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Wishmaster 3 >

Critique du Téléfilm : Wishmaster 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 25 septembre 2005 à 18:02

A vos souhaits !

Diane Collins vit dans une fac cossue. Elle effectue ses études dans cet endroit vachement classe, passant ses journées dans un musée grand comme le British Muséum, une salle de repos ressemblant à un fumoir napoléonien – avec son âtre bien entretenu et toujours allumé – et la salle d‘expérience du laboratoire Pasteur. Elle est de plus en bonne compagnie, car la faculté ne réserve ses cours et ses dortoirs qu’aux personnes ayant, au moins, remportés un concours de beauté dans leur ville natale, et offre sûrement des tarifs spéciaux aux modèles de catalogue. Bref, c’est un collège où l’on s’attend à voir passer Paris Hilton et son chien. Car, dans cette université, il n’est pas question de QI. Vous avez raison, je suis injuste avec le chien.
Mais Diane est malheureuse. ‘’Elle est quand même difficile’’, me répondriez-vous si je ne vous précisait pas qu’en bon personnage central de fiction américaine, elle a subis un grave trauma. Et oui, elle se sent responsable d’un terrible accident de voiture dans lequel ont péri ses parents. Donc, Diana se sent mal, elle gigote au lit, elle transpire sous les aisselles, elle a mal au ventre, et elle se lève la nuit pour monter sur les toits de Carlton (ou Ritz) Collège afin d’inquiéter son petit ami. Mais elle ne saute pas. On a pourtant déjà envie de l’aider.
Heureusement, Diana est passionnée d’archéologie. C’est d’ailleurs apparemment la seule qui bosse dans ce lupanar de luxe. Elle s’éclate dans les cours du professeur Barach, un obsédé sexuel vachement calé en cailloux. Et c’est tout les deux qu’ils découvrent, dans une espèce de boîte hélleno-egypto-perso-sumérienne, un caillou rouge que l’on ne peut obtenir qu’en fronçant les sourcils.
Cependant, malheur à eux ! Car cette verroterie contient un djinn – un génie, quoi, pas le pantalon, ni la boisson – très vilain qui fait semblant de réaliser les vœux et qui, en fait, les transforment en grosses farces mortelles très drôles, des gags aussi hilarants qu’un film d’Abbott & Costello. Le premier surpris est le professeur Barach qui se la joue un peu trop gorge profonde avec deux démones, puis un agent administratif qui termine en chipolata trop cuite. Le djinn rouillé (il grince des cervicales) fait en réalité son intéressant pour impressionner Diane – on a du lui dire que l’humour est une arme de séduction quand on est moche – afin de la pousser à faire deux vœux.
C’est alors qu’intervient l’ange Marcel, Michel, ou Daniel, enfin aucune importance. Car, de toute manière, l’ange – incarné dans le corps de son boy-friend - équipé d’une épée en toc, est d’une nullité affligeante. Par contre, il court vite et distrait un peu le djinn grinçant. Un véritable remake de Scoubidou. Après encore un ou deux meurtres gratuits mais rigolo, Diane, le génie farceur et l’ange patate parviennent sur le toit. Là, Diane, très agacé de la nullité de son protecteur, se saisit de l’épée en balsa et tue le djinn.
Wishmaster 3 est le troisième volet (normal) des aventures du djinn vicieux. Dans le rôle principal, l’excellent Andrew Divoff qui arrivait à donner un cachet particulier à ce succédané de Freddy Krueger, est remplacé par le plus fade John Novak, qui de plus n’est pas aidé avec son maquillage, beaucoup moins efficace. Cette baisse de charisme de la créature est heureusement compensée par le jeu de Jason Connery (le fils de Sean Connery) qui parvient assez bien à nous interpréter une version corrigée et rigolote de Terminator.
Car en fait, Wishmaster, réalisé par Chris Angel (fallait le faire), est en quelque sort un remake du film de Cameron, mais l’hommage reste discret. Et surtout, le réalisateur, conscient de la platitude du scénario – le djinn cherche la fille sur le campus, point – y glisse une bonne dose de second degré, accompagné de meurtres originaux et bien gores. Vomissement d’intestins, explosions de cœurs, cure slim-fast instantanée, on se croit par moment dans un film de Yuzna. Toutes ces astuces pour nous faire passer la pilule sont finalement efficaces, et je me suis surpris à préférer ce volet que le second, qui bénéficiait pourtant de plus de moyens, mais qui manquait d’innovations.

53

Wishmaster 3 ne vole pas bien haut. Et il aurait pu être bien nase sans le sens de la débrouillardise de Chris Angel qui a réussit à nous masquer les carences d’un scénario filiforme par des effets de style et des séquences rigolotes. Et en faisant souvent confiance à Jason Connery. Si l’on rajoute à ces efforts la présence d’effets spéciaux réussis et bien gores, on obtient finalement un produit direct-to-video de qualité correcte.

Critique de publiée le 25 septembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Une interprétation correcte
  • Des séquences drôles
  • Des effets gores réussis

Que faut-il oublier ?

  • Le décor improbable
  • Des personnages caricaturaux
  • Un scénario basique et rachitique
  • Le maquillage du djinn, moins réussi

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