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Critique du Jeu Vidéo : Uncharted 3 : L'Illusion de Drake
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Critique du Jeu Vidéo : Uncharted 3 : L'Illusion de Drake

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 27 avril 2014 à 0900

Du grandiose un peu réchauffé...

L'auteur de cette critique n'a pas pu tester le mode multijoueur en ligne d'Uncharted 3. En effet, il est payant si vous achetez le jeu d'occasion ou si vous vous le faîte prêter. Sony, l'éditeur, ne propose même pas une période d'essai.

Sorti fin 2009, Uncharted 2 avait été une véritable claque graphique et technique pour tous les possesseurs de PS3, une véritable petite bombe pour tous les amateurs d'action/aventure matinée de fantastique et de temples mystérieux et maudits. Le jeu permis également à son héros, Nathan Drake, de rentrer dans le panthéon du genre aux côtés d'Indiana Jones et de Lara Croft. Alors évidemment, ce fut avec une fébrile impatience et de grandes attentes qu'on lança pour la première fois Uncharted 3. Nous étions en effet pressés de savoir ce que notre héros si attachant nous réservait, et quel grand mystère on allait découvrir.

Le jeu est toujours l'œuvre des californiens de Naughty Dog, qui sont sûrement, après des succès comme Crash Bandicoot, Jak & Daxter et bien sûr Uncharted, un des plus grands noms de l'industrie du jeu vidéo. Autant de licences extraordinaires que d'expériences uniques pour ce fournisseur exclusif de pépites sur les consoles de Sony.Etant donné que la progression entre le premier épisode et le second avait été bluffant, conférant ainsi au jeu une ambition cinématographique hallucinante, on en attendait donc énormément. Mais le pari reste difficile sur ce troisième opus, qui, s'il reste un blockbuster vidéoludique à faire absolument, ne réussit pas à dépasser incontestablement son aîné.

Pour cette troisième aventure, Nathan Drake poursuit encore une fois les étranges voyages de son glorieux ancêtre l'explorateur et corsaire du XVIème siècle Francis Drake. Il s'intéresse cette fois à un de ses voyages ayant un itinéraire particulier, lié à la recherche d'une cité perdue dans un grand désert au sud de la péninsule arabique. Mais, comme d'habitude, un ennemi bien puissant va se mettre en travers de la route de Drake : la cinquantenaire et froide Katherine Marlowe. Cette dernière semble chercher les secrets de cette ville depuis bien plus longtemps que Drake et son fidèle acolyte Sully. C'est donc une course poursuite et une chasse aux indices à travers le monde qui s'engage entre Drake et Marlowe avec chacun ses alliés. On retrouve donc des visages connus aux cotés de Drake (comme la belle Elena ou la sexy Chloe) ainsi que Charlie, petit nouveau de l'épisode apportant le côté brut de son allure de cockney pure souche. Ainsi, on assiste à une aventure survitaminée entre l'Angleterre, la France, la Syrie et le désert Rub al-Khali.


L'histoire est encore une fois l'œuvre d'Amy Henning, qui décide désormais de faire vaciller les certitudes du héros de la franchise. La rivalité qui l'oppose à Marlowe et le peu d'information sur la présence d'un éventuel trésor font que ses alliés vont le questionner sur ses réelles motivations. On apprend également que sa relation avec Elena s'avère encore une fois compliquée après leurs retrouvailles dans l'épisode précédent. Ces idées, ainsi que le fait d'en savoir un peu plus sur sa jeunesse, font de Drake un héros de plus en plus attachant et son couple formé avec Elena s'avère parfois touchant. L' intrigue est cette fois vraiment internationale, apportant une variété dans les décors. On reste néanmoins en territoire connu, et Drake reste le même héros assez maladroit et malchanceux qu'on a plaisir à diriger. Les dialogues fonctionnent bien, mais on ne peut s'empêcher d'être déçu par le final de l'intrigue. Dans son ensemble la trame s'avère donc plus faible que le second, voire le premier opus, notamment dans la surprise de fin qu'on est en droit de s'attendre de la part de cette saga qui avait su nous régaler dans chacun de ses derniers niveaux. On ne peut donc que regretter un manque d'ambition dans la conclusion de cet épisode.

Si le scénario peut décevoir, ce n'est clairement pas le cas de l'aspect technique du jeu. La licence continue à nous mettre des baffes graphiques à chaque niveau. Le titre est beau et fait clairement parti du haut du panier concernant les jeux consoles. Et il n'est pas seulement beau sur un simple aspect technique : ses décors sont variés, très travaillés et les arrières-plan à couper le souffle. Que cela soit un château arabe à la nuit tombée, une ville abandonnée dans le désert ou le métro londonien, on en prend plein les yeux. Le travail sur les texture et sur les visages des personnages principaux sont également bluffants de réalisme. Le travail de Naughty Dog pour rendre cette aventure inoubliable est donc excellent, et on s'arrête souvent pour profiter des décors comme des effets montrant à quel point les structures de la PS3 sont maîtrisées (mention spéciale à cet immense cimetière de navires qu'on traverse sur une mer de plus en plus agitée en terminant sur une tempête). L'univers graphique et la prouesse technique donnent donc plus de cachet à cette aventure aux airs d'Indiana Jones avec des extérieurs exotiques et des temples mystérieux.


Tout a donc été fait pour que l'expérience soit la plus cinématographique possible, avec un moteur de jeu époustouflant mais aussi une ambiance sonore impeccable. Les musiques reprennent la base du travail de Greg Edmonson, ajoutée à l'expérience de Clint Bajakian, et offrent des moments épiques qui accentuent bien le côté oriental de l'aventure. Et encore une fois, le doublage française s'en sort avec les honneurs. La force d'Uncharted (à savoir nous offrir un grand spectacle prenant ses racines dans des récits d'aventures du siècle dernier) est donc toujours là. On s'embarque pour un véritable grand huit vidéoludique d'une beauté à couper le souffle et on se rapproche vraiment du plaisir que peut procurer la vision d'un Indiana Jones sur grand écran. Si le scénario reste donc convenu, le studio californien a vraiment compris que le jeu vidéo est souvent une affaire de plaisir immédiat. Et cela passe forcément par un gameplay aussi simple que diversifié.

Le jeu garde donc toujours son mélange entre action et plates-formes. Ces dernières sont assez assistées et simplifiées, mais on apprécie toujours de les faire avec une mise en scène et des scripts toujours bien pensés. Néanmoins elles ne proposent pas assez souvent un challenge très sérieux, surtout quand on connaît bien les ficelles de la série. Pour l'action, celle-ci est clairement au centre de l'aventure avec un système de bagarre à mains nues plus développé. Vous pouvez toujours éliminer les gardes silencieusement mais quand vous les affrontez de face, un système de coup, de projection et d'esquive se met en place. Le système vous permet d'attendre que votre adversaire soit déstabilisé pour l’enchaîner ou le projeter contre un objet ou meuble tout en vous servant des objets à porter pour l'achever. Ces combats deviennent donc mieux mis en scène et plus sympathique à enchaîner. Pour ce qui est des gunfights, la variété des armes et l'important système de couverture sont toujours présent. Le jeu reste toujours aussi exigeant quant au fait que vous ne pourrez pas vous ruer dans le tas. Il faut souvent attendre le bon moment et rester mobile car les ennemis savent vous trouver. Cela s'avère donc aussi spectaculaire que jouissif même si les longs combats dans des sortes d'arènes peuvent lasser. Les ennemis semblent toujours savoir où vous êtes et certains, aux armures renforcéesn sont vite de vrais plaies. On aurait aussi aimé plus de variété dans les ennemis surtout pour les montagne de muscle dont a l'impression qu'on combat toujours le même dans un déguisement différent...


Mais le jeu réussit à alterner les situations différentes en intégrant des composantes intéressante, comme des combats prenant en compte la possibilité de sa cacher sous l'eau. On relèvera également es moments où il faut fuir qui font penser à des séances de parkour, ainsi que l'infiltration dans un bateau puis dans un avion matraqués dans de nombreux trailers. Et ces séquences valent le coup (même si, encore une fois, on peut préférer la séquence du train de Uncharted 2, voire le final stressant et surprenant du premier Uncharted) ! Le jeu, malgré ses grandes qualités, semble aussi montrer que les limites de la PS3 ont été atteintes pour ce qui est des expériences de jeu. On peut aussi trouver que la durée de vie de huit heures (en mode normal) est un peu faible, mais il faut avouer que le jeu ne propose pas vraiment de temps morts (si ce n'est un ou deux passages qui ont néanmoins un aspect narratif fort).

Comme il est dit en préambule, le jeu en ligne n'a pas pu être testé, mais il semble dans la lignée du précédent opus en rajoutant un système d'amélioration (système bien popularisé sur consoles par Call of Duty et qui peut bien s'appliquer ici). Le jeu en ligne était excellent sur Uncharted 2, donc il n'y pas de raisons que cela ait changé. Mais encore une fois, je préfère ne pas me prononcer plus que ça. En revanche, le jeu propose quand même du multijoueur en écran splitté proposant plusieurs modes de coopération : soit en arène avec les classiques vagues d'ennemis à repousser, soit l'aventure en coopération. Cette dernière, durant plusieurs heures, reprend des niveaux emblématiques des trois opus et une histoire prétexte pour s'adonner à de l'action avec différents objectifs. Il faut donc apprécier les combats en arènes, car le challenge peut s'avérer très exigeant selon les modes de difficulté. Force est de constater que cela fonctionne bien donnant de bonne sensations avec des amis à côté de soi. De quoi bien rallonger la durée de vie, surtout si vous choisissez d'acheter le pass en ligne...

La conclusion de

Uncharted 3 : L'Illusion de Drake fait donc honneur à cette grande série de la génération PS3. Le spectacle dans lequel on interagit est toujours aussi grandiose tant au niveau technique qu'artistique. Parcourir le jeu est un plaisir alliant l'exotisme des décors et le défouloir de l'action, un mélange forcément très efficace et maîtrisé de bout en bout par Naughty Dog. Mais on reste en droit de préférer Uncharted 2 : Among Thieves, surtout au niveau de l'histoire et des passages mémorables. Comme le multijoueur qui symbolise bien l'idée qu'on peut se faire du jeu : grandiose mais finalement pas aussi révolutionnaire que l'épisode précédent.

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