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Critique de la Bande Dessinée : Apocalypse
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Critique de la Bande Dessinée : Apocalypse

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 10 juin 2013 à 1808

Une petite merveille visuelle...

Premier volet de la trilogie Malefic time, Apocalypse est une oeuvre plurielle au carrefour de plusieurs médias. A mi-chemin entre bande-dessinée, roman et artbook, il propose en effet une structure quelque peu déconcertante au regard de ce qui se fait traditionnellement dans ce milieu éditorial. Si l'on devait lui aposer une étiquette pour en faciliter la définition, nous dirions que c'est avec le roman illustré que le parallèle est le plus aisé ; cependant, s'en tenir uniquement à cette approche le priverait de tout une partie de son intérêt. On se contentera donc de définir Apolcalypse (et Malefic time par extension) comme un Objet Litteraire Non Identifié.

Oeuvre familiale de la famille Royo, Apocalypse est illustré par le père (Luis) et écrit par le fils (Romulo). Le propos et le visuel sont par bien des aspects semblables au format éditorial, à savoir pluriels et au carrefour de plusieurs genres : post-apocalyptique (qui sert de base à l'histoire racontée), fantastique (l'aspect biblique est très présent) et même médiéval fantastique (par certains aspects de l'histoire). Une nouvelle fois, il est difficile de faire entrer cette oeuvre dans un cadre précis tant son approche, sa narration et ses illustrations échappent à toutes tentatives de catégorisation.


Cette richesse inhérente est donc destabilisante sur bien des aspects, et cette volonté de trancher avec les codes est présente même dans la construction de l'histoire. La narration d'Apocalypse est ainsi chaotique sur bien des aspects : alternant entre différentes époques et changeant de narrateur sans en prévenir le lecteur. Mais là où la pluralité de l'ouvrage jouait en sa faveur dans sa forme (lui conférant une indéniable originalité), force est de reconnaître que cette façon de bousculer les conventions rend la lecture globalement peu agréable, obligeant à réfléchir sur la structure formelle de l'histoire au lieu de se laisser porter par elle.

De fait, l'immersion dans le récit est difficlle, et rend finalement le lecteur plus attentif à ce qui est raconté. Et bien malheureusement, le fond n'est pas à la hauteur des ambitions. Apocalypse ne raconte rien de très original, s'avère convenu dès lors que l'on remet l'histoire dans l'ordre, ne passionne pas avec ses personnages extrêmement clichés et sombre bien souvent de le kitch du geek qui n'aurait aucun recul sur son travail. Non, à ce niveau, les ambitions de départ ne sont clairement pas concrétisées, et l'oeuvre est souvent à deux doigts de sombrer corps et biens.

 

Mais voilà, le talent de Luis Royo sauve le tout de la catastrophe. Il fallait en effet le génie d'un illustrateur comme lui pour compenser l'ensemble de ces faiblesses structurelles. Ainsi, on finit par déguster Apocalypse comme un excellent vin, indépendamment du repas qu'il accompagne. C'est donc au final comme artbook que le livre prend toute sa saveur, et ce dans la mesure où il est une véritable merveille visuelle. Les illustrations sont ainsi d'une grande qualité, et les afficionados de l'illustrateur auront suffisamment de matière pour les combler au delà de toute espérance.

En effet, Luis Royo n'a livré que de sublimes illustrations pour Apocalypse. Aucune faute de goût, aucune inégalité, simplement l'excellence à chaque page. Le travail sur les décors, les couleurs et les personnages donne une unité, et le tout se pare d'une ambiance très appréciable. Ainsi, au delà du texte, les illustrations suffisent d'elles-même à conférer au récit une atmosphère post-apocalyptique bien particulière, et, cerise sur le gâteau, cohérente avec le reste de l'oeuvre de l'artiste. Avec Apocalypse, Luis Royo pose une nouvelle pierre à sa carrière déjà incroyable en tout point.

La conclusion de

Ce premier volet de la trilogie Malefic time est une véritable réussite esthétique. On y retrouve tout le talent et l'univers de Luis Royo. De fait, ce roman graphique se déguste plus comme un artbook que comme une simple bande-dessinée, s'avérant, page après page, être une petite merveille visuelle. On regrettera donc que l'histoire racontée soit à ce point inintéressante, accumulant les clichés jusqu'à la limite du kitch, le tout sur une narration en tout point chaotique qui rend la lecture peu agréable. Les admirateurs du travail de Royo passeront outre, les autres risquent en revanche de ne pas apprécier outre-mesure.

Pour les fans de Luis Royo : 8,5/10
Pour les autres : 4,5/10

Que faut-il en retenir ?

  • Des dessins absolument superbes,
  • Le travail sur les couleurs,
  • Le soin particulier apporté aux décors,
  • Une ambiance parfaitement rendue,

Que faut-il oublier ?

  • Histoire à la limite du kitch,
  • Une narration chaotique,
  • Finalement plus un artbook qu'une BD.

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