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Critique du Film : Phenomena
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Critique du Film : Phenomena

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 26 octobre 2005 à 0846

Une métaphore poétique un peu auto sabordée

Une jeune fille à problème, Jennifer Corvino, fille d’un grand réalisateur, est envoyée par sa famille en Suisse, dans un établissement scolaire assez strict. Arrivé sur les lieux, elle apprend que la région a subi une série de meurtres assez mystérieux et, en même temps, elle se découvre avec inquiétude de puissants dons psychiques, comme cette faculté de communiquer ses émotions aux insectes. Une nuit, alors qu’elle est sujette à une crise de somnambulisme, elle est témoin d’un meurtre commis sur une des jeunes filles de l’école.
Le film s’ouvre sur un bus scolaire qui redémarre, oubliant une jeune adolescente en retard (Fiore Argento, la fille aînée du cinéaste) sur le bord de la chaussée. Celle-ci se retrouve seule, isolée dans ce décor champêtre et boisé, respirant la douceur de vivre de la campagne suisse. Elle décide donc de marcher, et commence à traverser cet environnement agréable, mais aussi inquiétant par son calme. Elle arrive devant un chalet en bois, et la curiosité l’emportant, elle pénètre à l’intérieur de la bâtisse qui, par son état de délabrement, ses couleurs criardes et ses barreaux aux fenêtres se dresse dans ce champ ensoleillé à la manière d’un furoncle purulent sur une peau saine.
Et comme on le sait, la pourriture attire la vermine. La jeune fille va l’apprendre à ses dépends lorsqu’un individu essaye soudainement de l’étrangler et lui plante sauvagement une paire de ciseaux dans la main. La victime horrifiée et blessée sort de la maison et cours vers les bois, mais la cible est verrouillée et le prédateur ne lâche pas sa proie, qui finira sa courte existence de manière horrible, mutilée aux pieds de rochers millénaires.
Un début excellent, parfaitement maîtrisé, qui mélange avec habileté les scènes champêtres, presque poétique, avec l’horreur pure, ultra démonstrative et relativement crade. Le film s’intéresse ensuite au personnage de Jennifer (Jennifer Connelly) et à son épanouissement sexuel au sein de l’établissement. En pleine transformation, elle se découvre des pouvoirs de domination sur les insectes, et telle Carrie, l’adolescente créée par King, la découverte de ses pouvoirs se fait à travers des crises émotionnelles. Un traitement freudien un peu bateau mais qui a le mérite de permettre la mise en scène de séquences spectaculaires et d’une réelle beauté graphique, plombée parfois, je dois l’admettre, par une musique hard-rock et parfois métal un peu trop omniprésente (et pourtant, je suis fan du genre…).
En même temps, Dario Argento essaye d’y glisser le déroulement de l’enquête policière inévitable en raison des nombreux meurtres qui se sont déroulés dans la région. Mais on sent grandement que cet aspect le préoccupe moins et qu’il n’est la que pour la logique du film. En conséquence, la narration en devient un peu incohérente et sous-traitée, les dialogues anodins et parfois mêmes ridiculement naïfs, et le spectateur finit par s’en désintéresser de ce travail baclé. On finit par ne plus s’intéresser à cet ersatz d’intrigue pour se rabattre sur les évolutions de la jeune fille et ses rencontres avec le professeur (Donald Pleasence) jusqu’à la partie finale qui nous plonge dans l’horreur pure.
La dernière partie tombe dans la surenchère, proche d’un épisode de Massacre à la Tronçonneuse et Vendredi 13, mais le réalisateur continu à faire tant d’énormes efforts sur la photographie et la narration visuelle que finalement, le résultat est assez efficace même s’il est loin d’être génial.
Du coté de l’interprétation, on a l’occasion de découvrir les débuts de Jennifer Connely, et l’on déjà qu’elle va devenir la magnifique femme et excellente actrice qu’elle est aujourd’hui. On peut y voir également ce vieux briscard qu’est le regretté Donald Pleasence, ainsi que l’inévitable Daria Nicolodi dans le rôle de miss Bruckner, malgré que les rapports avec son mari deviennent de plus en plus houleux. Puis, comme je l’ai dit plus haut, la jeune Fiore qui contrairement à sa petite sœur Asia, changera d’orientation en choisissant une carrière de styliste. Elle ne mettre plus les pieds devant une caméra jusqu’en 2005, pour le film Card Player, réalisé par son père.

La conclusion de

Phénomena a été descendu en flèche lors de sa sortie. C’était totalement immérité car le film, s’il est très loin d’être du niveau de Suspiria ou de Profondo Rosso, est un bon film fantastique discrédité, c’est vrai, par certains passages narratifs maladroits et des dialogues souvent niais. S’il faut ne retenir que deux choses, c’est la mise en image et cette magnifique photographie qui plonge le spectateur dans le cadre de l’expression poétique et quasi féerique, et les scènes d’horreur, toujours aussi diablement efficaces.

Que faut-il en retenir ?

  • L’ouverture du film
  • La photographie et le traitement visuel
  • Les scènes chocs
  • Les séquences féeriques
  • Les morceaux d’Iron Maiden (pour les fans).

Que faut-il oublier ?

  • L’enquête policière négligée
  • Le scénario un peu fouilli
  • Les dialogues
  • La musique parfois mal placée.

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