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Critique du Film : Boogeyman
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Critique du Film : Boogeyman

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 19 janvier 2006 à 0858

Mauvais rêves et mauvais film

Victime d’un terrible drame lors de son enfance - la disparition de son père, un évènement dont il attribua la responsabilité à une créature ayant surgit d’un placard - le jeune Tim mène une vie hantée de cauchemars et de visions, malgré de fréquents séjours dans des établissements spécialisés. A la mort de sa mère, il décide de passer une nuit, seul, dans la maison familiale, dans le but de pouvoir exorciser ses démons.
En observant un peu Boogeyman, on s’aperçoit finalement que ce film suit, dans un registre différent, le même principe que Destination Finale. Dans Destination Finale, et également dans les séquelles, les créateurs ont pris pour principe de matérialiser le plus impitoyable des serial-killers, la Mort elle-même, et de la plonger au cœur d’un slasher movie. Une bouffée d’oxygène dans le genre qui apporta à ces œuvres, sans les rendre pour autant géniales, une originalité bienvenue.
Dans Boogeyman, le réalisateur Stephen T. Kay et son scénariste tentent d’effectuer la même prouesse avec une autre ‘’entité’’, plus psychologique et anthropologique ; la peur. Pas n’importe quelle peur, car il s’agit de la peur primale. Cette terreur viscérale venue des profondeurs de notre culture, de notre éducation, mais aussi de notre instinct de survie et du besoin d’informations que nécessitent nos sens. Cette peur que tout enfant ressent lorsqu’il se retrouve plongé dans un milieu inconnu ou impalpable qu’il assimile instinctivement comme un environnement hostile. Et cette peur créée par les émotions humaines, c’est le Boogeyman, un croque-mitaine vicieux et persévérant.
Malheureusement, il semble que le cinéaste n’ait pas bien saisi l’importance de l’intimité de cette pulsion incontrôlable qui nous pousse à accomplir des actions irraisonnées, pris dans le tourbillon de la panique. Bien au contraire, il traite cette émotion de la manière la plus vulgaire possible, à grands renforts de jeu de caméra dans le pur style clip vidéo MTV et d’effets de surprise artificiels destinés à faire sursauter l’audience. Même si le truc marche parfois, il s’agit bien évidemment plus de réflexes que de sentiments de peur et l’ambiance du film se trouve transformée en sensations de Foire du trône.
Mis à part quelques moments assez bien photographiés et très oniriques – comme le plan où Tim et la jeune ‘’fantôme’’ posent devant la maison en ruine – on doit se contenter d’assister à une tonne d’effets artificiels qui se veulent artistiques : chute d’une veste négligemment posée dont la chute est filmée au ralenti, musique stressante à l’appui, apparition d’une masse de fantômes sans grand intérêt scénaristique, lumières qui clignotent, portes qui claquent, etc. Bref, tous les ingrédients des films de maisons hantées sont réunis et éloignent finalement l’œuvre de ses bases originelles.
Certains éléments scénaristiques sont même introduits de manière un peu forcée. On ne sait pas dans le fond, mis à part que Tim connaissait son père, pourquoi il parvient à communiquer avec cette enfant plus particulièrement, celle là et pas une autre parmi les nombreuses victimes du Boogeyman, et les raisons de cette rencontre – à part faire avancer le scénario bien sur. Puis, vers le dénouement, le film part délibérément vers une narration onirique dans laquelle Tim poursuit le Boogeyman pour lui faire face, se déplaçant à travers les différents lieux, au moyen des portes ‘’dimensionnelles’’ qu’emprunte habituellement la créature fantasmagorique. Là encore, la justification de tels évènements est quelque peu obscure. On a la forte impression qu’ils ne sont présents que pour entraîner des effets spectaculaires.
Du coté de l’interprétation, dans le rôle principal, on assiste à une prestation un peu ‘’too much’’ dans la gamme névrotique de la star de la série 7 à la Maison ; Barry Watson. En effet, il est complètement irréaliste que le moindre psychiatre laisse se balader dans la rue et dans une fac un psychotique pareil, qui est soit disant suivi médicalement. Il a même la trouille de se promener dans la rue le soir venu ! Et on peut dire que le film met en valeur les stars du petit écran car le rôle de Mary, l’ami d’enfance de Tim, est interprété par une Lucy LawlessXena la guerrière - convaincante avec un jeu nuancé et charismatique.

La conclusion de

Boogeyman essaye de construire un film d’horreur psychologique en empruntant aux succès récent du genre comme Darkness, Dark Falls, Les Autres et consorts. Et il s’égare rapidement dans une sorte d’embarras du choix qui l’empêche de se concentrer sur ce qui aurait pu faire la force du film, un traitement plus viscéral et intime de la peur, à la manière d’un Shyamalan avec Sixième Sens, par exemple. En usant à tort et à travers de tous les effets connus pour nous faire sursauter, Stephen T. Kay réduit son film à un clip vidéo tape-à-l’œil.

Que faut-il en retenir ?

  • L’idée originale
  • Quelques jolies séquences

Que faut-il oublier ?

  • Traitement ‘’clipesque’’
  • Errements scénaristiques
  • Dénouement incongru

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