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L'Invasion Silencieuse >

Critique du Téléfilm : L'Invasion Silencieuse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 12 janvier 2006 à 07:50

Pas de quoi avoir le cafard, mais…

La police est mise en alerte suite à une série de morts mystérieuses et atroces. Les premiers soupçons se portent vers une secte nihiliste dirigée par un psychopathe, Tiny Frakes. Mais, aidé dans ses investigations par le frère d’une des victimes, le détective Geena O’Bannon oriente plutôt ses recherches vers de très secrètes expérimentations gouvernementales, axées sur les aptitudes guerrières des cafards.
Prometteur, le film débute de manière très spectaculaire ; un chauffeur d’autobus est mis en contact avec des cafards mutants et, après que les sales bêtes aient pénétré sous son épiderme, devient fou de douleur et conduit son véhicule dans le décors, non sans avoir auparavant semé une sacrée panique dans les rues. L’on se dit alors que le film va dépoter grave, du genre ; ‘’plein de cafards géants qui envahissent les cités américaines et dévorent tout sur leur passage’’. Et bien, pas du tout ! Et d’ailleurs, on ne saura jamais de quelle manière les insectes ont pu arriver sous le froc de ce pauvre type. Finalement, on se rend compte que cet incident n’a pour objectif que d’introduire le personnage de Geena O’Bannon, véritable archétype du bon flic – qui est devenu flic parce que papa l’était, blablabla – et qui doit se supporter une véritable tache – un vulgaire mâcheur de chewing-gum macho - comme collègue.
En fait, le film est construit sur l’histoire de quelques étudiants et un professeur d’université qui effectuent des recherches sur les cafards pour le compte du gouvernement. Leur objectif principal étant de créer un système de contrôle de ces insectes, mais aussi d’arriver à mettre au point une espèce mutante – on ne sait comment. Le problème est que l’un des étudiants se prend à voir des énormes ambitions mégalomaniaques et entreprend de s’accaparer le projet en éliminant les personnes au secret, dont Brian Gage, l’un de ses camarades de promotion.
L’assassinat spectaculaire de Brian attire la colère de Teg Gage, le frère de ce dernier et un militaire à scrupules. Ce troufion au grand cœur, devant l’incompétence des autorités qui ne voient en la mort de Brian qu’un regrettable accident, décide de mener sa propre enquête, mais il tombe sous le charme des beaux yeux – et du reste - de O’Bannon. Les deux héros unissent alors leur force pour mener l’enquête. La plus grande partie du film ressemble alors à une série policière, dans le pur style Starsky et Hutch. Il y a le chef de la police, noir, bougon, mais au grand cœur, le collègue arriviste mais con comme un balai, les indics dans les bouges et chez le tatoueur, les faux coupables et surtout les deux enquêteurs qui font preuve de la plus grande persévérance et d’un courage inégalable face à l’adversité.
Leur ténacité va bien évidemment payer. Grâce à l’ordinateur portable de son frère - qui n’a même pas été réquisitionné par la police ! – Ted Gage découvre que le frangin était embarqué dans des recherches très louches sur le contrôle du comportement des cafards par électromagnétisme. C’est ce détail scénaristique qui donne au téléfilm son cachet horrifique avec cette petite histoire de science-fiction pas très crédible dans laquelle des gamins - dont un dealer !- et leur professeur sont détenteurs de secrets d’état. Et le problème majeur est le lien artificiel qui est créé entre les deux aspects, avec l’apparition de meurtres improbables – mais pourquoi donc l’étudiant surnommé Lazarus fait exécuter par ses cafards, en attirant par conséquent l’attention des enquêteurs, un jeune homme dont le seul tort est d’avoir aidé à décrypter un fichier – et l’intégration de la fausse piste de la secte. En fait de secte, on nous montre juste un maniaque qui roule des mécaniques devant le détective O’Bannon, tout en usant de sous-entendus sexuels lors d’un entretien dans un local à la porte en papier. On a du mal à imaginer ce Tiny Frakes – interprété par un Mickey Rourke avachi – dans la peau d’un danger public.
La dernière demi-heure change de direction narrative et nous embarque dans le film de monstres. En effet, les deux enquêteurs ont découverts que les cafards mangent des céréales – hé oui ! C’est pas con un enquêteur ! – et ils se rendent donc dans les silos à grains, situés sur le port. Là, ils tombent pile poil, quel aubaine, sur Lazarus et un complice qui embarque des caisses de cafards, et sur le professeur, enchaîné dans un coin – mais pourquoi ne pas l’avoir tué ? Mystère. Un gunfight s’engage alors, dont les gentils sortiront vainqueurs. Mais leur peine ne sera pas finie car les cafards, apparemment agacés par cette agitation, passent à l’offensive. Le film bascule alors dans l’excentrique avec le détective O’Banon qui, suspendu à une chaîne, se prend pour Lara Croft, mais surtout avec l’attitude des cafards qui se rassemblent tous pour créer une gigantesque blatte géante ! Très agressive, la blatte attaque les survivants qui ripostent en vain avec leurs armes à feu, avant d’arriver à détruire cette aberration par le feu d’une explosion.
Les effets spéciaux numériques ne sont pas très nombreux et cela n’est pas vraiment bien grave, car ils ne sont pas du tout convaincants. On dirait que les victimes sont noyées sous un sac d’olives noires. Leur apparition dans le silo prête également à sourire, au lieu d’émerger rapidement des stocks de grain, ils apparaissent carrément dessus, le blé ne bougeant même pas sous les mouvements de leurs pattes. Quand à la créature géante, elle est tellement peu crédible dans sa conception que l’on est au final peu choqué par cet amas de boules noires rappelant vaguement un cancrelat. Bien évidemment, pour ne pas choquer les téléspectateurs les plus sensibles, il est inutile de préciser que les effets gore sont totalement absents de ce métrage, et on n’y voit d’ailleurs pas la moindre goutte de sang.

30

Téléfilm au rythme un peu mou plus orienté enquête policière que film d’horreur, L’invasion Silencieuse est peu convaincant. Réalisé et interprété de manière correcte mais sans aucune imagination, il est durant plus d’une heure un spectacle soporifique et sans grand intérêt. La dernière demi-heure, même si les effets spéciaux sont assez mauvais, est plus réjouissante avec un peu plus d’action et quelques créations scénaristiques inattendues et assez drôles.

Critique de publiée le 12 janvier 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Dernière demi-heure amusante
  • Interprétation et réalisation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Scénario peu crédible
  • Effets spéciaux ratés
  • Rythme lent et soporifique durant une heure.

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