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Critique du Jeu de société : Rampage
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Critique du Jeu de société : Rampage

Avis critique rédigé par Amaury L. le mercredi 2 avril 2014 à 0800

Moi, vouloir tout bouffer...

Voici la grande nouveauté de cette année dans notre catalogue Hiver, Meeple City. C'est un véritable paradis pour tout monstre affamé qui se respecte, des immeubles immenses remplis de petits bonhommes aux différents parfums, de nombreuses activités proposées comme la pulvérisation de véhicules ou une dégustation de militaires bien savoureux... Ambiance garantie.

Gros monstres, grosse boîte...

A noter : certaines boîtes montrent rapidement des signes de faiblesse qualitatives (coins de boîte qui se fendent, plateau principal qui gondole).

Rampage se présente sous un vert bien monstrueux (en rapport avec la thématique) avec un matériel pour le moins conséquent. On découvre quatre belles figurines Monstre (avec des autocollants à coller), quatre-vingt dix Meeples à dévorer (quinze par couleur), des camions, des dents de monstre, un grand plateau de jeu et plein d'autres choses. On apprécie cette abondance et surtout cela se révèle extrêmement appétissant. Repos production sait mettre l'eau à la bouche des monstres refoulés que nous sommes.

Gros monstres, règles pas trop intellos...

Le but du jeu est de marquer un maximum de points en collectant (dévorant) les Meeples par série de six (un par couleur), en cassant les dents des monstres adverses ou en détruisant les immeubles de Meeples City.

Le tour de jeu se résume à deux actions (la même ou une différente) parmi quatre. On se déplace à l'aide d'une pichenette son pion Socle sur lequel repose la figurine Monstre. On démolit un immeuble en laissant tomber sa figurine Monstre dessus. Il faut toutefois pour accomplir cette action que le pion Socle du monstre touche le trottoir du bâtiment concerné. On édente aussi un monstre adverse en lui projetant un véhicule (un camion) sur le coin du museau. Pour cela, on pose le pion Camion sur sa figurine Monstre. Ensuite, à l'aide d'une pichenette on tente de faire basculer le concurrent gênant. En cas de réussite, la victime donne une de ses dents à l'agresseur (deux points de victoire en fin de partie). La dernière action est de souffler sur un édifice, des meeples ou des monstres ennemis. On pose son menton sur le sommet de sa figurine et on expire le plus habilement possible.

On termine son tour en récupérant tous les étages vides (ou non recouverts) d'un immeuble, les meeples qui jonchent le sol du quartier où se trouve son Monstre à hauteur de son nombre de dents (entre deux et six dents).

La partie se conclue lorsqu'il ne reste plus que des ruines (tous les étages de tous les immeubles ont été récupérés. On compte les points, une série complète de Meeples vaut dix points, une dent d'un monstre adverse deux points, un étage un point. Le plus fort total l'emporte.

Gros monstres, grosses empoignades et rigolades...

Rampage est un jeu vraiment atypique parmi les nombreuses nouveautés qui sortent chaque année. Si beaucoup de jeux retombent rapidement dans l'oubli, la faute à une originalité vacillante ou des mécanismes redondants ou sans réelle plus-value, Antoine Bauza et Ludovic Maublanc s'affranchissent allègrement d'une inspiration mesurée et proposent une gourmandise ludique qui combine intelligemment, adresse, collecte et un brin de stratégie. Rampage, outre un matériel et une thématique fortement attirants, possède une qualité rare et précieuse, sa propre personnalité artistique. Excepté Catacombs, un jeu canadien dont on attend impatiemment une édition en français, il n'existe pas d’œuvres proches ou ressemblantes. Les auteurs confirment un talent incontestable, largement au-dessus de la moyenne. Pour preuve, Antoine Bauza a offert l'exceptionnel 7 wonders, Hanabi qui a reçu le prestigieux Spiel des jahres 2013, Ghost stories, Takenoko, Tokaido, Le donjon de Naheulbeuk, que dire de plus sinon que c'est simplement impressionnant. Ludovic Maublanc ne démérite pas avec quelques belles pièces à son actif, certaines en collaboration avec Bruno Cathala comme Cyclades, Le fantôme de l'opéra, Dice Town, Mr Jack...

Forcément, on attend énormément de ce genre de duo et Rampage ne déçoit pas. On admire la simplicité et l'élégance des mécanismes qui s'ouvrent vers un public très large. On réunit facilement autour de la table des joueurs d'âge différent et d'expérience diverses. Tout le monde comprend aisément ce qu'il convient de faire, détruire les immeubles et au passage, casser les dents des monstres adverses. L'ambiance décolle systématiquement, à moins de tomber sur des grincheux inoxydables, et les rires fréquents se partagent la vedette avec les mimiques larmoyantes de certains joueurs désireux de conserver leurs dents, un paramètre indispensable pour croquer avidement les Meeples rémunérateurs en point de victoire, lorsqu'ils sont ciblés par un adversaire enthousiaste à l'idée de lui balancer en pleine face un projectile quelconque (un camion la plupart du temps). La thématique avec des Godzilla en liberté qui « massacrent » tout sur leur passage est respectée. Les mécanismes se collent étroitement à l'univers loufoque et on apprécie l'effort des auteurs de ne pas avoir galvaudé l'importance de l'habillage.

Certes, avec Rampage, la stratégie souffre et on ne maîtrise pas complètement son destin. Toutefois, on se surprend parfois à réfléchir pendant son tour afin d'optimiser ses actions. On scrute attentivement le placement des autres montres (dans le but de minimiser le risque de se prendre des « baffes »), on observe sur quel quartier les Meeples tombent avec l'objectif de les ramasser et de constituer une collection juteuse. Avec l'ajout des cartes Caractère, Pouvoir et Super pouvoir, cela dope aussi l'intérêt du jeu. Les joueurs essaient de profiter au maximum des caractéristiques accordées par ces cartes, toujours dans une recherche de « taylorisation » fructueuse. Même si on constate parfois un déséquilibre des pouvoirs (un même pouvoir aura un impact fort sur une partie et sur une autre s’avérera totalement inutile) selon les tirages et les configurations, Rampage gagne en durée de vie et en renouvellement. Cependant, une légitime interrogation se pose sur sa pérennité temporelle, certainement sa principale faiblesse. Rampage possède-t-il les arguments pour résister au delà d'une dizaine de parties ?

Peut-être pas... mais cela n'empêche pas de passer de bons moments en famille ou entre amis. Écrabouiller autrui, un art qui se construit...

La conclusion de

Vous aimez détruire tout ce qui bouge, dévorer au petit-déjeuner des blondes hurlantes de terreur, pratiquer le « bourre-pif » comme activité sportive, alors Rampage est fait pour vous. Il concilie adroitement l'adresse (déplacement par un système de pichenettes), les coups fourrés et un poil de stratégie. Au sein d'une ludothèque ou d'un club de jeux, Rampage s'impose comme une évidence par sa capacité à réunir des joueurs hétérogènes autour d'une même table. Les monstres ont bon goût et ils ont faim !

Que faut-il en retenir ?

  • Le thème.
  • L'humour.
  • La simplicité.
  • L'ambiance.
  • L'originalité.

Que faut-il oublier ?

  • Préparations des parties un peu longues.
  • La durée de vie ?

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