Ethan Truman, ex-flic du LAPD, chargé de la protection du célébrissime acteur hollywoodien Channing Manheim, reçoit d'étranges colis, tous plus inquiétants les uns que les autres. Il n'en faut pas plus pour le convaincre qu'un cinglé en veut à son employeur.
Aelfric, le fils de Manheim, est un garçon solitaire malgré la horde de personnel domestique entièrement à son service. Livré à lui-même dans l'immense propriété de Bel-Air, il reçoit des appels d'un inconnu qui le met en garde, quelqu'un ou quelque chose de malintentionné va s'introduire chez lui.
Koontz, souvent décrit comme un maître du suspense un peu à la manière d'un Stephen King sans pour autant être parvenu à l'égaler, nous livre un imposant roman fantastique qui ne m'a pas vraiment convaincu.
Le Visage de l'Ange débute de façon prometteuse, presque comme un polar noir, dans un Los Angeles pluvieux à l'approche de Noël. Les premiers chapitres sont de très bonne facture et parviennent à créer un sentiment de mystère sans immédiatement verser dans le fantastique. Malheureusement, Koontz ne parvient pas à garder ce bon niveau initial et lorsque le fantastique entre en scène tout s'écroule, le récit dérape et on n'accroche plus.
Probable que les fans de l'écrivain aimeront ce roman, ou du moins seront-ils indulgents, mais les autres lecteurs éprouveront peut-être quelques difficultés à terminer ce livre de plus de 700 pages.