Hideaways : 2 extraits du film

Publié il y a 4 ans par Richard B.

Découvrez des extraits du film de Agnès Merlet.

Réalisé par Agnès Merlet (exellent Dorothy), Hideaways est dans nos salles de cinéma depuis hier. Vous pouvez en découvrir, ci-dessou, 2 extraits.

 

Avis Richard B : Hideaways, le nouveau film d'Agnès Merlet (Dorothy), commençait plutôt bien, mais sombre petit à petit dans une grande mascarade scénaristique mais aussi marqué par une dernière image aussi maladroite que ridicule. Depuis plusieurs générations, tous les Furlong ont un don surnaturel, mais celui du jeune James ressemble à une malédiction (un peu comme un mutant de Stan Lee). Ce dernier possède en effet un pouvoir de destruction dès qu'il vient à ressentir un mal-être. Pour faire face au mal qu'il distille, le jeune James va décider de s'exiler dans les bois. Dans une ambiance qui pourrait être un croisement improbable entre l'univers des X-Men et celui de Jean-Pierre Jeunet(ou Tim Burton), remarquablement filmé et se montrant par moment autant poétique que très dur, le film d'Agnès Merlet partait plutôt gagnant dans mon estime. Mais Hideaways finit hélas par s'enfoncer dans la mièvrerie d'une romance adolescente et dans un déroulement autant prévisible que ridicule (on vire dans le pire des Twilight). Certes, toujours esthétiquement très soigné, on aurait presque envie de défendre le film d'Agnès Merlet, mais il paraît impossible de ne pas soustraire ce scénario à la dramaturgie qui recule plus qu'elle n'avance et au côté midinette vraiment trop prononcé. Hideaways est donc une forte déception qui cependant n'entachera pas trop la maîtrise de sa réalisatrice, le mal n'étant jamais dans la direction d'acteur ou du côté technique, mais bien dans un scénario sans âme, maladroit et inapte à créer la moindre surprise.

Hideaways

Avis Jonathan C : la réalisatrice semble avoir plus trouvé ses marques avec Hideaways qu’avec l’indécis (et pour le coup ennuyeux) Dorothy, son précédent film, qui ne manquait cependant pas de qualités (l'ambiance). Dans une première partie qui évoque (en mieux) le Tim Burton de Big Fish (d’autant plus que la musique pourrait tout aussi bien avoir été composée par Danny Elfman) ou le David Fincher de L'Etrange histoire de Benjamin Button, Agnès Merlet raconte le destin tragique d’un garçon doté d’un pouvoir pour le moins mortel, puisqu’il répand la mort autour de lui dés qu’il souffre. Si l’histoire d’amour entre le garçon (exilé dans la forêt tel un homme des bois) et une jeune fille atteinte d’un cancer peut faire penser à Twilight, bien qu’elle m’ait plus évoqué des films moins connus comme Powder ou Phénomène (avec Travolta), la bluette teintée de surnaturel est ici bien plus singulière, très atmosphérique et parsemée d’images poétiques (cf. les superbes plans de la nature qui meurt ou se régénère autour de James), renvoyant par intermittence à des films comme My Summer of Love, Créatures célestes ou Pique-nique à Hanging Rock. Malgré ses maladresses (le personnage complètement gratuit du garçon rancunier blessé par James, un rythme qui traine en milieu de romance…), Hideaways est un joli film qui a du cœur.

 

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