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Critique du Film : Prince des Ténèbres
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Critique du Film : Prince des Ténèbres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 octobre 2005 à 1054

Fallait pas l’inviter…

Dans une banlieue désertique, une équipe de scientifiques s’installe, en compagnie d’un prêtre, dans une église où l’on a retrouvé dans son sous-sol une étrange cuve contenant un liquide verdâtre. Au fur et à mesure de leurs études, les scientifiques sont sujets à des rêves étranges, pendant que le liquide verdâtre se met à bouillonner de plus en plus. Pendant ce temps, à l’extérieur, une horde de clochard commence à se rassembler. L’horreur va commencer…
Après ses déboires hollywoodiens, John Carpenter décide de revenir à un cinéma plus indépendant. Et au genre qui a fait son succès ; le film d’horreur. Le Prince des Ténèbres reprend en fait la même trame que The Thing. Les protagonistes sont menacés de l’intérieur par une forme étrange qui peut s’emparer des êtres humains, mais ils ne peuvent cependant fuir à l’extérieur, une vague de clochards sanguinaires remplaçant le mortel froid polaire. Coincés dans ce lieu non sécurisé, pourri de l’intérieur, l’équipe de scientifiques et le prêtre se retrouvent dans une situation similaire à celle des occupants de la station polaire ce qui, par conséquent, ouvre grand les portes de la paranoïa et de la peur panique.
Placé dans un réceptacle situé en hauteur – dominant les observateurs - le liquide vert transforme en goules toute personne qui s’approche de trop près du récipient. Comme s’il était doué d’une vie propre, cette mystérieuse semence pénètre avec violence, de manière éjaculatoire, dans l’organisme de la victime. Une métaphore très évocatrice qui fait renaître l’individu sous une autre forme, dotée d’une essence inhumaine et plus forte. Ces créatures ne sont en rien des zombis car elles servent une cause, elles doivent protéger et favoriser la venue du prince des Ténèbres, le fils du Diable qui ressent la furieuse envie de venir faire un tour sur la Terre. Il est néanmoins difficile de dire si ce produit vert fluo (hommage à re-animator ?), donneur d’une nouvelle vie, est contrôlé ou non par son créateur. C’est une des faiblesses de ce scénario qui comporte de nombreuses incertitudes.
L’une d’entre elles est l’attitude des clochards. On comprend que ce sont des esprits faibles dominés par Satan, mais on n’en comprend pas vraiment la procédure, et les aboutissements, mis à part le fait qu’ils sont chargés de protéger l’accès à l’église. Il est vrai que cet aspect d’inachevé rend leur apparition encore plus flippante. Jusqu’où sont-ils capables d’aller ? Que veulent-ils vraiment ? A cela s’ajoute le message d’avertissement venant du futur. Un message subliminal qui traverse les ages pour prévenir l’humanité (en fait, juste quelques scientifiques universitaires…) de la prochaine tentative d’arrivée du diable. Oui, bon, admettons. Je pense sincèrement que ces points d’ombre auraient du être éclaircis ou peaufinés.
Si je n’ai pas été vraiment convaincu par ce scénario, qui comporte à mon avis trop de lacunes, il n’en est pas de même pour la réalisation, qui est tout bonnement excellente. Avec le Prince des Ténèbres, John Carpenter réalise sans nul doute son film le plus terrifiant. Sur une musique synthétique mais très peu rythmée, le cinéaste fait monter lentement la pression, à une cadence métronomique, chaque évènement s’enchaînant lentement les uns derrière les autres. De l’assassinat du jeune étudiant par les clochards jusqu’à l’explosion de violence et de folie qui clôt le film, chaque nouvelle situation augmente notre angoisse d’un degré supplémentaire sur l’échelle de l’horreur. On est plus proche du cinéma d’horreur italien à la Dario Argento que du fantastique américain survolté et pétaradant.
Très confiant en ses capacités techniques, Carpenter alterne les gros plans démonstratifs et biens dégueus – les cafards, les visages des goules – le subjectif hors cadre et les plans d’ensemble sur les clochards qui, part cette méthode, ne sont pas sans rappeler les zombis de Romero. Impression appuyée par leur démarche lente et leur regard vide. On a ainsi la sensation que, quelque soit le choix de cadre, une vision d’horreur peut survenir. Et le réalisateur joue avec ça, en faisant durer le plaisir à travers des panoramiques et des travellings d’une lenteur calculée. Il n’y a rien strictement rien à dire, c’est très efficace.
Pour ajouter au plaisir, John Carpenter s’est entouré de comédiens de qualité et avec lesquels il a des affinités particulière. En tête de liste, on trouve ce cher Donald Pleasance, qui interprète le rôle de l’homme d’église. Son jeu juste, sobre, et volontaire apporte au personnage un aspect ‘’missionnaire’’ en parfaite adéquation avec le but de sa présence sur les lieux. Des plateaux de Jack Burton, le cinéaste ramène trois icônes de la série B ; le patriarche Victor Wong et Dennis Dunn. Seul Jameson Parker, que je trouve un peu fade, ne m’a pas convaincu dans le rôle principal. A noter dans le rôle d’une sorte de leader des clodos, le chanteur au visage pas possible Alice Cooper, qui décidemment n’a pas besoin de maquillage pour faire peur.

La conclusion de

Le Prince des Ténèbres est assurément une des réussites de John Carpenter. Et un de ses meilleurs films. Cela aurait pu assurément être un pur chef d’œuvre s’il avait bénéficié d’un scénario plus travaillé. Reste que c’est une œuvre angoissante pour certains, terrifiantes pour d’autres, et cela grâce à une réalisation impeccable. Un film qui met en valeur l’indéniable savoir-faire du cinéaste.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance oppressante
  • Réalisation efficace
  • Scènes d’horreur réussies.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario un peu bancal.

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