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Critique du Jeu Vidéo : Castle Crashers

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 11 août 2012 à 19:31

Un grand défouloir !

Test de la version PS3

Le jeu indépendant doit autant aux petites productions à télécharger sur nos PC et nos consoles qu'aux jeux flash qui pullulent depuis plus d'une décennie depuis la démocratisation d'Internet. Castle Crashers fait parti de ces jeux qui font la liaison entre les deux, et avec qualité en plus !

Ce beat'em all très réjouissant est l'œuvre du studio indépendant américain The Behemot, qui a été crée il y a dix ans par les papes du jeu flash sur internet : Dan Paladin (un des créateurs de jeux le plus important de cette communauté) et Tom Fulp (par ailleurs le créateur de la plateforme Newsgrounds, très connue par les mordus de jeux flash). Le studio nous avait déjà offert l'adaptation en boite du très populaire Alien Hominid en 2005, qui mélangeait bien jeu à l'ancienne et aspect graphique assez particulier. Même idée pour ce Castle Crashers, sauf qu'il s'agit ici d'un jeu original, et qu'on lui reconnaît ce côté décomplexé de la scène flash indépendante, notamment avec une approche retro très classique en 2D, se découpant en plusieurs tableaux dans des graphismes proches des jeux 16-bits. Ici, tout est orienté pour du plaisir immédiat, avec un gameplay basique et un humour visant clairement le moins exigeant des collégiens pré-pubères... mais ça marche !

Vous incarnez ici un preux chevalier chargé de récupérer les quatre filles d'un seigneur hystérique. Le jeu n'a pas vraiment de scénario à proprement parler, mais s'apparente plutôt à une succession de décors, d'ennemis et petites scènes plus barrées les unes que les autres, avec un humour assez gras qui fonctionne plutôt bien grâce au contraste de graphismes enchanteurs (voir des animaux de la forêt tendance Bambi se chier littéralement dessus à l'approche d'un boss est parfois tordant) ainsi qu'au fait que les boss font preuve d'une imagination graphique assez folle (à l'instar de ce gros et vieux chat nous attaquant avec des boules de laine qu'il régurgite). Les développeurs se sont clairement fait plaisir dans un souci de surprendre le joueur à chaque instant (qui peut passer d'un château-fort à une soucoupe volante en passant par des grottes inquiétantes ou un abordage de navire par des ninjas).


Cette imagination est bien servie par un mélange plutôt réussi entre des graphismes rappelant les livres pour enfant et les résultats très sanglants (voire gore) de vos combat. L'ambiance graphique se rapproche donc un peu d'un Fat Princess ou d'un Fairytale Fights, et parcourir ce jeu est vraiment réjouissant puisque les développeurs ont laissé parler leur créativité sans jamais se censurer (mais tout en gardant une certaine cohérence). Alors il est vrai que l'humour est très bas de plafond, mais c'est finalement ce qui fait le charme de cette production qui propose une sorte de version sous acide de Golden Axe et de tous ces beat'em all des années 1980 et 1990. L'ambiance sonore est quant à elle vraiment au poil, avec des bruitages se prêtant parfaitement aux pitreries que l'on voit à l'écran (on retiendra notamment les différents cris et attaques des boss). Il faut aussi relever l'excellente musique de cette modeste production, qui met vraiment bien dans l'ambiance (elle réussit même à rendre épique les situations invraisemblables du jeu) et dont certains thèmes restant bien gravés dans la tête après une partie.


Si le gameplay du jeu est assez limité, il est volontairement simple d'une part à cause de sa filiation avec les jeux flash, et d'autre part dans un souci de plaisir immédiat. Le héros est préalablement choisi selon sa couleur et son pouvoir (le chevalier bleu utilise un pouvoir de glace, etc.) et il est dirigé dans des environnements 2D sur plusieurs plans (comme les beat'em all de la grande époque). Ici, il y a juste quelques boutons de bases pour se défendre : un coup simple, un plus fort, son pouvoir, se protéger ou utiliser des objets. Ces derniers, à part vous guérir, permettent d'avoir des bonus passager (comme se transformer en géant avec une force herculéenne). Rien de bien original, mais cela fonctionne à merveille, transformant les combats en de joyeuses empoignades (bien qu'un peu trop bordéliques par moment). La jouabilité est donc très basique, et l'attrait du jeu est clairement situé du côté de son univers et du côté défouloir qu'il procure. The Behemot a ainsi cherché à ne pas rendre répétitif l'ambiance de son jeu, et ce même si cela s'est fait au détriment du gameplay, ce que les joueurs les plus exigeants pourront regretter.

Mais le vrai plaisir du jeu reste le mode coop (en ligne ou en local), où l'on peut partager ce jeu dans des parties dantesques. Cela est d'autant plus vrai que l'aventure peut se faire jusqu'à quatre, accentuant encore plus le joyeux foutoir qu'est Castle Crashers. La durée de vie est par ailleurs plutôt correcte pour un jeu à treize euros (sur le PSN) puisque, selon le nombre de joueurs, il vous faudra entre trois et cinq heures pour en venir à bout. Mais la rejouabilité existe, grâce à une progression par niveau, des personnages, des armes ou encore des animaix à débloquer. Il faut de plus ajouter à cela un mode de jeu aussi surprenant que réussi : du volley-médiéval où nos héros et ennemis s'affrontent ; cela donne des parties loufoques vraiment drôles, où violence et smashs s'enchainent sans interruption.

 

75

Castle Crashers est donc une petite pépite du jeu indépendant qui n'attend que d'être téléchargé sur nos consoles HD. Le tout grâce à un univers et une ambiance ne se prenant jamais au sérieux et voulant surprendre le joueur constamment dans un gros n'importe quoi. L'humour un peu gras ne plaira pas forcément à tous mais The Behemot a eu le mérite de soigner techniquement son délire. Et même si le gameplay n'invente rien, on s'amuse beaucoup surtout à plusieurs avec une rejouabilité bien pensée.

Critique de publiée le 11 août 2012.

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