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Critique du jeu de société : Monstratak [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 28 décembre 2008 à 13h34

Chasse aux montres pour jeunes héros

Il est très rare, et c’est peut-être d’ailleurs la première fois, de trouver dans les colonnes de SFU une critique de jeu de société grand public, ce domaine que les professionnels désignent sous le terme de mass market. Monstratak, édité chez Ravensburger, peut donc sembler faire un peu « tache » dans la ludothèque de scifi-universe. Hors, ce n’est pas vraiment le cas, pour deux raisons. La première est que ce jeu est le fruit du travail de Pascal Bernard, un auteur très bien connu dans le milieu spé et la deuxième est que le thème présenté colle parfaitement aux thèmes traités dans SFU.
Monstratak est donc ce que l’on pourrait appeler un jeu « pulp culture » avec son lot de savants fou, de robots et de lycanthropes. Voilà ce qui en est en ce concerne le pitch, reste à ce pencher sur ce qui est finalement le plus important, à savoir la mécanique de jeu, la cosmétique et la jouabilité. Au niveau matériel, Monstratak présente dans un boîte illustrée par Raphaël Riffé une douzaine de cartes « monstres » en carton épais, 36 autocollants de lieux à coller sur un plateau en relief et représentant les quatre sites de rencontre, 4 figurines en plastique de héros, une figurine représentant le docteur Fléau, quatre réglettes de marque avec leurs marqueurs dédiés et une petite console vidéo. L’ensemble (une fois les autocollants placés) est agréable à l’œil et bien solide, idéal pour les jeunes joueurs. A noter que la console fonctionne avec deux piles 1,5v. qui ne sont pas fournies.


Le principe du jeu, semi-coopératif, est ultra simple. Il s’agit pour chaque joueur d’amasser le plus de cartes « monstres » possibles (sur les 12 disponibles). Pour ce faire, le joueur doit défier le docteur Fléau à partir de (tous) petits jeux proposés par la console ou bien amasser quatre indices (également fournis lors de l’activation de la console). Quand vient son tour de jeu, le joueur active donc la console et suit les instructions qui vont du gain d’un indice, d’une autorisation de déplacement de la figurine sur le plateau ou du déclenchement d’un jeu solo. Lorsqu’un joueur arrive sur la case ou se trouve le docteur Fléau, il peut défier celui-ci dans un jeu vidéo (c’est un joueur tiers qui incarne le savant fou). Si le joueur en phase gagne, il remporte une carte « Monstre ». C'est simple, fluide, et finalement assez amusant.
Le jeu s’effectue donc presque essentiellement au moyen de la console. Celle-ci propose des petits jeux aux principes ultras connus comme des sortes de Space Invaders ou de Frogger. Inutile de dire que les plus de dix ans (c’est ce qui s’est passé à ma table de jeu), accrocs aux jeux vidéo de dernière technologie, vont trouver le défit présenté et le design vraiment très faibles et sans aucun intérêt. Seuls les plus jeunes, et les adultes (plus indulgents par nature), accepteront de jouer le jeu. Ensuite, l’on se rend compte que les cartes « monstres » ne sont que des trophées n’ayant presque aucune influence sur le jeu (que vous capturiez un Fantôme ou un T-Rex, le résultat est le même). Dernier écueil : le jeu solo. En effet, pendant ce temps, les autres joueurs ne font rien d’autre qu’attendre que le joueur en phase ait fini sa tâche. Heureusement, les parties vidéo sont très courtes et le nombre de joueurs limité à quatre (probablement pour cette raison).

La conclusion de à propos du Jeu de société : Monstratak [2008]

Nicolas L.
55

Malgré ses « défauts », Monstratak est probablement un jeu qui plaira à la tranche d’âge 7-10 ans - les plus jeunes devront cependant être assistés par leurs parents. Les parties sont courtes, la mécanique de jeu simple avec une non- linéarité dans les déplacements bien vue, et les petits jeux – même si l’on en a finalement assez vite fait le tour – sont assez rigolos, avec des défis accessibles à tous.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mécanique simple
  • Matériel costaud, jolies illustrations
  • Les petits jeux vidéo

Que faut-il oublier ?

  • Pas de piles dans la boîte
  • On a vite fait le tour des petits jeux vidéo
  • Les cartes « Monstres » qui ne servent à rien
  • Destiné aux très jeunes joueurs.

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