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Critique du Film : Les Amazones
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Critique du Film : Les Amazones

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 17 janvier 2014 à 0011

Lesbian Queendom

Après avoir battue toutes ses rivales ą travers une série d’épreuves - dont le sommet fut un combat rituel contre sa rivale Oreitheia -, la belle Antiope est désignée reine des Amazones. A peine montée sur le trône, la nouvelle souveraine décide, suivant les traditions guerrières de son peuple, d’organiser le Festival annuel de l’amour, seul moment où une amazone peut avoir des rapports sexuels avec un homme, et choisit le peuple des grecs, qui semble, ą ses yeux, en être le plus digne. C’est ą cette occasion qu’Antiope va rencontrer le roi Thésée, déguisé en simple capitaine, et qu’elle va tomber sous son charme. Désormais, partagée entre son amour pour le beau grec et les traditions de son peuple, Antiope va douter et se retrouver affaiblie. Une situation inconfortable dont va essayer de profiter l’ambitieuse Oreitheia...

Les amazones est un péplum assez rare réalisé par Terence Young, réalisateur chevronné ą qui l’on doit, entre autres, quelques aventures de James Bond. Doté d’une belle production, de décors et de costumes soignés, le film présente tous les aspects du Sword and Sandals ą l’italienne, les héros bodybuildés étant remplacé ici par des jolies filles - loin d’être ridicules dans le domaine athlétique. Mais résumer ce métrage ą une simple relecture féminine d’un épisode d’Hercule / Ursus ou de Maciste serait une erreur. En fait, il est très difficile de cataloguer Les amazones car si sa structure suit les schémas du péplum spaghetti, avec ses passages mélo, ses affrontements de masse et ses actes héroïques, son traitement schizophrène entraîne le spectateur dans une variation de ressentis.

Considéré dans son ensemble, Les amazones est un film sérieux, pensé avec un esprit premier degré des plus rudimentaires. Terence Young, très appliqué - l’homme est loin d’être maladroit avec une caméra - soigne ses prises de vue, sa mise en scène, et les séquences d’action impliquant un grand nombre de figurants (concours d’épreuves et batailles) sont plutôt agréables à visionner. Un classicisme qui laisse ą penser que le cinéaste avait opté, dés le départ, pour un spectacle populaire des plus mainstream, quand bien même le scénario transpire quelques idées féministes plus qu’anachroniques - et finalement plutôt bienvenues. Oui, sauf que Les amazones impose deux éléments fortement inattendus, à savoir un érotisme assez appuyé (même si le mariage péplum et érotisme n’est pas un fait rarissime), et, encore plus étonnant, des fulgurances comiques fortement décalées, comme ces bruitages cartoon aux allures de running gag ą chaque fois qu’un couteau lancé se plante dans un poteau (stoiiiiiiing!). Autant de passages saugrenus qui surgissent quand l’on s’y attend le moins, et qui entraînent parfois le métrage dans le surréalisme.

En fait, force est d’avouer que l’aspect érotique sauve souvent le film de l’ennui. On comprend la justesse de l’argument de vente qui, lors de sa tournée dans les drive-in US, vantait la présence du female fighting le plus sexy de l’histoire du cinéma. De plus, c’est loin d’être une fausse affirmation. Les deux affrontements à mains nues opposant Antiope et Oreitheia, qui détournent de manière friponne les combats de lutte grecs (les deux lutteuses sont nues et leurs corps enduits d’huile sacrée), sont ą la fois très sexy, bien chorégraphiés et exécutés par deux comédiennes (Alena Johnston et la française Sabine Sun) très mignonnes et plutôt douées dans le domaine du crêpage de chignon. Ces deux séquences bien troussées (si j’ose dire), ainsi que les nombreuses autres occasions où les amazones dévoilent leurs formes (on se rend compte alors que, contrairement à la légende, ces farouches ancêtres des Fremen se s’amputaient pas d’un sein pour faciliter le tir à l’arc), nous font aborder avec une indulgence un peu honteuse un coeur de métrage au récit confus, bavard, dont quelques passages incohérents et même parfois ridicules (comme une scène de danse complètement décalée) nous laisse ą penser que Les amazones a été sacrément trituré sur les bancs de montage.

Pour ce qui est de l’interprétation, en plus des deux comédiennes précitées, Les amazones réunit une jolie brochette de stars du cinéma populaire transalpin. Les spectateurs les plus avisés reconnaîtront ainsi, au fil des plans, Helga Liné, Malisa Longo, Luciana Paluzzi et Rosanna Yanni. Quand au seul rôle masculin d’importance, celui du roi Thésée, il a été confié à Angelo Infanti, un acteur plus connu pour ses rôles dans le western spaghetti et le polar mais qui offre ici une performance en jupette des plus respectables. 

La conclusion de

Si Les amazones est loin d’être le meilleur film de Terence Young, il n’en est pas pour autant un spectacle inintéressant. Au-delà de ses deux séquences de female fighting érotiques, qui ont fait sa réputation, le film possède comme atout un bon niveau technique, une production de qualité, une mise en scène appliquée et un casting séduisant. Seul le récit, non dénué d’incohérences, trop naïf et souvent ennuyant, empêche de faire de ce métrage autre chose qu’un sympathique divertissement.

Que faut-il en retenir ?

  • Un aspect technique convaincant
    Des combats divertissants
    Une production de qualité
    De jolies actrices
    Un péplum atypique

Que faut-il oublier ?

  • Un récit parfois incohérent
    Syndrome du ventre mou
    Quelques séquences ridicules

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