Critique Filipino antichrist [2009]

Avis critique rédigé par Amaury L. le mercredi 19 juin 2013 à 10h08

Des philippins cataclysmiques...

Deiphago, formé en 1989 (!), est un groupe des Philippines, exilé au Costa Rica depuis 2004 apparemment. Cet archipel constitué de milliers d'îles constitue un vivier plutôt important sur le continent asiatique de formations dévolues aux styles les plus brutaux et sans concessions. Le death brutal et le black métal attirent dans ses filets beaucoup de musiciens locaux.

La pochette LP.

Avec Filipino Antichrist, le titre de l'album est très évocateur, on s'attend à un pamphlet rugueux contre le christianisme. Ce deuxième offrande paraît en 2009, vingt ans après la formation de Deiphago. Certainement que cette attente excessive pour graver sa musique sur un support quelconque a dû énerver nos amis philippins, car ils accouchent d'une monstruosité sonore innommable. Oubliez toutes vos idées préconçues sur les techniques classiques afin de composer un morceau. Deiphago s’ingénie à déstructurer en profondeur les archétypes traditionnels « refrain-couplet ». On ne retrouve rien de tout ça dans ce black métal extrême aux frontières de l'audible. C'est une infamie cacophonique, une exacerbation ultime repoussant dangereusement les limites de ce qu'un être humain peut supporter. Deiphago crache une haine totale envers le christianisme, presque tous les titres comportent le mot Satan, et se vautre dans une fange chaotique, où tout est voué à la violence dans une apogée inquiétante.

La pochette CD.

On ne comprend pas Deiphago, on le subit, il nous violente à chaque seconde, il nous blasphème et nous balance une messe satanique où on ne discerne que quelques bribes instrumentales dans un déluge entièrement malsain et étouffant. Dès l'introduction, sobrement intitulée « Annihilation », on s'arc-boute sur soi, on se protège envers ce déferlement anticonformiste, les titres s'enchaînent et on n'en repère aucun. « Christ eater », « Articles of death », « Storming Chaos » se ressemblent, c'est un mur indestructible façonné avec des hurlements de bêtes inhumaines, d'une batterie supersonique bouffant tout le paysage musical, et d'une guitare tellement saturée et exagérément accordée dans les graves qu'elle se confond avec la basse, et nous plonge dans une démence annihilante.

« Satanic metal » se démarque avec un final haineux où V.666 rudoie nos tympans en dégobillant Satanic metal. Sur « Filipino Antichrist », on remarque une mélopée à la guitare d'une vingtaine de secondes, il s'agit de l'unique moment où Deiphago se laisse aller à la beauté musicale avant de finir en apothéose apocalyptique.

Dans tous les cas, que l'on aime ou pas, c'est une vraie expérience musicale...

La conclusion de à propos du Musique : Filipino antichrist [2009]

Auteur Amaury L.
30

Deiphago avec son second album Filipino Antichrist impose une musique d'une bestialité et d'une insalubrité repoussantes. Les conduits auditifs de la plupart des mortels seront incapables de supporter cette monstruosité musicale d'une trentaine de minutes. Deiphago vomit sa haine de la conformité, du christianisme et balance un bloc compact où uniquement la violence est admise. C'est comme l'art contemporain, certains trouveront cette œuvre d'une laideur attirante, d'autres crieront à l'infamie ou au scandale. Âmes sensibles s'abstenir.

On a aimé

  • La violence à l'état pur.
  • Musique sans compromis.
  • Black/death ultra malsain et bestial.

On a moins bien aimé

  • La production "bouillie sonore"
  • Tout se ressemble.
  • Où est la guitare dans le mix ?
  • Trop cacophonique.

Acheter le Musique Filipino antichrist en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Filipino antichrist sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter