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Critique du Roman : Le prince écorché
Le prince écorché >

Critique du Roman : Le prince écorché

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 15 juillet 2012 à 0756

Un prince qui écorche les âmes et les corps…

« Les corbeaux ! Toujours les corbeaux. Ils se posèrent sur les pignons de l’église avant même que les blessés soient devenus des morts. Avant même que Ric ait fini de séparer les doigts des mains et les bagues des doigts…
La place publique coulait rouge. Du sang dans les caniveaux, du sang sur les dalles, du sang dans la fontaine. Les cadavres prenaient la pose en bons cadavres qu’ils étaient. »


Le prince écorché se présente sous un format traditionnel avec une couverture des plus classiques, rien ne trahit l’originalité de ce roman de fantasy dont le traitement surprend dès les paragraphes introductifs.

L’empire brisé est le premier volume d’une trilogie axée sur un héros plutôt jeune, treize ans au début du roman, ce qui laisse place à une certaine perplexité sur la crédibilité des tribulations rencontrées par Jorg Ancrath, un prince héritier qui a soif d’aventures et de violences gratuites.

Comme tous les adolescents de son âge, ce prince pas complètement déchu canalise difficilement ses pulsions et préfère les laisser exploser sans retenue. Cela colore chaque ligne ou passage de ce livre d’une couleur rouge sanguine. L’auteur, Mark Lawrence n’hésite pas à entourer le lecteur des exactions sanguinolentes de son principal personnage. On assiste régulièrement à des folies meurtrières se déroulant sur plusieurs pages successives, sans répit proposé pour digérer ces atrocités commises souvent pour des raisons fallacieuses. Mark Lawrence joue avec délectation de ce déferlement d’agressivité, et le héros en devient presque antipathique. On n’apprécie guère ce jeune homme tourmenté par la vie, déchiré par un drame terrible qui a marqué au fer rouge sa chair et son âme. Notre héros se perd dans une quête vengeresse inhumaine où tout se sacrifie en son nom, enfants, femmes, hommes de passage, la faune et la flore.

L’auteur balance en pleine face par une surenchère de turpitudes extrêmes toute son acrimonie envers les caricatures niaises de chevaliers aux nobles pensées et toujours prompts à secourir la veuve et l’orphelin. Jorg Ancrath et sa bande de vauriens patibulaires se vautrent dans le viol, la barbarie, le meurtre et n’ont que faire des dogmes sociétaux ou religieux. Jorg Ancrath les bafoue, les conspue, il crache ouvertement ses miasmes verbaux et son aversion envers toutes pudibonderies romanesques.

Ce tome distille un univers balayé par des références à notre monde, surtout philosophiques, et qui cassent les codes de la fantasy ordinaire. L’étonnement survient quand régulièrement cet adolescent atypique cite des philosophes de notre antiquité comme des grands hommes, Socrate ou Platon par exemple. On se demande dans quel monde se déroulent les évènements vécus par Jorg et sa meute sanguinaire. Est-ce un univers aussi inconnu que l’on pense ?

Par contre, au niveau de l’écriture, L’empire brisé se partage entre des moments de folle excitation où les pages se tournent avec délectation et impatience, et d’autres où l’esprit du lecteur s’envole vers quelques rêvasseries lointaines, en cause un manque de punch évident et des péripéties moins passionnantes. Heureusement, les cent dernières pages sont indubitablement les meilleures de ce roman qui en comptent presque quatre cents.

« J’ai grandi, mais si tant est que j’abrite un monstre, celui-ci m’a toujours appartenu. Il fut mon choix, ma responsabilité ; mon mal en quelque sorte.
Je suis ainsi fait, et si vous voulez des excuses, venez les chercher. »

La conclusion de

L'empire brisé est le premier tome d’une série, Le prince écorché, qui devrait comporter deux autres volumes. Mark Lawrence étale une violence sans retenue et un héros adolescent qui insulte volontairement tous les comportements chevaleresques connus dans les romans de fantasy. Il adore, adule l’acte outrancier, se complaît dans l’inhumanité dans ce qu’elle a de plus vil, si cela lui ouvre le chemin vers une vengeance pourtant légitime. C’est une fantasy qui casse les codes, qui prend des risques, et qui possède de solides atouts pour séduire l’amateur. Un prince écorché qui ne se brise pas au premier obstacle !

Que faut-il en retenir ?

  • Une violence différente.
  • Un héros différent.
  • Une histoire bien maîtrisée.

Que faut-il oublier ?

  • Quelques passages ennuyeux.

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