75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Une suite pour le jeu de rôle Perdus sous la pluie
De Bile et d'Acier...

Le jeu de rôle Perdus sous la pluie avait été un vrai petit coup de coeur (notre critique est ICI). Sa suite, Libreté, nous avait également énormément plu (notre critique est LA). Du coup, l'annonce par l'éditeur d'une nouvelle suite titrée De Bile et d'Acier, a immédiatement attisé notre curiosité. Et quand, en plus, on nous a dit que les références de se nouveau projet étaient Evangelion ou Pacific Rim, on a été franchement excités.

Jusqu’ici, vous avez incarné un petit groupe d’enfants repliés sur eux-mêmes, dans un monde où la pluie ne s’arrêtait jamais, d’où les adultes étaient absents, et où les eaux croupies donnaient naissance aux sirènes de l’averse, monstres affamés de chair humaine.

Posez-vous maintenant la question : que se passerait-il si les sirènes trouvaient le chemin de notre monde, apparaissant au cœur même de nos civilisations pour tous nous dévorer ? Si la nourriture leur était apportée en une abondance telle qu’elles ne pouvaient que grossir, grossir, grossir encore, jusqu’à atteindre le sommet de nos immeubles les plus arrogants, nos villes entièrement livrées à leur voracité sous une averse de fin du monde ?

Si les gouvernements enfin s’alliaient et, pour organiser la riposte mondiale contre l’envahisseur, donnaient naissance à un organisme froid et calculateur ? Si ce Corps de Défense décidait, pour mieux répondre à une ennemie utilisant nos propres cités comme bouclier, de créer des guerriers à leur échelle, de gigantesques robots capables de se porter au contact des géants de bile, où qu’ils soient ? Et si, pour des raisons mystérieuses, les seuls capables de piloter ces titans n’étaient autre que des enfants ?

De Bile et d'Acier n'est pas à un jeu de rôle complet. Il utilise en effet le système de Libreté pour tourner. Dixit son éditeur : « il a été conçu pour utiliser au maximum les règles que vous connaissez, tout en vous permettant de découvrir une proposition de jeu entièrement nouvelle » (à noter que si vous ne possédez pas Libreté, vous pouvez en savoir plus en téléchargeant le kit de découverte ICI).

Voilà donc un programme intrigant. Donc pour en savoir plus, on a été poser quelques questions au concepteur du jeu, Vivien Féasson.

SFU : De Bile et d'acier propose de combattre les sirènes avec des méchas. Donc tu t'es éloigné du côté poétique indé pour te lancer dans le blockbuster à effets spéciaux ?

Vivien Féasson : Déjà, tu sais que je suis un gros fan de Steven Spielberg et de Guillermo Del Toro, et donc que je crois fermement en l’union du genre et de l’intime. L’avantage aussi avec le jeu de rôle, c’est que ça ne nous coûte pas plus cher de faire du drame dans une chambre de bonne que dans un robot géant, alors pas de raison de nous censurer, faisons les choses comme nous le sentons ! Bref, qu’on se rassure ou qu’on se dise que je suis décidément perdu pour la cause, De Bile et d’Acier propose encore une fois de se glisser dans la peau d’adolescents à la vie difficile. Très difficile. Ceux-là sont un peu plus vieux que les gamins de Libreté, mais on ne peut pas dire qu’ils gèrent tellement mieux leur existence, entre le poids du monde qui repose sur eux, les exigences d’adultes égoïstes et cruels, les premiers amours et les maladresses qui vont avec… et la nature pour le moins malsaine des engins qu’ils pilotent.

 

SFU : Le résumé fait quand même furieusement penser à un jeu indépendant, une sorte de nouveau stand alone de Perdu sous la pluie. Pourquoi en avoir fait un supplément de Libreté ?

Vivien Féasson
On est suffisamment dans un entre-deux pour que la question se soit posée. D’abord, comme dirait l’autre, « ça a fait chboum là-dedans », c’est-à-dire que le lien entre les règles de Libreté et un univers de méchas façon japanimation s’est imposé à moi – ce qui me pousse à croire que les deux vont bien ensemble. En toute honnêteté, la bile noire, qui voit des gamins encaisser les injustices avant de tout casser sur le coup de la colère, puis de se retrouver avec les conséquences de leurs actes sur les bras, ça me rappelle tellement Evangelion… Du coup, j’aurais trouvé ça absurde d’essayer de créer de nouvelles règles au lieu d’approfondir celles que j’avais sous la main. On aurait pu par contre reproduire les règles du livre de base, mais cela posait plusieurs problèmes : ça donnait le sentiment d’abandonner Libreté, que je voulais au contraire soutenir, et puis celles et ceux qui l’avaient déjà acheté se seraient retrouvés avec des redites. En plus, nous vivons dans une économie délicate, et je voulais un beau livre comportant suffisamment d’illustrations pour enflammer l’imagination du lecteur. Rajouter des pages « inutiles » aurait réduit cet effet. Maintenant, je vais te confier un secret : il y a suffisamment de rappels dans le livre et sur les feuilles d’archétypes pour qu’une personne un peu dégourdie s’en sorte avec le supplément accompagné du kit de démo (toujours téléchargeable gratuitement, ou achetable pour 5 euros).

 

SFU : Quand je lis le pitch de De bile et d'acier, je pense furieusement à Bliss Stage de Ben Lehman. Alors, honteux plagiat ou hommage respectueux ?

Vivien Féasson : J’ai joué au moins deux fois à Bliss Stage, et je dois reconnaître que le jeu m’a d’avantage séduit à la lecture qu’à la pratique. P.H. Lee [NDR : le nouveau pseudo de Ben Lehman] et moi avons les mêmes références, et ça se voit. Evangelion pose clairement une forme de parangon très difficile à dépasser, et nous nous contentons tous deux d’y apporter quelques variations (en plus du médium jeu de rôle bien sûr). Plutôt qu’un hommage, j’y verrais une forme de réponse, un moyen de contourner des choses qui m’avaient moins plu. Avec De Bile et d’Acier, on a à nouveau un meneur de jeu qui, si les joueurs ont bien des libertés, reste le garant de la cohérence de l’univers ; chaque joueur incarne surtout un seul et unique personnage, dans lequel il est invité à s’investir beaucoup plus. Je veux croire enfin que la bile noire ainsi que la possibilité de réussir « trop bien » ses actions poussent davantage les joueurs et les joueuses à créer des rebondissements, là où Bliss Stage nous laisse pas mal nous débrouiller.

De Bile et D'acier est actuellement en précommande sur Ulule, et ce justqu'au 10 juillet. Il est vendu 10€ au format PDF, et 20€ au format papier. La sortie est prévue pour octobre 2019.

Auteur : Vincent L.
Publié le jeudi 20 juin 2019 à 09h00
Source : https://fr.ulule.com/de-bile-et-dacier/

Commentaires sur l'article

Réagissez à cet article en postant votre commentaire ci-dessous.Seuls les membres SFU peuvent poster leur avis.

Créez votre Espace SFU en moins d'une minute pour ajouter votre avis (et bien plus). C'est simple et gratuit !
Alors n'hésitez plus et venez rejoindre la communauté de Scifi Universe !

Pour aller plus loin grâce à nos archives

Articles de 2019 : janvier | février | mars | avril | mai | juin | juillet