Nifff 2011 : Notre premier jour à Neuchatel

Publié il y a 5 ans par Richard B.

Hobo, Kevin, une cible et un mirage

Qu'il est dur d'arriver sur Neuchâtel, avec ce beau soleil et ce paradisiaque lac balnéaire. Pour peu, on oublierait presque que l'on est pas là pour des vacances (quoique...), mais bien pour découvrir le plus grand nombre de films (tout en partageant notre opinion autour de ceux-ci), ou bien encore ramener quelques interviews (bien moins promotionnelles que celles faites dans un cadre d'une sortie salle traditionnelle). Avouons le, loin d'être une corvée, le cinéma de genre vaut bien le soleil vacancier, et puis un festival comme celui-ci reste encore l'un des rares moyens permettant d'avoir un meilleur regard sur les dernières productions mondiales - parfois cachées par des blockbusters - qui ne trouvent (hélas !) pas encore de distributeur, et qui peuvent ici profiter d'une couverture médiatique. Voici donc nos premiers retours sur quelques-uns des films diffusés dans la journée de samedi.

Tout d'abord, je vais commencer par vous parler de Mirages de Talal Selhami, qui n'arrête plus sa tournée des festivals. Avant d'être ici, au Nifff, et certainement prochainement dans un festival espagnol réputé, le film a déjà tourné à Marrakech, Gérardmer et Bruxelles. Il faut dire que malgré ses 15 minutes de trop, et une caméra qu'on aimerait voir de temps à autre se stabiliser, Mirages à plusieurs arguments en sa faveur : un casting de grande qualité, une histoire plutôt riche (miroir du mal-être marocain) et de très belles idées de mises en scène pour parer au manque de budget.

Mirages

Par la suite je me suis laisser tenté à aller voir un film de la section « From Russia With Screams » avec le film "Target" d'Alexander Zeldovich. Le film se déroule en 2020, et raconte l'histoire d'un groupe de riches Moscovites qui vont voyager jusqu'à un laboratoire pour y trouver la jeunesse éternelle. Ne me demandez pas plus, cela peut-être à cause de mon réveil très matinal, mais au bout d'une demi-heure je me suis lâchement endormi devant ce film à la réalisation très (trop ?) posée.

Target

Après ce brillant somnifère, direction We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay. Même si sa présence dans le festival peut-être soumis à débat (nous sommes plus prêt d'un drame que d'un thriller ou d'un film d'horreur), le trio d'acteur – parfait – nous amène à découvrir un film froid, dur et sans grande concession. Comme on pourra le découvrir à la vision de ce dernier, la vie de parent est loin d'être simple, surtout lorsqu'on accouche d'un Kevin ! Peut-être un peu trop classique dans sa mise en scène puis, un peu long sur quelques passages, le film fait tout de même figure d'une belle surprise.

We need to talk about Kevin

Pour finir, j'ai pu enfin découvrir le très attendu Hobo with a shotgun de Jason Eisener avec le toujours génial Rutger Hauer. Dans un esprit totalement Grindhouse, bien meilleur qu'un Machete ou qu'un Boulevard de la mort, on suit ici un vagabond qui décide de prendre les armes pour ramener la paix dans un bled pourri. Si le film se montre parfois un peu « lourd », il est hautement primitif, sanglant et divertissant. Puis bon, j'avoue, Rutger Hauer de retour dans un premier rôle et qui joue le mec un peu barge, je suis acheteur!

Hobo



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