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Critique du Film : Atomik Circus
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Critique du Film : Atomik Circus

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 1 septembre 2005 à 1009

Une clownerie cthulienne un peu trop brouillonne.

Atomik Circus débute par l’évasion de James Bataille (Jason Flemyng), qui n’a qu’un seul but, regagner son logis où l’attends la jolie Concia (Vanessa Paradis).
Cependant, la région, de localisation indéterminée - mais qui fait penser à une sorte de bayou au fond de la Louisiane - est progressivement envahie par les Shub-Nigurath (ou un truc du genre), des créatures dimensionnelles tentaculaires et sanguinaires.
La tranquillité du ‘’village’’ est également perturbée par l’arrivée de Allan Chiasse (Benoît Poelvoorde), un impresario contaminé par les créatures, et qui porte un intérêt certains et assez libidineux envers la jeune Concia.
Arrive le moment où, à l’occasion de Fête de la Tarte à la Va (che), le bistrotier, père de Concia, organise un festival durant lequel les talents du coin ont l’occasion de s’exprimer. Et c’est en pleine représentation que se produit l’attaque générle des créatures suceuses de cerveaux. Et que Chiasse se transforme en un mélange entre une créature chthulienne et le dr Octopus, puis enlève la jeune chanteuse.
S’en suit une course poursuite ou James Bataille parvient à rejoindre Chiasse et à l’éliminer grâce à l’aide de Concia.
Un prisonnier en cavale, un bistrotier allumé, un gardien de camping con comme un balai et défiguré, un cabot édenté tout droit sorti des Feebles, un agent artistique obsédé, des extra-terrestres sanguinaires, deux flics blasés et pouilleux, un prédicateur mystérieux, et une jolie chanteuse. Vous prenez le tout, vous secouez violemment, vous couchez le tout sur pellicule, et vous obtenez Atomik Circus, un joyeux bordel franco-britannico-allemand.
Vous allez me dire :’’tout ça sent bon le Z’’, et vous avez raison. Cependant sur ce scénario complètement barge et stupide, les frères Poiraud s’emploient tout de même à employer le plus de professionnalisme possible. Et c’est cette conscience professionnelle qui dessert finalement son œuvre.
On leur a offert une steadycam, et ils s’en servent plus que de raison. On leur a aussi confié de la pellicule, beaucoup de pellicule, vu le nombre de plans qui défilent par séquence. Leurs emplois abusifs entraînent alors une vrai leçon de ‘’t’en veux ? en voilà’’ ; une débauche de champ / contre-champ, de gros plan / plan d’ensemble, et autres artifices digne d’une pub Adidas. Le film, pourtant bien maîtrisé techniquement, est gâché par ce désir de ‘’to much’’ qui rend l’ensemble brouillon, et la qualité de la photographie ne rattrape pas cette désagréable sensation de revivre un remake du Vidocq de Pitoff. Un zèle technique d’ailleurs complètement injustifié, car contraire à l’ambiance du film qui mériterait que la caméra se pose un peu plus durant la plupart de son métrage.
Mais attention, tout n’est pas à jeter dans Atomik Circus. La prestation des acteurs, Jean-Pierre Marielle en tête, est excellente et parfois très comique car servie par des dialogues assez drôles, même si Benoît Poelvoorde m’a semblé un peu moins concerné qu’à son habitude. Le comique de situation (basé sur l’absurde) est aussi en général assez réussi (comme la séquence géniale des mariachis allemands, Los Peros Negros).
Le film s’améliore sur le final, car les Poiraud arrivent finalement ou ils voulaient en venir, la débauche de gore et de violence. Le débit de plans courts se justifie enfin, et on assiste à une des meilleures scènes gore du cinéma français, avec les créatures qui envahissent le village en virevoltant et qui décapitent, éviscèrent et écrabouillent toute cette bande de bouseux courant dans tous les sens. Le tout servi par une musique tonitruante et agressive. On se croirait dans un film de Brian Yuzna.
Je mettrais par contre un bémol sur la qualité de la séquence du combat final, qui est assez mal cadrée (manque de moyens ?), en clair obscur, et qui manque de punch malgré une musique heavy métal adéquate et des cascades réussies.

La conclusion de

Pour résumer, je dirais que Atomik Circus est une œuvre remplie de bonnes idées et de clins d’oeil pas toujours bien exploités. Didier et Thierry Poiraud ont voulu tourner une série B dans un pur esprit Z, et ils se sont égarés en route, en utilisant les moyens assez conséquents dont ils disposaient sans réelle clairvoyance, à la manière d’un enfant gâté. Un film, qui faute d’avoir pu se trouver un genre, ne peut vraiment trouver son public

Que faut-il en retenir ?

  • Jean-Pierre Marielle, excellent
  • Des séquences gores très réussies
  • L’humour, omniprésent
  • Bonne photographie

Que faut-il oublier ?

  • Problème de rythme
  • Quelques séquences ratées
  • Scénario Z

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