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Critique du Film : L'Abîme des morts-vivants
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Critique du Film : L'Abîme des morts-vivants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 2 novembre 2005 à 1012

A fond de l’abîme, c’est n’importe quoi.

Durant la seconde guerre mondiale, dans le désert saharien, les membres d’un convoi de l’Afrika Korps, transportant une forte somme en lingots d’or, sont massacrés lors de leur passage au cœur d’un oasis. Bien des années plus tard, nombreux sont les aventuriers qui partent à la recherche de ce gigantesque trésor. Ils ne savent pas encore que les soldats allemands, devenus des zombis assoiffés de sang, ne sont pas vraiment décidés à lâcher leur butin.
Je vous préviens, à l’issue d’une séance de l’Abîme des Morts-vivants, vous avez de fortes chances de rester prostré, durant de longues minutes, devant votre téléviseur désormais muet – s’il n’a pas grillé à l’occasion. Car le visionnage de cette ‘’chose’’ relève grandement d’une épreuve traumatique. Un test de santé mentale, comme on le dit si bien lors de parties de l’Appel de Cthulhu – le jeu de rôle. L’on peut en sortir fortement éprouvé, mais pas pour la raison que l’on aurait pu croire à la lecture de la jaquette.
Car ce ‘’film’’ réalisé par Jésus Franco, alors plongé en pleine période Eurociné – la compagnie productrice du Z qui s’assume – est un véritable abîme, que dis-je ? Un véritable abysse de nullité cinématographique, un monumental symbole du n’importe quoi couché sur pellicule…. Bref, je suis désolé, les qualificatifs me manquent.
Dés l’ouverture, on est en plein hallucination. Trois péquins qui se veulent être de fiers soldats allemands tombent dans une embuscade. Pour illustrer cet impératif scénaristique, Franco – renommé A.M. Frank pour l’occasion – récupère de vieux stock shots Eurociné, dont le déjà pourrave Le Jardin du Diable, merdouille réalisée en 1971 par Fabio Rizzi. A grands renforts de raccords mal foutus, il parvient à nous donner des scènes comptant parmi les plus débiles de l’histoire du cinéma, comme lorsqu’un type, jugé sur un mur, tire en l’air avec sa mitraillette, et qu’en raccord contre-champ l’on voit tomber sa victime ; un adversaire situé au niveau du sol !
Le reste n’est pas mal non plus. Histoire de nous faire voyager à moindre coût, le réalisateur glisse également un nombre conséquent d’inserts ridicules pour appuyer la narration chaotique de son film. Un bus rouge symbolise Londres, une carte postale cadrée en plan fixe la ville de Tripoli et trois palmiers nous transportent au Maroc, où l’on passe de plans désertiques à des séquences filmées dans un souk, sans aucun lien logique. Un véritable foutage de gueule ! Si l’on ajoute à cela la manie presque clinique qu’à ce filou de Franco de noyer ses prises de vues de zooms incessants, je vous assure qu’il y a de quoi avoir le vertige.
Puis il y a le clou de film, ce centre d’intérêt représenté par l’oasis, que l’on imagine forcément remplis de zombis vilains et pas beaux. En fait, cet endroit - représenté par trois ruines pouilleuses, un palmier moribond et un buisson rabougri - est exploré dans un premier temps par des filles grassouillettes un peu connes. Ces greluches aux shorts provocants sont alors attaquées par les zombies – on les comprend, ils n’ont pas vu de gonzesses depuis 1942 -, créatures que l’on a du mal à distinguer car ce cochon de Franco, incurable, s’acharne à cadrer en plan serré les fesses molles des futures victimes. On a forcément du mal à suivre le déroulement des évènements. Sauf si l’on a le don de lire sur les fesses (ha ha). Mais ne le crions pas trop fort, cela pourrait donner une idée de scénario à Jesus Fanco
Lorsque, finalement, on a l’occasion de découvrir ces monstres avides de chairs fraîches, on déchante rapidement et on regrette illico les vues sur les chutes de rein mollassonnes des minettes, aussi quelconques soient-elles. Car ces trois figurants, à la coiffure impeccable et au look d’italiens en goguette qui auraient pris un plat de spaghettis sur la figure, ont du mal à assurer leur rôle de terrifiant morts-vivants. S’en suivent alors des interminables plans d’agressions très chiants, pleins de ho ! et de ha ! mollement filmés, servis par toujours autant de zooms stupides. Et cela jusqu’au une aube libératrice qui libère le spectateur de ce spectacle éprouvant, sans lui fournir pour autant une explication.

La conclusion de

L’Abîme des Morts-vivants est la matérialisation du néant cinématographique, artistique et technique. Rien ne peut sauver cette immondice car l’absence totale d’humour et de second degré rend sa vision ennuyeuse et pénible, du moins si l’on ne s’y est pas préparé. Dans l’autre cas, en gardant bien en main la télécommande, on peut trouver un certains plaisir à rechercher les nombreuses anomalies qui fourmillent dans le film. Cela peut même être le cadre d’un jeu entre potes, pourquoi pas ?

Que faut-il en retenir ?

  • A coté ce ça, même votre film de famille a l’air pro.

Que faut-il oublier ?

  • Décors cheap
  • Interprétation nulle
  • Maquillages minables
  • Réalisation bâclée
  • Scénario rachitique
  • Le plus mauvais film de Franco.

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