75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Card Player
Card Player >

Critique du Film : Card Player

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 14 novembre 2005 à 1059

Dario Argento est nul aux cartes

Un mystérieux tueur sadique sévit dans la cité romaine. Son nom, le Joueur de Carte. Il tient ce sobriquet attribué par la presse et la police, à la manie qu’il a de jouer la vie de ses victimes - de jeunes et jolies jeunes femmes qu’il kidnappe et séquestre - à l’occasion de parties de poker qu’il entreprend sur un service Internet avec les forces de la Police.
En compagnie d’un inspecteur de police britannique, la jolie Anna Mari va mener l’enquête. Des pérégrinations très dangereuses qui vont les deux policiers dans le milieu du jeu romain et qui vont mettre la vie même en danger de la jeune inspectrice. Comme si le tueur avait jeté son dévolu sur elle.
Je suis vraiment désolé. Oui, c’est le mot ; désolé. Une tristesse causée par la vision de ce film qui est le reflet du travail d’un artiste ayant perdu toute foi et toute inspiration. Pourtant, il y a deux ans, la sortie de Non Ho SonoLe Sang des Innocents - m’avait laissé croire au renouveau du grand Dario Argento. Car, alors que dans ses œuvres immédiatement précédentes il nous avait offerts des spectacles assez moyens – pour finalement s’égarer dans les mornes souterrains du Fantôme de l’Opéra – j’avais perçu la sortie de Non Ho Sono comme un véritable bol d’air. Avec ce film, le maître renouait avec le genre qui a fait sa réputation, en de manière concernée et perfectionniste, en mettant en boîte un giallo terrifiant et efficace. Et même si après un début extraordinaire – magnifique séquence du train – le film s’essoufflait un peu, on était à même de penser que le réalisateur italien était sur la bonne voie.
Aussi, quelle désillusion ! Sur une trame qu’il connaît pourtant sur le bout des doigts, Dario Argento nous livre un film plat, mal joué et réalisé de manière presque dégoûtée. Le plus choquant est sans nul doute l’absence totale de recherche d’art dans la photographie, qui est en général le point fort du cinéaste. On se croirait dans un épisode de Derrick tourné à la DV ; un véritable téléfilm de commande, sans aucune prise de risque. C’est à se demander si le réalisateur était vraiment présent sur le plateau tant la réalisation est pauvre en mouvements de caméra et monotone dans ses prises de vue.
Et comme je l’ai dit, ce n’est hélas pas tout. Si le scénario n’est pas à la base une stupidité, on ne peut en dire autant de certaines scènes, vraiment ridicule, comme celle ou les flics, en compagnie d’un gamin de 19 ans, se mettent tous à danser lorsqu’ils ont remportés une partie de poker contre le tueur. Le gosse, un sois disant génie – alors que le jeu est un véritable tirage au sort débile – montant même sur la table, au beau milieu du commissariat, pour exprimer sa joie. A cela, il faut ajouter les séquences intermédiaires restituant la vie d’un poste de police romain, dans lesquels les comédiens jouent de manières peu crédibles des scènes inintéressantes, à un rythme soporifique.
Argento se retrouve un peu dans les scènes violentes, mais elles ne sont vraiment pas assez nombreuses pour relever le niveau de l’ensemble. Parfois, des moments, comme lorsque le flic anglais se retrouve empalé par une planche à clous, nous rappelle le grand réalisateur qu’il peut être. Mais, cela est bien maigre. Du coté des effets spéciaux, l’excellent Sergio Stivaletti profite des rares occasions qui lui sont offertes pour nous horrifier avec des corps humains purulents très réussis, utilisés pour des séquences d’autopsie assez dégueulasses.
D coté de la distribution, les acteurs sont au diapason de l’ensemble. Stefania Rocca, pourtant en générale excellent comédienne est vraiment peu convaincante en femme policier indépendant ayant subis trauma d’un père suicidaire, victime de sa passion pour le poker (sic !) et Liam Cunningham, dans le rôle du flic irlandais est parfois ridicule, comme lorsqu’il drague Anna, alors qu’il est en état d’ébriété. Pour les cinéphiles, notons que la fille aînée de Dario Argento, Fiore fait son retour dans un petit rôle, après 20 ans d’absence sur les écrans. Elle aurait pu choisir une meilleure occasion.

La conclusion de

Player Card est un véritable giallo soporifique et totalement inintéressant. Une œuvre indigne d’un réalisateur comme Dario Argento qui accumule une somme importante de carences ; scénaristiques, artistiques et dramatiques. L’absence de violence, de gore, d’effets de caméra et de suspense fait de ce produit vraiment fade une véritable tache dans la filmographie du cinéaste, qui malgré quelques égarements, n’était jamais tombé aussi bas. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il va s’en remettre…

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences chocs intéressantes
  • Les maquillages de Stivaletti.

Que faut-il oublier ?

  • Dialogues parfois débiles
  • Réalisation sans relief
  • Photographie insipide
  • Aucun suspense
  • Effets horrifiques rarissimes
  • Interprétation souvent mauvaise.

Acheter Card Player en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Card Player sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+