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Critique du Jeu Vidéo : SOMA
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Critique du Jeu Vidéo : SOMA

Avis critique rédigé par Mathieu F. le lundi 19 octobre 2015 à 1900

Un véritable bijou...

Soma est un survival horror, dernier né de Frictional Games, les auteurs et développeurs des jeux Penumbra et Amnesia. Mais se contenter d’une telle description serait manquer de respect au travail effectué par ces derniers. En effet, au-delà d’une simple expérience ludique, Soma propose quelquechose que de trop nombreux développeurs ont fini par oublier d’ajouter à leurs derniers produits : une trame narrative réellement intéressante.


Tout démarre alors que Simon Jarrett, un modeste employé d’une librairie de Toronto, essaie d’échapper à une mort quasi-certaine, conséquence d’un trauma causé par un accident de voiture dont sa petite amie et collègue n’a hélas pas réchappé. Un scientifique lui propose alors un "scan" d’un nouveau genre, fruit de son travail, et qui lui permettrait d’allonger considérablement son espérance de vie. Hors, le scan projette Simon à l’intérieur d’une station sous-marine visiblement en très mauvais état, possiblement abandonnée, où il sera confronté à un ennemi inconnu et difficile à appréhender.

La seule évocation de ce synopsis a suffi à me faire frémir d’impatience lorsque j’ai découvert Soma, mais maintenant que je l’ai terminé, je m’extasie devant l’intelligence du scénario tout autant que sur les qualités techniques du jeu. Il m’a fallu huit heures pour venir à bout de l’histoire, et ces huit heures furent indéniablement satisfaisantes. Les graphismes, loin des moteurs "tape-à-l’œil" récents qui rivalisent d’effet en tous genres, portent leur rôle avec une redoutable efficacité. Rapidement, on oublie presque le côté "jeu vidéo" et on se prend à regretter que tous les objets du décor ne soient pas interactifs tant on a envie de tout prendre en main, de tout examiner, de tout explorer. Rien à redire non plus sur les animations ou les effets, si ce n’est à l’éclairage, qui aurait mérité, au vu du thème, un peu plus de travail (notamment pour la lampe torche).


​La bande son n’est pas en reste, et participe immensément à l’immersion : que ce soit la musique, douce et mélodieuse, parfaitement adapté à l’univers, ou les bruitages saisissants de réalisme (je ne compte pas le nombre de fois où je me suis planqué dans un coin d’une pièce ou d’un couloir pour être sûr que ce bruit furtif entendu n’était pas un bruit de pas qui s’approchait), on ne peut que saluer le travail réalisé pour créer une ambiance, et l’on passe rapidement de l’émerveillement au stress, en quelques secondes, au moindre signe potentiel de la présence d’un ennemi.

L’ambiance est d’ailleurs le point principal de tout survival horror qui se respecte, et, vous l’aurez compris, on est ici en présence d’un jeu de qualité : parfaite gestion de la peur, sentiments d’oppression et de claustrophobie parfaitement retranscris. Oubliez les jump scares : Soma surprend par sa capacité à effrayer et à stresser sans avoir recours à cet artifice trop souvent utilisé. Les ennemis sont de plusieurs genres, et vous n’aurez aucune arme pour les affronter, pas même le décor : il vous faudra vous cacher ou fuir pour survivre. Il n’y aura que peu d’instructions qui vous seront fournies : à vous de vous débrouiller pour progresser dans le jeu sans minimap, sans interface, sans objectifs. Succès là aussi, je n’ai été bloqué qu’une seule fois, durant environ dix minutes, avant de comprendre que j’avais raté une étape dans la résolution d’une énigme.


Globalement, Soma n’est pas très difficile, et se présente plus comme une histoire à suivre et à découvrir que comme un défi à surmonter, comme tous les jeux de Frictional Games, et vous découvrirez l’histoire de l’univers, et de la station sous-marine au travers de nombreux dialogues et de nombreuses lectures. L’ensemble est passionnant, et les voix sonnent juste. Que demander de plus, si ce n'est de clamer "encore, encore" ?​

La conclusion de

Soma est un véritable bijou qui démontre que le genre n’est pas mort et peut accoucher de chefs d’œuvre ludiques. Une réalisation et une écriture maîtrisée, un sujet qui a du coffre, des bruitages, musiques et graphismes qui vous plongent dans l'ambiance... Bien qu'on ne soit pas dans la perfection, l'ensemble dégage un sentiment d'aboutissement qui se fait rare ces derniers temps dans le jeu vidéo. Et n’hésitez pas à venir commenter l’article en donnant votre avis (spoiler free) sur la fin du jeu, maîtrisée avec virtuose !

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