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Critique du Film : M.A.L - Mutant aquatique en liberté
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Critique du Film : M.A.L - Mutant aquatique en liberté

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 décembre 2005 à 0901

Un homard à l’américaine pour la 6

A des lieues de la surface, reposant dans les profondeurs océanes, se trouve la station Deep Star Six, un laboratoire spécialisé subventionné par l’US Navy.
L’équipe de scientifiques qui l’occupe a pour mission immédiate d’établir un site propice à l’installation de rampes de missiles nucléaires. Pressé par le temps et ses supérieurs, le responsable de la station demande d’employer les grands moyens, à savoir faire sauter les flancs d’une caverne afin de sécuriser l’endroit.
Une fois ceci fait, les scientifiques envoient un module habité afin d’explorer l’endroit. Arrivés sur place, les deux membres d’équipage, passager du module, voient leur frêle appareil agressé par une gigantesque forme de vie inconnue jusqu’alors.
Paniqués, les autres membres survivants décident de fuir la station en prenant bien soin de neutraliser auparavant les missiles…
C’est avec un plaisir non dissimulés que je vais vous offrir la critique du film qui porte un des titres les plus ridicules de l’histoire du cinéma. Faisant fis de Deep Star Six, le titre original, le distributeur a choisit un truc terrible, et diablement commercial : MAL- Mutant aquatique en liberté ! Incongru et extraordinairement con, me direz-vous, car les décideurs n’ont même pas du voir le film qui ne voit intervenir strictement aucun mutant, hormis Miguel Ferrer, mais bon, lui il est hors concours.


En fait, ce fameux mutant qui n’en est pas un est une créature enfermée dans une caverne depuis des millénaires – normal qu’elle est les boules – et qui me fait vaguement penser à un homard géant doté d’une tête dans le pur style broyeur d’évier. Sa taille est d’ailleurs sujette à polémique car elle m’a semblé étrangement variable durant le métrage ; presque celle d’une baleine lorsqu’elle percute la station, elle parvient pourtant à se glisser à travers un sas de taille modeste. Elle a du connaître, malgré son isolement, un certain Houdini lorsque le magicien effectuait ses plongées en cage verrouillée.
De toute façon, la bestiole, conçue par Chris Walas – la Mouche 2 -, on ne la voit pas des masses et elle n’apparaît qu’après 64 minutes – j’ai vérifié - de métrage. En attendant, on assiste à des évènements assez anodins, conséquences de la proximité et du cloisonnement, qui comprenne coucheries, disputes, et blagues de potaches. Lorsque la station Deep Star Six envoie un module habité pour installer les rampes de missiles, ce dernier envoie à son tour un module encore plus petit pour explorer la caverne. On assiste alors à un rigolo échange de communication à trois empli d’incompréhension. Et ça dure un bout de temps… car c’est économique ; on voit que dalle, ça entretient le suspense avec plein de petits bruits suivis par des cris et le tout s’achève par des râles d’agonie.

Au milieu des évènements, s’agite comme un dément un dénommé Snyder, dans le rôle du mec qui perd les pédales, un peu comme Michael Biehn et son lieutenant Coffey dans Abyss. Mais sauf que là, c’est le comédien Miguel Ferrer, avec sa sale gueule antipathique, qui tient les rênes. Et ce géant de la série B nous amène dans les abysses de la démesure ; c’est lui qui n’est pas là quand le message d’alerte arrive sur sa radio, c’est lui qui fait péter les missiles par inadvertance, c’est lui qui fuit en premier devant la créature, et c’est encore lui qui tue un collègue par erreur. En même temps, on peut lui pardonner un peu car on a l’impression qu’il n’y a que ce pauvre Snyder qui fait quelque chose de productif dans cette galère. Les autres, à part se doucher, baiser, baiser sous la douche, et surtout parler pour ne rien dire, je ne les ais pas vu faire grand-chose.
Puis arrive la bêêête, elle entre par le sas de la station tout en poursuivant un type dans un scaphandre blindé – celui de la jaquette – et après en avoir croqué la moitié, elle se tourne vers les autres membres d'équipage, beaucoup plus moelleux. Sean S. Cunningham, en grand tâcheron du film d’horreur bis américain devant l’éternel, essaye à ce moment de nous faire un mixage d’Alien et d’Abyss. Mais bon, même si tout est correctement réalisé et vraiment pas scandaleux, cela manque de punch pour nous surprendre. Toutes les séquences rappellent les deux films précités, en moins bien, évidemment, et le cinéaste glisse même une copie de Outland quand Snyder entre dans la capsule de secours et explose – ou implose, je sais plus, enfin il fait splash ! sur les vitres -, faute d’avoir décompressé, dans les deux sens du terme.
A la fin, le spectateur indulgent qui a tenu jusque là, a la surprise de voir la créature suivre les deux rescapés jusqu’à la surface et, pas même éblouie par un soleil qu’elle ne devrait avoir jamais vu, elle envisage de terminer son repas. Et hop, là on se tape un bout digne des Dents de la Mer où le héros, à peine décoiffé, parvient à sauver sa dulcinée en transformant le monstrueux crustacé en homard grillé… Hého ! Qui c’est qui a la mayo ?

La conclusion de

En résumé, MAL – Mutant Aquatique en Liberté – est un véritable film d’exploitation sans aucune imagination mais réalisé de manière honnête et doté de moyens honorables. Pour les amateurs de films de monstres, comme moi, il peut représenter un sympathique passe-temps les dimanches de pluie ou lors des soirées pizza-bière avec quelques potes.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Miguel Ferrer qui surjoue

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et sans imagination
  • Effets spéciaux rares
  • Dialogues insipides

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