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BIFFF 2017 : un coup de coeur et une douche froide

Publié il y a 2 mois par Vincent L.

BIFFF 2017 : un coup de coeur et une douche froide : Le futur prix du public a t-il déjà été diffusé ?

Le futur prix du public a t-il déjà été diffusé ?

Sixième jour du BIFFF 2017 en mode "lendemain de cuite" après la tenue du traditionnel Bal des Vampires. On a quelque peu senti l'effervescence de la veille retomber (fin du week-end oblige ?), heureusement, les organisateurs nous avaient préparé une petite perle qui nous a immédiatement remis la patate !

Il ne s'agissait toutefois pas du soporifique d'Icebreaker, nouvelle grosse production russe narrant les mésaventures d'un brise-glace coincé dans la banquise. Après Attraction hier, on s'est une nouvelle fois fait avoir par une bande-annonce qui, en ne prenant que des extraits du début et de la fin, vendait un bon gros survival. La réalité est malheureusement tout autre, puis qu'Icebreaker est un film d'attente : le capitaine attend qu'on vienne le secourir, l'équipage attend que le capitaine prenne des décisions,... Sur deux heures de métrage, autant vous dire que l'attente est très très très longue, et qu'on se s'ennuie beaucoup beaucoup beaucoup. Certes, avec ce long métrage, les russes démontrent une nouvelle fois qu'ils savent y faire visuellement (on sent une vraie volonté de poser un nouveau cinéma international), malheureusement, les scories d'écriture ne parviennent pas à élever Icebreaker vers ce qu'il se rêvait probablement. Trop gentil (quasiment tout le monde s'en sort indemne), trop moral (l'armée à encore raison !) et très plat, le film s'impose, malgré une vraie volonté de bien faire, comme un anti-spectacle tout à fait dispensable. 3,5/10

 

Le voici, notre coup de coeur d'hier : A Safe Neighborhood de Chris Peckover. On va être court dessus pour éviter d'en dire trop et de priver le spectateur des quelques bonnes surprises qui émaillent le film. Pour en parler à gros trait, A Safe Neighborhood est une relecture vraiment maline des films de home invasion. Porté par une mise en scène inventive, un rythme parfaitement maîtrisé, un scénario surprenant et des comédiens impeccables (le jeune Levi Miller, vu dans Pan, est génial), le long-métrage parvient à nous embarquer dans une relecture trash de Maman j'ai raté l'avion qui fait plaisir à voir. Présenté en compétition internationale, le film s'impose d'ores est déjà comme un excellent challenger pour le prix du public. 7/10

 

Et après le coup de coeur, la douche froide ! On attendait beaucoup ce Serpent aux mille coupures, qui marque le retour d'Eric Valette sur grand écran après le sympathique La Proie. Présenté par son réalisateur en ouverture du film, Le serpent aux mille coupures promettait d'être un thriller « un peu dur ». Il n'en est malheureusement rien, puisque ni le côté "thriller", ni le côté "un peu dur" ne fonctionne jamais. Il faut dire que le parti pris d'adaptation du livre était compliqué : on suit un personnage (Tomer Sisley) dans une étape de sa cavale sans savoir qui il est, d'où il vient, où il va et pourquoi il est recherché. Et tout est au diapason de ça : on a constamment l'impression d'avoir été balancé en plein milieu d'une histoire dans laquelle on doit réussir à se raccrocher. Si ce parti-pris est clairement voulu, il plombe le film dans la mesure où il empêche toute forme d'empathie : c'est bien simple, on se fiche complètement de ce qui peut arriver à cette galerie de personnages antipathiques. Si on ajoute à cela une vision de la France profonde terriblement caricaturale (ahhh, ces bouseux consanguins et racistes qui cultivent nos champs...), des comédiens majoritairement à la ramasse (Pascal Greggory livre la contre-performance de sa carrière), une histoire peu passionnante (c'est l'histoire d'une malheureuse coïncidence qui se finit en bain de sang) et une mise en scène sans envergure (on a vraiment l'impression de voir un téléfilm), il est bien difficile de savoir quoi sauver dans ce film. Malgré toute notre sympathie pour Eric Valette, force est de constater que son nouveau film se situe malheureusement dans le bas de sa filmographie. 2,5/10

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