursuivent les motards, cela reste fun, voir jubilatoire, à la manière d’un jeu vidéo. En effet, conscient du faible facteur de crédibilité de son histoire, Elkayem se démarque du ton sérieux, souvent moralisateur – et même assez maccarthiste, il faut le dire –, des œuvres passées pour s’orienter, non pas vers le second degré, mais carrément vers la comédie légère.
Ainsi, le scénario qui compte cette histoire de mine occupée par des araignée qui sortent la nuit pour attaquer une petite ville en pleine crise économique n’est qu’un prétexte pour mettre en scène des scènes d’actions souvent gaguesques. Malin, le cinéaste réussit son pari en choisissant également parfaitement ses comédiens. David Arquette, avec sa tête de beauf un peu ahuri mais éminemment sympathique est idéal dans ce rôle d’anti-héros, et on peut vraiment affirmer que le comédien est parfaitement à l’aise dans la comédie. On remarque également un animateur de radio paranoïaque et complètement allumé – Doug E. Doug – un shérif adjoint bedonnant et dépressif – Rick Overton -, une vieille tante accroc à la cigarette et au paroles à raz de la ceinture– Eileen Ryan -, un petit génie – Scott Terra -, un maire couard et cupide – Leon Rippy. Seuls les rôles féminins, celui du shérif, interprété par la belle Kari Wurher, et de sa fille, incarnée par la encore toute jeune Scarlett Johansson, ne sont dotés d’aucun aspect comique et sont finalement les moins intéressants.
La Reine des Sauteuses - aucune allusion sexuelle -

Connaissant parfaitement le sujet, le réalisateur alterne donc avec habileté les scènes d’actions, dont une se passe dans une galerie commerciale – dans le pur style Zombis – et les agressions mortelles tournées la plupart du temps de manière comique. Car dans Arac Attack, il est hors de question d’effrayer ou de dégoûter le spectateurs, il s’agit de le divertir, à la manière de Evolution, mais en évitant l’humour pipi-caca. Pas de sang, les explosions d’araignées sont ludiques avec leurs giclées de liquide verdâtre, les morts humaines sont la plupart du temps hors cadre et les courtes poursuites ressemblent à un cartoon de Tex Avery.

La conclusion de

Film familial parfait pour une soirée de détente un samedi soir, Arac Attack manie avec élégance humour, effets spéciaux funs et - légers –frissons. Bien entendu, il n’est aucunement effrayant et le scénario est d’un basique frisant la fumisterie, mais son esprit bon enfant et la bonne humeur de ses comédiens compensent largement ce fait. Un bon divertissement, ni vulgaire, ni abêtissant.

Que faut-il en retenir ?

  • Humour omniprésent
  • Esprit fun et action bien maîtrisée
  • David Arquette, sympa et doté d’un bon esprit comique

Que faut-il oublier ?

  • Scénario éculé
  • Quelques effets spéciaux un peu limite

Acheter Arac Attack en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Arac Attack sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Arac Attack

  • Voir la critique de Arac Attack : Les araignées géantes attaquent la ville
    65

    Arac Attack - Avis sur le film par David Q.

    Les araignées géantes attaquent la ville : Un petit film histoire d'extérioser vos phobies, voici Arac Attack. Tournée dans la pure tradition des vieux films de fourmis, abe…

En savoir plus sur l'oeuvre Arac Attack