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Critique du film : Aeon Flux [2006], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 janvier 2006 à 09h30

Un clone qui a du charme

Nous sommes au 25ième siècle, une grande partie de la population a été décimée par un virus et les quelques survivants sont concentrés dans une grande cité dirigée par la famille Goodchild Aeon Flux est un agent secret révolutionnaire qui reçoit pour mission de tuer le président actuel. Elle s’introduit alors dans la propriété mais elle ne parvient pas à exécuter sa tache, quand elle voit en Trevor Goodchild quelqu’un quelle croit connaître.
Adaptation d’un comics, Aeon Flux nous emmène dans un futur apocalyptique et pessimiste dans lequel la quasi-totalité de l’humanité a disparu, victime d’un virus, alors que les survivants sont devenus stériles suite à un vaccin déficient. Dans cet univers proche de l’Age de Crystal, l’histoire principale sur concentre autour du personnage de Aeon Flux, un magnifique jeune femme qui vit avec sa soeur, et qui a également une double existence.
En effet, las de l’omnipotence de la famille Goodchild, qui veille à la bonne tenue de la cité de Bregna, un mouvement de résistance, les Monican, a émergé. Ce mouvement anarchiste dirigé par The HandlerFrances McDormand – vise le renversement du gouvernement actuel par l’élimination pure et simple des frères Goodchild et de ses partisans. Malheureusement, le script ne nous explique pas vraiment ce que ces ‘’révolutionnaires’’ proposent en remplacement, et les objectifs premiers de ce mouvement restent très vagues. Cela amène la désagréable sensation de discrédit – volontaire ou pas ?- sur les mouvements contestataires, au profit de l’ordre établi. Une crainte justifiée par un final à la limite du totalitarisme. « Mieux vaut ‘’un’’ ordre établi plutôt que l’anarchie, » déclare un des hommes du présidents. Voilà qui ferait bien plaisir à Judge Dredd.

Aeon Flux (Charlize Theron), aussi belle que dangereuse

Bref, pour mener à bien leurs objectifs, les dirigeants du mouvement clandestin ont mis sur pied un réseau d’espions assassins surdoués, et dotés de nombreuses modifications biologiques et cybernétiques. Aeon Flux est le plus doué de ces agents, et en compagnie de Suthandra – une quadrupède black (sic) –, elle se voit confier la tache de tromper les défenses du palais gouvernemental afin de s’y introduire et d’éliminer le maire Trevor Goodchild. On va être en droit de se demander, en poursuivant ce récit, pourquoi le gouvernement n’a pas également amélioré leurs flics, vu la tannée que leur met Aeon !
Notre jolie héroïne va alors découvrir la vérité, cachée depuis 400 ans à la population. En fait, les habitants de Bregna – cité reconstituée entièrement en image de synthèse - sont les clones des survivants stériles de la pandémie. De génération en génération, les citoyens sont clonés à partir des habitants décédés et introduit par une FIV dans de jeunes mères porteuses qui croient accomplir une grossesse normale. Et comme par hasard, le modèle original de Aeon Flux était la femme de Trevor Goodchild, l’inventeur de ce système et sauveur de cette nouvelle humanité. Le scénario prend alors pour principe d’affirmer que la mémoire de l’individu, son vécu, est conservé dans son ADN, et que lors du clonage, des brides de souvenir d’une existence passée hante alors l’esprit du clone ainsi créé.
Pour défendre cette thèse, le cinéaste choisit d’orienter son traitement narratif vers un malencontreux déballage de bons sentiments en y mêlant une histoire glamour peu crédible entre Aeon et Trevor, les deux anciens époux. Ce choix donne parfois un ton un peu mielleux et convenu qui, sans pour autant parvenir à être romantique, inflige au film un rythme mou et désuet. La leçon de morale sur les méfaits du clonage et sur son illégitimité est également amenée de manière primaire et un peu balourde. Le film tire en longueur, faute d’argument, et n’éveille l’attention du spectateur que lors des scènes d’action.
En fait, Aeon Flux, en fonction des goûts du spectateur, vaut le coup d’oeil pour deux principales raisons. La première et qui, je pense, va intéresser la plupart de l’audience masculine, est la performance de Charlize Theron dans le justaucorps d’Aeon. Je dois avouer que je n’avais plus vu depuis longtemps quelqu’un d’aussi sexy, tout en restant à la fois crédible et à l’aise dans son rôle. Plus que la ridiculiser, sa superbe plastique et son beau visage amènent une impression de perfection qui colle parfaitement au personnage hors norme et surhumain qu’est Aeon Flux. A des années lumières de Barb Wire et de Catwoman
Les frangins Goodchild

Le deuxième principal argument est la qualité des séquences de combat. Mélangeant à volonté les arts martiaux et les gunfights, la chorégraphie serait quasi parfaite, s’il n’y avait pas parfois cette agaçante manie de montage video-clippé qui fait perdre tout repère au spectateur. Mais heureusement, l’utilisation de cette technique est assez rare et certaines séquences, comme la traversée des jardins du palais, sont très réussies visuellement et très impressionnantes athlétiquement.
Hélas, il n’y a que ces deux arguments qui témoignent en faveur du film. Car, en plus d’une histoire vraiment trop niaise et d’un manque de rythme, l’oeuvre manque de réalisme. Par exemple, il est difficile de croire qu’en l’an 2045 la civilisation qui possèdent des avancées technologiques comme la communication par cyber-télépathie, les prothèses cybernétiques, la maîtrise totale du clonage, l’enregistrement holographique et diverses autres innovations, puisse encore utiliser des armes à feu du 20ième siècle et des lunettes de visée traditionnelles, voir son chef d’état utiliser un laboratoire qui ressemble à celui de Pierre et Marie Curie, et installer toute sa banque de données génétique dans un dirigeable aussi fragile que voyant.

La conclusion de à propos du Film : Aeon Flux [2006]

Nicolas L.
45

Film de science-fiction faussement ambitieux, Aeon Flux est une oeuvre mineure qui ne vaut que pour la plastique de Charlize Theron et pour quelques séquences d’actions réussies. Tout le reste n’est que tape à l’oeil et effets toc qui donnent au film un net goût de superficiel et de surfaits. Si l’on ajoute à cela un message moralisateur très primaire et quelques forts relents totalitaristes, on a au final une oeuvre médiocre et dispensable.

Que faut-il en retenir ?

  • Les scènes d’action
  • Charlize Theron, mama mia…

Que faut-il oublier ?

  • Scénario convenu et moralisateur
  • Réalisation sans génie
  • Trop d’incohérences

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