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Critique du Film : Zombeavers

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 10 juillet 2014 à 17:00

L'arnaque était tout simplement parfaite...



​Voici donc un film qui ne doit son existence qu'au jeu de mot plus ou moins inspiré qui lui sert de titre. Zombeavers, contraction de Zombie (en anglais "Zombie") et de Beavers (en anglais "Castors") aura en effet réussi à réunir suffisamment de personnes et d'enthousiasme pour réussir à se faire financer, à trouver un réalisateur, à embaucher des acteurs, à convaincre des distributeurs, le tout sans qu'aucune star ne soit associée au projet ! En effet, si on se souvient que Des serpents dans l'avion était né du même principe (d'abord le titre, ensuite le reste), rappelons que lui avait au moins Samuel L. Jackson comme appat pour attirer le spectateur. Ici, rien de rien, si ce n'est un thème hyper à la mode (les zombies, même s'il n'y a pas a proprement parler de zombies dans le film) et un concept suffisamment con pour attirer le spectateur en quête de faux nanars bien funs (autrement appelés, dans un langage plus économique, "pigeons", une catégorie dans laquelle nous nous situons clairement).

Donc en attendant que de gentils producteurs répondent à mes propositions les incitant à faire "Tondeuses à Gazonbies" ou "Paraventpire", jetons un coup d'oeil sur ce Zombeavers histoire de voir quel peut être le niveau qualitatif d'un film né d'un simple jeu de mot. Bon, si vous avez cliqué sur cette critique, vous avez d'ores et déjà vu la note s'afficher et vous savez que ce n'est pas bon, mais alors pas bon du tout. Alors vous allez me dire (parce que je vous connais) : « Attend coco, c'est un film de castors zombies, tu t'attendais à quoi ? ». On est bien d'accord, le concept est stupide, mais aussi crétin soit-il, un pitch débile n'a pas toujours fait un mauvais film. Et non, il n'y a pas que des Sharknado ! Pour vous ne convaincre, allez regarder Black Sheep (les moutons loups-garous), Grabbers (les extra-terrestres allergiques à l'alcool), Piranha 3D (les poissons préhistoriques) ou Arac Attack (les araignées mutantes) pour vous convaincre qu'on peut faire un film a minima réussi sur un concept pourri.

Là, on se trouve malheureusement devant un film plus proche de Sharknado (sauf que Zombeavers est bien mieux loti financièrement qu'un Sharknado, ce qui le rend moins excusable), à savoir un produit fainéant, mal écrit, peu réalisé, qui ne mise que sur sa campagne publicitaire pour engranger des billets verts (c'est bien simple, tout ce qui est drôle est dans la bande-annonce, le reste n'est que du remplissage entre deux images). Alors les filles sont mignonnes, peu vêtues (parfois topless car c'est bien connu, quand on a pas de scénario ou de mise en scène, on instrumentalise les actrices pour faire plaisir au public cible), les effets spéciaux oldschool ont un côté vintage bien sympathique (ce ne sont pas des CGI hideux mais des marionnettes bien moches, ce qui, pour nous, fait toute la différence pour une raison qu'on n'explique pas très bien, peut-être un rapport à l'enfance) et, techniquement, le film se tient (ça ne brûle pas les yeux comme quand on regarde un Azylum). Et à part ça ?

A part ça, rien, mais alors rien de rien. En fait, si on excepte la débilité de son concept, Zombeavers est juste un (mauvais) film d'attaque animale. A quelques rares moments, les castors se comportent bien comme des sales Gremlins, à d'autres les personnages font preuve d'une méchanceté amusante, mais ce ne sont que quelques éclaircies éphémères dans un film médiocre, pas vraiment drôle et jamais franchement trépidant. Les scénaristes ont fait des copier-coller d'autres séries B animalières sans chercher à apporter quoi que ce soit (pas même du décalage ou du second degré), se contentant des mêmes figures récurrentes que dans tous les films qui ressortent du genre (le copain rigolo qui boit, qui se drogue et qui fait des blagues, est-ce que ça fait vraiment rire aux USA, ou est-ce que ça leur est aussi insupportable que pour nous ?), sans jamais chercher à les détourner, à s'en moquer bref, à introduire quelque chose d'amusant (le film n'est même pas potache, c'est dire !).

Alors oui, Zombeavers, sorte de version très très longue d'une bande-annonce de deux minutes (qui était, elle, efficace) est chiant à mourir. C'est également un bon exemple de ce qu'est aujourd'hui la geekexploitation, ces films dont la campagne de promotion vise un public bien particulier, joue sur le côté underground, décalé et anti-grand public, mais qui, au final, ne s'avèrent être que des produits opportunistes répondant à des codes bien précis (mais des codes très mal assimilés par les scénaristes et le réalisateur) et ne visant qu'à arnaquer un public peu regardant à la dépense. Alors oui, la campagne promotionnelle de Zombeavers était très pro (c'est indéniable) et nous avait donné envie de voir le film. Au final, la sensation d'arnaque est telle que l'on a l'impression de se faire enfoncer une sonde rectale pendant quatre-vingt dix minutes. On en ressort sale, dégoûté, jurant que, promis, on ne nous y reprendra plus... enfin, jusqu'à "Tondeuses à Gazonbies" bien sur !

25

L'arnaque était tout simplement parfaite : vendre un film sur sa nullité, en faire quelque chose d'ouvertement sans intérêt et demander aux gens de payer pour le voir ! Là, il y a un coup de génie qui s'est joué ! Certes le procédé n'est pas nouveau, mais force est de constater qu'il est d'une efficacité redoutable ! La preuve, nous sommes rentré en salle le sourire aux lèvres, persuadés que nous allions passer quatre-vingt dix minutes de bonheur, et, quand nous sommes ressortis, on se serait cru à la sortie du service Proctologie d'un hôpital. On s'est fait arnaquer, et le pire, c'est que l'on s'est fait voler par des gens qui nous disaient ouvertement qu'ils allaient nous détrousser ! Faut vraiment être débile...

Critique de publiée le 10 juillet 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • Une arnaque tellement parfaite qu'elle en devient géniale.

Que faut-il oublier ?

  • Cette sensation désagréable d'avoir été pris pour un con.

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