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Critique de la bande dessinée : Le pilote du diable #1 [2012], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 18 mai 2012 à 14h06

Dora l'exterminatrice

Nous sommes en 1946. Après le fiasco du débarquement allié en Normandie, la guerre s’éternise. Dans le ciel, les alliés doivent lutter en permanence contre une flotte ennemie en constante évolution. Ces machines de guerre avant-gardistes, l’état major allemand les nomme wunderwaffen (armes miracles) et espère qu’elles compenseront largement une terrible infériorité numérique, encore plus sensible depuis la capitulation de leurs alliés japonais. Ils misent particulièrement sur l’escadrille Dora, composée de Lippisch P13a, des jets supersoniques à aile delta, commandée par l’as Walter Murnau. Mais, à Londres, les alliés ne restent pas inactifs et leur service d’espionnage marche à plein régime. La guerre fait rage, autant sur les champs de bataille quand dans les laboratoires d’expérimentation…

Scénariste aussi prolixe que talentueux, Richard D. Nolane nous propose ici une uchronie guerrière qui, par son thème, n’apparait pas, au premier regard, très original. En effet, la littérature, la bande dessinée et le cinéma ne manquent pas d’histoires se déroulant durant une seconde guerre mondiale à rallonge. Ici, cependant, contrairement à bon nombre de ces récits qui mêlent élément historiques et steampunk, Richard D. Nolane s’est exclusivement basé sur des faits réels (en 1945, il ne manquait en effet aux nazis que du temps pour mettre en fonction les Lippisch 13a et les Horten Ho-229) pour construire son histoire, donnant à ce premier tome de Wunderwaffen un aspect très réaliste. 

Le scénariste nous invite à suivre plus particulièrement l’histoire du hauptman Walter Murnau, surnommé le pilote du diable, devenu un héros malgré lui. Un homme qui, comme bon nombre d’allemands, est partagé entre son sens du devoir et son rejet du nazisme. Des sentiments qui vont l’amener dans une situation très périlleuse (ah ! La fameuse punition du front de l’est !). Richard D. Nolane ne néglige pas pour autant de nous dresser un panorama général de la situation, avec un Hitler, défiguré et manchot (suite à un attentat raté), plus agressif que jamais, un Goebbels fidèle à sa légende, un état-major allié où règnent la méfiance et la jalousie. Un camp d’Auschwitz transformé en centre de recherche aéronautique. La plus grande part est cependant consacrée aux dogfights, ces scènes de combats aériens.

Là, bien aidé par le dessinateur Maza, Richard D. Nolane nous entraine dans un univers uchronique où chasseur avant-gardistes côtoient des forteresses volantes équipés de très performantes armes défensives. Excellemment lisibles, bénéficiant du trait très précis de Maza et d’un découpage très cinématographique (usage de cases allongées, au rendu cinémascope), ces séquences de combat évoquent à la fois Buck Danny et, bien sûr, Les Tigres volants, autre bande dessinée de Nolane dédiée à l’aviation (dessins de Félix Molinari). L’amateur d’histoire militaire appréciera l’attention mise dans les détails, comme pour ces magnifiques superforteresses B29. En fait, en ce qui concerne le dessin, seuls me gênent les visages, qui manquent souvent de caractère. Walter Murnau est, par exemple, assez fade.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Le pilote du diable #1 [2012]

Nicolas L.
75

Richard D. Nolane et Maza nous proposent là le premier opus d’une uchronie guerrière plus intéressante par ses séances de combat que pour son intrigue. Il serait cependant injuste de dire que le récit ne présente aucun intérêt (le scénario est même plutôt bien construit), seulement, l’intrigue s’efface ici un peu devant l’importance des dogfights, extrêmement bien rendus par les dessins de Maza, leur découpage cinématographique et une mise en couleur très vive. Les amateurs d’aviation militaires, eux, adoreront.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien construit
  • Une uchronie réaliste et guerrière
  • Un dessin très efficace
  • De superbes dogfights

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue peu enthousiasmante
  • Des personnages sans grand relief

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