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Vampires 2 >

Critique du Téléfilm : Vampires 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 17 janvier 2006 à 09:26

Le Mexique, un pays qui a du mordant

Derek Bliss (Jon Bon Jovi) est un chasseur de vampires mandaté par l’Eglise. Il a pour mission de réunir un certains nombre de ses camarades afin d’organiser une expédition de nettoyage. Lorsqu’il arrive sur place, il s’aperçoit que ses futurs collègues ont été éliminés par une bande de vampires. Il doit alors accepter l’aide locale, ainsi que la présence de Zoey, une jeune femme contaminée.
Sorte de suite au bien connu Vampires de Môssieur John Carpenter, ce Los Muertos a pour obsession d’exploiter sans vergogne le pitch de son modèle, et de la manière la moins originale possible. Ainsi, le script suit la trame du film de Carpenter presque intégralement ; la destruction de l’équipe de chasseurs, la rencontre avec une fille mordue et contaminée qui a un lien télépathique avec son maître, la légende de la Croix Noire dont l’utilisation au cours d’un sacrifice humain permet soit disant aux Vampires de ne plus craindre la lumière du soleil. Bref, tout y est. Même la musique de Brian Tyler semble récupérée sur le premier opus.
Le choix des interprètes est cependant différent et on ne retrouve aucun des protagonistes du volet précédent. Dans le rôle du courageux chasseur au look de cow-boy, le convaincant James Woods est remplacé par le rockeur fleur bleue Jon Bon Jovi – on y perd quand même sacrément en crédibilité, bien que sa prestation ne soit pas réellement mauvaise, juste insipide – et dans le rôle de la jolie ‘’mordue’’, la troublante Sheryl Lee est remplacée par une plus puérile Nastasha Gregson Wagner. Et bien sur, autour, on a les éternels seconds couteaux ; un faux prêtre au look de chippendale, un jeune garçon que rien n’effraie, un gros costaud black très con qui dort à la belle étoile dans un lieu infesté de vampires, et un vieux barbu qui se prend pour Géronimo avec son arc ridicule et son collier d’escargots.
Cette joyeuse équipée se doit d'affronter non pas un maître vampire – interprété dans le premier volet par le charismatique Thomas Ian Griffith - mais plutôt une maîtresse nommée Una, dont le rôle a été confié à Arly Jover, véritable sosie de Chantal Loby (si, si, je vous assure) mais en moins marrante. En contact télépathique avec la jeune Zoey, cette princesse vampire se rend compte que sa proie suit un traitement bloquant temporairement sa transformation en vampire, et que cette substance chimique pourrait lui permettre de se montrer, de manière brève, en plein jour. C’est vraiment la seule originalité du scénario qui entraîne le vol du médicament par les vampires et une séquence amusante mettant en scène une méga-transfusion de sang. En effet, sans son traitement chimique, Zoey commence sa transformation en vampire et pour y remédier tous les habitants du village se portent volontaires pour lui donner un peu de leur sang, alors que, en même temps, on la vide complètement de son propre sang contaminé. Bon, sauf que l’on ne parle pas du tout de groupe sanguin, et que le bocal d’évacuation du sang semble ne jamais se remplir. Une conséquence de l’évaporation due à la chaleur du désert mexicain ? Mais qu’importe, la méthode marche et en dix minutes, la jeune femme est requinquée, sûrement en raison du sacré pourcentage de tequila que devait contenir le sang de certains de ces donneurs que j’ai pu apercevoir sous leurs sombreros bancals.
John Carpenter, producteur sur le projet, a confié la réalisation à un vieux routard de la série B ; Tommy Lee Wallace. Un vieil ami qui a produit ses films Halloween et Fog, mais qui est aussi le réalisateur de Ça, Halloween III, Vampires, vous avez dit vampires 2 ?, ainsi que de nombreux épisodes de séries télé (Max Headroom, Twilight Zone, et même Flipper !). Autant dire que le lascar connaît son métier, et le résultat de son expérience se voit à l’écran : rythme bien maîtrisé, effets gores statiques mais réalistes et bien crades, séquences d’actions dotées d’un montage soigné et démonstratif. Pour exemple, j’ai bien aimé la séquence du restaurant dans laquelle la princesse vampire est traitée en vitesse réelle, alors que tous les autres éléments sont traités au ralenti. Un moyen efficace et bon marché pour mettre en avant la vélocité de la créature, sans pour autant investir dans une caméra à haute vitesse.
Bon, bien sur, en raison de moyens bien inférieurs au film de Carpenter, la qualité du produit fini se retrouve bien diminuée. Exit le cinémascope, accompagnée de cette magnifique photographie de Gary Kibbe, qui donnait à Vampires son aspect de western apocalyptique, et bienvenu au format vidéo sans saveur. De plus, les dialogues sont aussi nuls que dans le volet original, mais comme ils sont débités par des acteurs beaucoup moins charismatiques et cabotins, l’effet est tout autre ; cela passe de la caricature affirmée à la sensation de n’importe quoi.

47

Film d’exploitation sans scrupule, Vampires 2 est une série B sans prétention, bien tonique et réalisée de manière sérieuse et professionnelle. Malheureusement, le produit est quelque peu gâché par un scénario usé jusqu’à la corde et la présence de personnages pas charismatiques pour deux sous. Un pur produit de consommation aussitôt oublié une fois le générique de fin achevé.

Critique de publiée le 17 janvier 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation sérieuse et appliquée
  • Quelques effets gores

Que faut-il oublier ?

  • Scénario plagiat
  • Personnages peu charismatiques
  • Dialogues parfois ridicules

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