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Critique du Film : Dead End
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Critique du Film : Dead End

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 18 octobre 2005 à 1001

Méfiez-vous de la Dame Blanche

Lors de sa sortie, en 2003 , Dead End se voulait le film référence du festival du film fantastique de Gérardmer, une véritable métaphore de la réussite, du rêve américain. En effet, que penser d’autre lorsque l’on voit l’improbable parcours de ces deux frenchies qui, grâce à leur pugnacité (et à un certains talent), ont réussi à concrétiser leur rêve ; la réalisation d’un long métrage dont ils auraient entièrement le script.
Dead end raconte l’étrange et dramatique aventure des Harrington, une paisible et très banale famille américaine. Le soir de Noël, comme tous les ans, ils se rendent en visite chez leurs parents. A cette occasion, ils utilisent toujours la même route, la monotonie du voyage étant parfois rompue par la mère, prenant l’initiative de lancer des jeux et des chansons à reprendre en cœur. Mais cette année là, le voyage n’allait pas se passer aussi calmement que prévu.
Ayant décidé d’emprunter un raccourci, le père, fatigué, finit par s’assoupir, entraînant la voiture et ses occupants dans un accident en apparence sans gravité lorsque, brusquement réveillé, il évite de justesse un jeune femme en blanc errant au milieu de la chaussée. Après s’être remis de leurs émotions, les Harrington se rendent compte qu’ils se sont égarés, et après avoir recueilli dans leur véhicule la mystérieuse jeune femme, ils reprennent leur route. Sans se douter qu’un sort atroce les attend sur cette voie sans fin.
Bon, c’est vrai, ce scénario, que l’on croirait sorti tout droit d’un épisode de la quatrième dimension, n’a rien d’original. Mais il présente deux intérêts, tout d’abord au niveau du coût, bien sûr. Une route, une forêt, une cabane en bois, une bagnole et cinq acteurs, et le tour est joué. Mais avec si peu d’ingrédients matériels à se mettre sous la dent, il était indispensable que la qualité d’interprétation et la mise en scène soient d’un niveau au dessus de la moyenne. Et c’est là où se situe vraiment l’aspect réussi de Dead End. Si la réalisation ne sort pas vraiment des standards du slasher américain, notamment l’humour parfois lourdingue – A ce sujet, il est important de signaler que les deux jeunes réalisateurs français ont une longue expérience de script doctor aux Etats-Unis, ceci peut expliquer cela – la direction des comédiens ainsi que leur qualité intrinsèque suffisent à rendre le métrage intéressant, et parfois passionnant.
On retiendra surtout les personnages des parents Harrington, joués par deux vieux briscards du film déjanté. Le père tout d’abord, interprété par Ray Wise, l’allumé de service de la série Twin Peaks, et ensuite la mère, incarnée par Lynn Shayne, l’égérie trashy des frères Farelly (Dumb & Dumber, Fou d’Irène). Il voit vraiment voir ces deux énergumènes, stéréotype parfait du couple américain comme il faut au début du film, déballer leur sac rempli de tant d’années de frustrations et de mensonges au fur et à mesure que la tension monte. L’apothéose étant atteinte lorsque, après avoir avoué à son mari qu’il n’est pas le père biologique de son enfant, elle rend l’âme, hilare, au cours d’un orgasme qui n’a jamais autant mérité son appellation de ‘’petite mort’’. Séquence très réussie, on se croirait dans un Yuzna des bons jours.
Malheureusement, ces séquences trashs sont trop rares pour que Dead End se démarque vraiment de la masse des films de série B qui inondent le marché du direct-to-vidéo. Et au bout d’un moment, on finit par un peu se lasser des évènements répétitifs (mais volontaires) qui ponctuent chaque disparition. Pour cette raison, je ne peux m’empêcher de penser que le film aurait été un court-métrage (ou un épisode de série) génial, la seule idée présente dans le métrage étant trop légère pour assurer un format si long.

La conclusion de

Dead End est un premier film. Mais aussi une œuvre parfaitement maîtrisée au niveau de la direction d’acteur et du rendu de l’ambiance – un climax fantasmagorique et un peu dérangeant. Cependant le scénario n’est pas très original et peu vide de substance, ce qui crée dans le public, petit à petit, un sentiment de monotonie et de lassitude. Reste que malgré cet essoufflement sur la fin, Dead End est peut-être un film inégal mais finalement très intéressant, et il possède ses purs moments de folie.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation soignée et efficace
  • Interprétation excellente
  • Quelques séquences très réussies

Que faut-il oublier ?

  • Scénario un peu maigre
  • Une dernière demi-heure un peu poussive

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