75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
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Critique du Film : L'Invasion des Araignées Géantes
L'Invasion des Araignées Géantes >

Critique du Film : L'Invasion des Araignées Géantes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 1 décembre 2012 à 2003

Volkswagen Velue From Outer Space

Phénomène scientifique des plus obscurs (si j’ose dire), le trou noir peut entraîner des situations pour le moins inattendues et, parfois même, inquiétantes. Vu que personne n’y connaît grand-chose, c’est aussi pour les scénaristes de séries B un bon matériau pour la conception des histoires les plus abracadabrantes. Ici, dans ce récit écrit par Robert Easton (un comédien de télévision très populaire dans les années 50) et Richard Lee Huff, la création d’un trou noir entraîne la chute d’une pluie de météorites sur Terre, plus particulièrement dans la campagne américaine, derrière la ferme d’un dégénéré redneck (un pléonasme dans les années 70) et sa femme alcoolique. Faisant fi de toute mesure de précaution, pendant que, à des kilomètres de là, les scientifiques de la NASA digressent sur les mesures à prendre (l’armée, elle, pour une fois, se fait discrète, on peut donc violer l’espace aérien américain sans grandes conséquences),  Dan et Ev, les deux bouseux, examinent les lieux et découvrent quantité de petites géodes qu’ils ramènent discrètement chez eux.



Evidemment, Dan possède la curiosité des gens les plus simples… et le même intellect limité. Il décide donc d’ouvrir, en employant les grands moyens (comprenez on tape dessus jusqu’à ce que ça casse), l’une de ces petites météorites. Et, là, explosion de joie ! A l’intérieur, un diamant libère son éclat sur les visages radieux de Dan et Ev. Tout à leur bonheur, ils ne voient pas l’énorme araignée velue filer sous leurs yeux pour se cacher derrière un meuble. Du coup, Ev redevient extrêmement tendre avec son abruti de mari (oui, avant, ils n’arrêtaient pas de s’engueuler alors que Dan draguait Terry, la jeune sœur d’Ev) et parle même de refaire leur vie ailleurs. Bref, c’est gros plan sur la maison du bonheur. S’ils portaient des fringues propres, on pourrait se croire chez les Ingalls. Oui, mais vous vous dites « et l’araignée dans tout cas ? » Sachez qu’elle attend son heure… et l’arrivée de ses copines.

En effet, chaque géode est un œuf contenant l’une de ces arachnides dégueulasses (la production a utilisée des vraies tarentules, forcément plus convaincantes que des modèles en caoutchouc – la seule bonne idée du film). Naturellement, comme Dan ne peut pas toute les ouvrir une à une (vous imaginez la durée du métrage !), la plupart vont se débrouiller seules pour sortir de leurs bogues et envahir la région… Enfin, principalement la maison des rednecks. Une situation qui va nous donner l’opportunité de voir quelques babes à l’élégance soixante-huitarde (comprenez culotte qui pend au cul, nichons œufs au plat et niveau d’épilation minimal) prises au piège dans des toiles d’araignées qui n’existaient pas dans le plan précédent. La scène la plus sympa étant probablement celle ou l’une des araignée tombe dans un mixer, se mêlant à une préparation lactée. Beurk ! Dans le même temps, les scientifiques de la NASA abandonnent leur laboratoire high-tech composé d’un oscilloscope de lycée et d’un microscope en plastique pour rejoindre le sheriff du comté, un spécialiste des blagues à deux balles qui ne font rire que lui.

La situation devient encore plus compliquée quand, pour une obscure raison, l’une des araignées se transforme en une immense peluche de huit mètres, au yeux globuleux, montée sur une voiture, style char de carnaval - oui, il n’y a qu’une seule araignée géante, le titre a gagné un s dans la traduction française. Telle la tarentule géante de Jack Arnold, le monstre de Bill Rebane va alors semer la terreur dans le bled… et entraîner le rire chez le spectateur. Il est vrai que voir cette marionnette se déplacer sans que ses pattes ne touchent le sol est un spectacle comique qui vaut largement le prix d’un ticket de cinéma. En que dire du jeu inspiré des comédiens lorsque, fuyant le monstre, ils miment l’effroi, certains allant même jusqu’à trébucher volontairement pour augmenter le niveau de suspense.

Au deux tiers du métrage, oubliant les petites araignées, Bill Rebane se concentre désormais à nous narrer le titanesque combat entre ce magnifique échantillon de l’espèce humaine et le monstre géant venu des confins de l’espace. Le climax se situe quand l’araignée géante « roule » jusqu’à une fête foraine, entraînant une scène de panique collective impliquant un nombre important (au moins une bonne trentaine !) de figurants et quand le sheriff débite sa dernière blague à deux balles, et celles de son revolver, avant de se hisser dans la gueule de la bête. Ben oui, Alan Hale Jr, qui interprète ce sheriff boute-en-train, est tout dévoué à son réalisateur, et, constatant probablement que les manipulateurs de la marionnette n’arrivaient pas à le saisir, il a décidé de leur faciliter la tache en s’agrippant aux crocs du monstre.

Ce nanar devenu film culte est le fruit du travail de Bill Rebane. Peu connu du grand public, ce cinéaste est un fan du cinéma des années 50. On lui doit ainsi, entre autres, Rana: The Legend of Shadow Lake, qui n’est qu’une retranscription fauchée de L'Etrange Créature du lac noir, un homme crapaud remplaçant le monstre amphibie du film de Jack Arnold. Ici, il est évident que Bill Rebane a essayé de créer une œuvre mêlant les éléments du film de SF des années 50 avec d’autres, plus modernes, appartenant aux thrillers horrifiques des années 70 (Les Dents de la Mer est passé par là – le métrage de Steven Spielberg est d’ailleurs cité dans le film, par un scientifique). Malheureusement, faute de moyens – et de talent – le résultat est plus risible qu’autre chose. Difficile, en effet, de rester sérieux devant ce défilé d’effets spéciaux calamiteux (la chute des météorites se voit matérialisée par l’utilisation de quelques filtres chromatiques au rendu des plus psychédéliques) et de dialogues stupides. Force est cependant d’avouer que le film dégage une atmosphère kitch assez réjouissante, qui était déjà présente lors de la sortie du film en salles, et une première partie – celle qui met en scène les véritables araignées – pas trop ridicule. Tout véritable amateur de séries B se doit de posséder une copie de ce grand classique du nanar monstrueux.

La conclusion de

Véritable œuvre culte pour les amateurs de nanars, L’invasion des araignées géantes n’a rien perdu de sa superbe avec les années. Le film a même gagné en charme kitch, le déballage de tous ces personnages rednecks sortis des années 70 valant le coup d’œil. Et puis, voir une araignée géante en peluche montée sur une Volkswagen terrifier une foule fuyant comme dans un film de Godzilla, cela n’a pas de prix !

Que faut-il en retenir ?

  • Un nanar. Un vrai
  • Une première partie pas trop nase
  • L’humour à deux balles

Que faut-il oublier ?

  • Dialogues débiles
  • Effets spéciaux calamiteux
  • Réalisation approximative.

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